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Montagne

Quand les stations de ski des Pyrénées se réinventent pour faire face à leur endettement

Publié le 12/01/2018 • Par Sylvie Brouillet • dans : Régions

Fotolia_49289839_M© philippe Devanne - Fotolia.com
philippe Devanne - Fotolia
Le station de Puyvalador, dans les Pyrénées-Orientales, n’a pas ouvert. Face à l’endettement, des capacités d’investissement réduites et un enneigement aléatoire, les petites stations pyrénéennes doivent trouver des solutions nouvelles. En 2015, la Cour des comptes évoquait une piste, la « mutualisation ». Une préconisation tentée par le département de la Haute-Garonne.

La neige est au rendez-vous du début de saison, mais la petite station de ski de Puyvalador, créée en 1982 par le secteur privé, n’en pas profité. Ses pistes sont restées fermées. La commune de 74 habitants (et 430 foyers fiscaux) des Pyrénées-Orientales a clôturé fin octobre 2017 sa régie des sports et des loisirs.

Vers la première station de ski coopérative ?

L’association « Sauvons Puyvalador » montée notamment par les hébergeurs et commerces, n’a pas convaincu la commune de lui confier la délégation d’exploitation. « Nous voulons créer la première station coopérative, sous forme de Scic. Nous proposions de nous engager sur le futur déficit et avions comme partenaire STEM, l’exploitant de Gavarnie et Hautacam. 60 emplois sont en jeu », soutient Vincent Daniel, administrateur délégué de l’association qui a réuni 439 contributeurs et 65 031 euros (au 11 janvier) via la plateforme de financement participatif Tudigo. Pour animer la station, elle organisera un festival « glisse » fin février, avec l’accord de la commune.

De son côté, le maire Daniel Marin recherche un opérateur privé. Il rappelle le passif de 400 000 euros de la régie communale, et celui de 1,2 million de la précédente régie autonome clôturée en 2011. Il mentionne aussi un rendez-vous délicat en 2019 : « la ‘grande visite’ du télésiège, qui suppose le démontage-remontage complet. Cela coûtera à la commune 250 000 à 300 000 euros, or nos moyens sont limités. Aujourd’hui, nous sommes dans la préparation d’un appel d’offres national pour la prochaine saison. Nous avons eu plusieurs contacts. J’ai bon espoir » résume l’édile.

L’alerte rouge de la Cour des comptes

La « sortie de piste » de Puyvalador n’est pas une première dans les Pyrénées-Orientales, où la station du Puigmal a fermé en 2013. Gérée par un syndicat intercommunal, elle croulait sous une avalanche de 9 millions d’euros de dettes. En février 2015, la Cour des comptes avait lancé une alerte rouge sur la situation des stations des Pyrénées, en soulignant les « déficits structurels », l’endettement élevé et un autofinancement net « très insuffisant ».

Selon les données de la Confédération pyrénéenne du tourisme, 23 millions d’euros sont investis cette saison 2017-2018 dans les 40 domaines skiables (43% dans les remontées mécaniques et 21% dans la neige de culture) du massif. C’était 30 millions en 2015-2016 et 31 en 2014-2015. En parallèle, le chiffre d’affaires des remontées mécaniques s’effrite à 103 millions en 2016-2017 (108 millions en 2014-2015) et la fréquentation stagne à 4,5 millions de journées skieurs, venus aux deux tiers d’Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

La situation très compliquée des petites stations

Les petites stations sont celles qui sont le plus à la peine. A Camurac, unique station de ski de l’Aude, le dernier investissement significatif date de 2011 et de l’extension pour 1,8 M€ de l’enneigement artificiel grâce au « Pôle touristique pyrénéen des Pyrénées Audoises » cofinancé par l’Europe, l’Etat, la région, le département et la communauté de communes. Depuis 2015 dans le giron de la communauté de communes des Pyrénées Audoises, la station de Camurac culmine à 10 000 journées skieurs (à 80 % audois), emploie trois permanents et onze saisonniers. Des projets de rénovation-modernisation des installations sont à l’étude.

Plus grandes, les 7 stations de ski alpin des Pyrénées-Orientales réunies sous la bannière commerciale Neiges Catalanes affichent 25 millions de chiffre d’affaires, mais seules deux stations représentent à elles seules les  trois quarts de l’activité (Font-Romeu, concédé à Altiservice et Les Angles, exploité par la régie autonome des sports et loisirs).

