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Sécurité routière

Baisse des limitations de vitesse à 80 km/h : « une mesure de bon sens politique »

Publié le 04/01/2018 • Par Auteur associé • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, Actualité Club Techni.Cités, France, Opinions

limitation vitesse panneau 80
caradisiac
A l'occasion d'un comité interministériel à la sécurité routière qui devrait se tenir le 9 janvier prochain, le Premier ministre, Edouard Philippe, pourrait annoncer un abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes à deux voies. La machine médiatique s'emballe, et des députés montent au créneau dans l'hémicycle pour s'y opposer. Pourtant, explique Fabrice Hamelin (Université de Paris-Est-Créteil), les faits sont têtus, et le nombre de tués sur les routes de France devrait rapidement glisser à moins de 3000 l'an après l'adoption d'une telle mesure.

Fabrice Hamelin

Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

Le 11 décembre dernier, le Premier Ministre Édouard Philippe annonçait dans un tweet qu’il était personnellement favorable à l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central. Depuis cette annonce surprise, les éditorialistes et les observateurs de l’action publique de sécurité routière, lorsqu’ils sont favorables à la mesure, mobilisent la thèse du courage politique pour expliquer son geste. Il y en a à défendre une mesure refusée par son prédécesseur pendant plusieurs années et fortement contestée par une partie des acteurs de la sécurité routière.

Pour autant, l’explication semble un peu paresseuse. Elle ne fait que reprendre le leitmotiv des acteurs associatifs, ceux qui sont favorables à la mesure, là encore, et n’ont cessé de dénoncer le manque de courage de Bernard Cazeneuve, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur et en charge du dossier. C’est surtout une explication faible et qui a pour défaut de ne pas rendre compte du travail politique engagé.

Pour cette mesure, attendue mi-janvier, le gouvernement peut s’appuyer sur le travail et la mobilisation des experts de la sécurité routière. Mais, loin d’être la conclusion d’une démarche experte, elle fait pleinement partie d’un travail de mobilisation politique. Au geste politique, on préférera donc une explication par le travail engagé, d’autant plus que le risque pris par le premier ministre apparaît finalement assez faible.

Une politique basée sur des données probantes

La politique de sécurité routière, bien qu’elle fasse l’objet de controverses, bénéficie aujourd’hui des travaux, à la fois solides et anciens, d’une expertise et d’une recherche en sécurité routière développée et internationale. Les effets dans ce domaine d’une telle mesure sont faciles à défendre. La moitié des accidents mortels ont lieu sur ces routes et, au-delà des chiffres, les théories mathématiques de Nilsson et Elvik, liant vitesse (moyenne) et accidents, dotent la mesure de fondements scientifiques. Son application pourrait ainsi épargner jusqu’à 400 vies chaque année. A cela s’ajoute l’adoption du 80 km/h pour ce type de voirie dans d’autres pays, y compris ceux qui servent traditionnellement de modèle à l’action publique de sécurité routière en France : les Pays-Bas, la Suisse, la Norvège. Enfin, depuis plusieurs années, des experts français se sont mobilisés pour défendre la mesure, allant jusqu’à la démission de deux d’entre eux du Conseil national de la Sécurité routière en 2015 pour dénoncer le refus de Bernard Cazeneuve de les entendre sur ce sujet. Le premier ministre Édouard Philippe bénéficie également de la démarche prudente engagée par le gouvernement précédent. Des expérimentations ont été menées entre 2015 et 2017. Les résultats n’ont certes pas été rendus publics mais la démarche a bel et bien été engagée. Et puis, à court terme, il n’y a guère d’autres alternatives pour obtenir de tels résultats. Si on ne souhaite pas parler de pilotage technocratique de l’action publique, on peut au moins évoquer le souci de fonder l’action publique sur des données « probantes » et objectives, qui échapperaient ainsi aux pressions de court terme comme aux présupposés idéologiques. Bref, toutes ces données rendent la décision du premier ministre légitime et fondée rationnellement. Elle a peu à voir, en définitive, avec un geste politique iconoclaste. D’autant plus qu’en mobilisant les résultats des travaux scientifiques, le chef du gouvernement s’assure le soutien des associations de victimes et notamment de la très médiatique Ligue contre la violence routière.

Un acte politique fort

Le geste politique témoigne ainsi d’un calcul politique raisonnable et mesuré. L’annonce s’inscrit dans un travail politique qu’il convient de ne pas perdre de vue si on souhaite la comprendre. La proposition, portée par le premier ministre, anticipe un Comité interministériel de sécurité routière (CISR) prévu mi-janvier et dont elle serait la mesure phare. Ce geste exprime le besoin de reprendre en main cette politique au niveau central et de relancer une politique au point mort depuis plusieurs années. Cela semble d’autant plus nécessaire que, depuis 2002, les Français attribuent l’échec comme la réussite de cette politique au gouvernement. Il s’agit aussi de réaffirmer le caractère interministériel de la politique de sécurité routière et que celle-ci se pilote à Matignon. Si le premier ministre se place lui-même en première ligne, laissant le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et le Délégué interministériel en retrait, il le fait suite à l’engagement politique du Président Macron, devant les préfets, de doter la France d’un nouveau plan pour la sécurité routière. Cela est fait à travers une mesure forte, immédiatement visible et mobilisatrice, et dans le respect du cadre institutionnel. La reprise en main politique au plus haut niveau de l’État s’inscrit également dans un contexte bien particulier. Le précédent quinquennat s’est achevé sur trois années consécutives d’augmentation du nombre des tués sur les routes. A cette tendance de moyen terme, en rupture avec la dynamique de baisse entamée en 2002, s’ajoutent les mauvais chiffres du mois de novembre et, au moment de l’annonce, l’approche des fêtes de fin d’année. De plus, 400 vies sauvées permettraient de descendre au-dessous des 3 000 tués sur les routes en France. Ce chiffre est loin des 2 000 tués envisagés, par Manuel Valls, pour 2020. Il n’en demeure pas moins symboliquement fort.

Édouard Philippe peut aussi s’engager personnellement, du fait du contre-exemple offert par la gestion calamiteuse du dossier sécurité routière par ses prédécesseurs. La dégradation des chiffres de la sécurité routière n’en est pas le seul témoignage. Bernard Cazeneuve, le successeur de Manuel Valls, place Beauvau puis à Matignon, s’est aussi vu reproché sa passivité et son manque de courage sur ce dossier. De plus, l’action de Manuel Valls et Bernard Cazezneuve s’est traduite par une accumulation de plusieurs dizaines de mesures illisibles et/ou non appliquées. Pour Édouard Philippe sont donc réunis des éléments conjoncturels particulièrement propices et qui rappellent ceux trouvés par Jacques Chirac en 2002, lorsqu’il a fait de la sécurité routière un des grands chantiers de son quinquennat. L’engagement fort et chiffré du gouvernement Jospin, via le ministre des Transports de l’époque, s’était soldé par une absence de résultats significatifs. La surprise ne vient donc pas tant de l’annonce faite que du « timing » choisi ? Pourquoi cette annonce un mois avant la réunion prévue du CISR ?

Un risque politique relativement faible

On peut imaginer un premier ministre « très, très motivé » pour reprendre les termes du journaliste Dominique Seux, alors que Bernard Cazeneuve l’était sans doute moins du fait de la supposée absence d’« acceptabilité sociale » de la mesure. Or « l’acceptabilité sociale » n’est rien d’autre qu’une mesure de l’opinion publique à un moment donné via cet outil particulièrement frustre qu’est le sondage d’opinion. Dit autrement, « la majorité silencieuse n’en veut pas », pour paraphraser la député Barbara Bessot Gallot. En fait, il n’existe pas de preuve qu’elle n’en veut pas. Les sondages d’opinion qui attesteraient de l’opposition des Français à la mesure n’ont pas été publiés ! Si on imagine bien que le gouvernement a un idée plus précise de l’état de l’opinion publique, le choix du premier ministre suggère que les rapports de force sont bien plus équilibrés que ne le prétendent les acteurs de la société civile qui s’opposent à la mesure. Mais l’essentiel est ailleurs. L’annonce du premier ministre fait suite à des rumeurs et des « fuites » (voulues ou pas ?) dans la presse, début décembre. Une réaction gouvernementale n’est alors pas surprenante. Mais en se prononçant, à titre personnel, plusieurs semaines avant le CISR, le premier ministre « paie pour voir », en quelque sorte ! Il laisse aux acteurs intéressés le temps de se mobiliser. L’annonce donne au gouvernement la possibilité de jauger non pas tant les rapports de force que les capacités de mobilisations des acteurs. Le suivi des actions engagées en décembre par les principaux opposants (FFMC, 40 millions d’automobilistes et Ligue de défense des conducteurs) et les principaux soutiens de la mesure, c’est-à-dire la LCVR, suggèrent que le message est clairement passé. D’un côté, on mobilise des parlementaires et on lance des pétitions contre la baisse de la limitation de vitesse ; de l’autre, on publie des articles et on relaie les éditoriaux de la presse généralistes.