L’espoir de la création d’un Parlement de la Montagne

Selon le maire des Angles et président des Neiges Catalanes Michel Poudade, « nous avons un équilibre sur le fonctionnement et les emprunts, mais nous n’avons pas les moyens d’investir ». Il regrette « la fermeture de Puyvalador, qui rétrécit l’offre », et « l’absence de politique globale de massif » . Présenté en 2015 par les maires, un projet stratégique de « Grand Domaine » reliant les domaines de Font-Romeu Pyrénées 2000, des Angles et de Formiguères via 60 millions d’euros d’investissement, n’a pas abouti pour incompatibilité avec la charte du PNR.

Michel Poudade espère que la création du « Parlement de la Montagne » (initié par la région Occitanie, il rassemblera acteurs économiques, socioprofessionnels, élus et associations de montagne) permettra de nouveaux échanges avec le conseil départemental et la région Occitanie.

En Haute-Garonne, le département se pose en « chevalier blanc »

En 2015, la Cour des comptes estimait que « l’intercommunalité était un échelon insuffisant pour promouvoir l’activité des stations de ski et organiser la solidarité sur un territoire. Au-delà, les départements et régions ont un rôle à jouer dans la définition et l’exécution d’un plan stratégique. » En Haute-Garonne, le consensus semble trouvé pour une nouvelle gouvernance sous l’aile du conseil départemental qui fait du tourisme « une priorité » et veut « conserver les emplois in situ ».

Il planifie la création au premier semestre 2018 d’un syndicat mixte départemental pour regrouper les stations de Luchon-Superbagnères (exploité par la régie « Luchon Superbagnères Pyrénées-Vous » pour le syndicat intercommunal Sigas), Le Mourtis (régie intercommunale) et Bourg-d’Oueil (dépendant d’un Sivom et exploité par une association).

Une étude de 2017 montre l’intérêt d’une complémentarité entre ces stations fonctionnant de manière isolée, mais proches et aux dominantes différentes (sportive, familiale ou « nature »). Fin décembre, le département a déposé les statuts du syndicat mixte en préfecture et attend un retour pour janvier-février. La structure associerait le conseil départemental à 80 % avec la communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises (16 000 habitants).

Les fusions de stations, l’une des solutions sur la table

Avec le jeu des fusions, les trois stations de Superbagnères, Le Mourtis et Bourg d’Oueil se trouvent depuis janvier 2017 sur la même intercommunalité. Le département souhaite aller vite pour que le syndicat mixte puisse créer en septembre 2018 un EPIC pour prendre en charge la saison hivernale. Un programme de 23 à 25 millions d’euros de modernisation des équipements – dont 15 millions nécessaires pour remplacer la télécabine de Superbagnères – est envisagé. Le département compte demander des subventions à l’Europe, l’Etat et la région Occitanie, qui a manifesté son accord.
Pour la quatrième station de Haute-Garonne, Peyragudes, la situation est plus complexe avec un versant dans les Hautes-Pyrénées. Selon le département de Haute-Garonne, une « entente orale » existe pour que le futur syndicat mixte départemental crée une société publique locale (SPL) avec la communauté de communes Aure Louron des Hautes-Pyrénées.

A l’horizon, des « stations quatre saisons »

Quels que soient les modes d’organisation, les stations misent pour l’avenir sur la diversification « quatre saisons ». « L’activité poumon, qui fait le pouvoir d’attraction des stations, c’est le ski, mais le tout ski, c’est fini » commente Michel Poudade. Aux Angles, un espace « Aqua Bien-Être », en cours de construction pour 5,5 millions d’euros, doit ouvrir en juillet 2018. Il a été subventionné à 60 % par la région Occitanie, l’Europe et le département.

De son côté, la station de Formiguères (régie municipale) qui a connu une chute de 20 % de fréquentation en 2016-2017, projette une demande d’unité touristique nouvelle (UTN) pour « réussir la transition de station de ski à station de montagne multi-activités ».

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Quand les stations de ski des Pyrénées se réinventent pour faire face à leur endettement

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Eric Adamkiewicz

20/01/2018 10h26

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La station des Karellis est en SCOP depuis sa création en 1975, et à la particularité de n’avoir que des lits touristiques (environ 2235 lits). Et c’est, de fait, la seule station en France qui arrive à faire 100% de remplissage pendant l’hiver… et qui n’a pas de lits froids.
La maîtrise des lits est l’enjeu majeur des stations aujourd’hui car il permet d’avoir le contrôle sur la fréquentation de séjournants. L’échec des ORIL dans la rénovation des appartements par les propriétaires devrait faire réfléchir le Parlement de la montagne d’Occitanie.
Les investissements devraient porter sur l’achat des lits existant et pas uniquement sur la modernisation des remontées mécaniques ou la réalisation de nouveaux programmes immobiliers…sauf si le Parlement de la Montagne veut faire les mêmes erreurs que ses voisins alpins.

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