Les routes bidirectionnelles sont les plus dangereuses. Pixabay/Wikimedia, CC BY

Cela permet aussi aux argumentaires de se structurer tout comme au cadre de la réforme de se dessiner. Les parties prenantes invoquent la France rurale contre la France des métropoles urbaines. Elles dénoncent le jackpot contre l’opportunité de faire des économies et de favoriser l’écologie ; elles s’intéressent aux seules routes bidirectionnelles sans séparateur ou envisagent une réduction de vitesse touchant toutes les limitations (pourquoi pas 120 km/h sur autoroutes ?). Le débat est ainsi lancé et largement relayé par la presse. Enfin, cela permet à l’administration de roder et de diffuser son propre argumentaire. D’autres objectifs que la sécurité routière sont encore mobilisés avec pour cible la fabrique de l’opinion publique. C’est plus particulièrement le cas des arguments économiques et écologiques. D’un côté, on évoque le coût du changement des panneaux de signalisation et l’augmentation des flashs du contrôle sanction automatisé. De l’autre, on anticipe la baisse de la consommation d’essence et surtout une réponse au défi climatique : « Mort sur la route et climat même combat ». Le combat pour sauver le climat et celui pour sauver la vie des usagers de la route bénéficieront tous deux d’une réduction de la vitesse de circulation. Ces argumentaires rappellent ceux mobilisés pour faire accepter la généralisation des limitations de vitesse au tout début des années 1970 à des Français, dont on disait alors qu’ils n’en voulaient pas ! En octobre 1973, la guerre du Kippour a fait craindre une pénurie de pétrole. La vitesse a été limitée en décembre à 110 km/h sur les autoroutes et à 90 km/h sur les voies sans séparation des sens de circulation. Plus de 1700 vies ont été sauvées au cours du semestre suivant. Cet épisode a permis de poser une pierre essentielle dans la construction de la politique nationale de sécurité routière en France. Il témoigne aussi de la volonté de pilotage gouvernemental d’une action publique qui mobilise les Français. Fabrice Hamelin, Enseignant-Chercheur en science politique, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Baisse des limitations de vitesse à 80 km/h : « une mesure de bon sens politique »

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ssrw38

04/01/2018 01h52

Au rythme où nous allons, dans 20 ou 30 ans l’état de nos routes ayant encore empiré et toujours ‘par sécurité’ et pour moins de décès il faudra abaisser la vitesse maximale à 60 km/h voire 50. Bizarrement on parle de vitesse excessive mais du comportement de ceux qui en abusent car souvent ils cumulent alcool, substances incompatibles avec la conduite et cette fameuse vitesse. Et tant que l’on n’aura pas inventé le radar détecteur d’alcool ou de drogues ou de médicaments il sera toujours facile de faire de l’argent sur le dos de la soi disant sécurité routière à travers les contrôles automatiques de vitesse. Et c’est évidemment bien plus rentables que les contrôles directs par les forces de l’ordre de tous ces produits que je viens de citer.
Dommage pour la vraie sécurité routière et les conducteurs encore sérieux !

2B

05/01/2018 08h46

Je reste sans voix devant un tel article. Rouler à 80km/h est une idiotie sans nom car une grande partie des morts proviennent de l’alcool, des dépassements des 90km/h et de comportements dangereux (doubler sans visibilité, manque de vigilance pour les piétions, etc).

On oublie souvent de citer l’Angleterre dont la vitesse autorisée est supérieure à 90km/h et dont le nombre de morts est bien inférieur à la France. Faisons déjà respecté le 90km/h, abaissons la vitesse sur les portions vraiment dangereuses. Une expérimentation a eu lieu sur certains tronçon à 80km/h, bizarrement, personne ne dispose des conclusions…

De plus, il ne faut pas oublier que la technologie est responsable d’une grande partie de la diminution des accidents (ABS, EPS, système de freinage…). La prochaine révolution sur les voitures autonomes et l’aide à la conduite devrait encore baisser la mortalité.
Enfin, j’adore la leçon d’opposition entre la France des villes et des campagnes de la part d’un parisien…

G Fraisse

05/01/2018 01h35

Vivre cloitré sous un couvre-feu sauverait des vies!!! STOP à la déresponsabilisation des élus et des citoyens. Avec 250 000km par an, et un seul accrochage sur une route inondée de grêle, je roule pour faire tourner des chantiers de bâtiment sur 3 départements, le matin à l’Est d’une Région, l’aprés-midi à l’ouest; je vois mes temps de trajet s’allonger depuis la disparition des DDE et la bêtise électoraliste , les stops pour laisser passer l’adjoint au maire depuis sa ruelle sur une ancienne nationale, les dos d’âne, les zones 30 sur des axes majeurs, les radars mobiles… bientôt je ne pourrais visiter qu’un chantier par jour… en examinant les preuves de la sécurité routière on s’apercoit que la courbe de la baisse des accidents est attribué faussement seulement à la limitation, or si l’on superpose les chiffres de la mise en fonction de l’ABS, des coussins gonflables, des nouveaux modèles de véhicules et des réparations de chaussée plus adhérentes , ce serait attribuer à une seule cause les effets; on est donc dans un mensonge éhonté….

Restons polis

05/01/2018 04h41

Le texte présenté n’engage « normalement » que celui qui l’a rédigé et parfois également celui qui le publie.
On peut donc penser que la gazette partage le point de vue du rédacteur… qui, à mes yeux, n’est qu’une suite d’errements et d’erreurs!

Avant de donner mon point de vue, j’ai pour habitude de recherché des informations pour mesurer le bien-fondé des informations de votre magasine.

Tout ce que je viens de lire sur ce sujet va dans le sens de la remise en cause des études de Nilsson et Elvik qui sont le support à cette analyse. D’abord les études sont assez anciennes et sont basées sur des postulats qui n’ont jamais été démontrés. Il n’existe donc aucune étude sérieuse sur la relation entre le nombre de morts et la vitesse sur les routes. mais tout le monde est d’accord pour affirmer que la vitesse est un facteur aggravant.

La lecture de la sinistralité des accidents de la route présentés par la sécurité routière est intéressante. Récemment un hebdomadaire aquitain reprenait les propos du responsable de la sécurité routière de ce territoire. Bien entendu cette personne a défendu les propos de ses responsables mais dans des termes qui sont loin de montrer qu’il est bien convaincu.
Un représentant des forces de l’ordre a, quant à lui, reconnu indirectement que les causes (sur son territoire) sont l’alcool, les drogues et les personnes âgées très présentes sur ce territoire.
Il dit très clairement que les mesures mises en place: présence des forces de l’ordre la nuit à la sortie des boîtes de nuit et les efforts faits par la préfecture auprès des personnes âgées ont porté leurs fruits avec une diminution notable du nombre de décès.
Sur la même période et sur ce territoire, on constate que le nombre d’accidents a augmenté et le nombre de tués diminué. Si la question de la vitesse était aussi importantes nous ne pourrions pas avoir une telle relation.
Enfin, les contrôles routiers effectués le 31 décembre 2017 montrent que le nombre d’infractions est loin d’être négligeable… Il n’y a donc pas de réduction moyenne de la vitesse.

Quant à la question des statistiques, il est intéressant de noter que les résultats de l’étude sur la réduction de la vitesse sur quelques axes n’est toujours pas publique! Ce n’est certainement pas un hasard.

Venons en enfin aux études statistiques. Sur ce point, je vous invite à lire l’article de M. Laurent Faibis sur Linkedin: « la grande histoire des falsifications statistiques ».
En introduction il reprend les propos de Mark Twain; « Il y a trois sortes de mensonges, les mensonges, les gros mensonges et les statistiques » puis démontre qu’il est « facile » de faire dire ce que l’on veut aux statistiques; quand on le souhaite!

Je reprendrai simplement les propos de deux commentaires:
– Churchill disait lui-même : « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées ».
– « la statistique est à une thèse ce que le réverbère est à un clochard : elle ne fait que la soutenir ! »

Il serait bon que nos élus, nos représentants prennent conscience de la limite des sciences pour qu’enfin des choix judicieux soient faits.

François

08/03/2018 08h29

Merci pour votre commentaire ! Un vrai plaisir et un enrichissement.

pov citoyen

07/01/2018 11h26

La mauvaise foi des opposants n’a pas de limite; à l’instauration des imitations de vitesse, c’était déjà les mêmes (arguments de leurs grands parents); comme pour le climat, le bon sens ne suffit pas (mais les mêmes lobbies sont toujours aux manettes); Trump pense comme cela, c’est vous dire.
C’est un peu comme pour Dieu, on veut des preuves ! (réponse: tu l’auras quand tu seras mort…).

jean

07/01/2018 08h42

bravo on va bientot retrouver de nouveaux emplois supprimés depuis longtemps : les gens qui courent devant les voitures en agitant des fanions rouges pour prévenir du passage de véhicule à moteur !!
ceux qui pondent ces textes ne doivent pas rouler beaucoup ou être des gens indépendants qui prennent le temps pour travailler sans se soucier des horaires
je fais 50000 km par an deux accidents : un intérimaire qui s’est trompé dans la maneuvre d’un engin de chantier et est venu avec son godet me frotter la caisse et l’autre un soir ou un chauffeur s’est endormi et a traversé la route pour venir m’encadrer de plein fouet : j ai eu de la chance je suis la
donc en 30ans et plus de 800000 km et sans être un conducteur modèle oui j ai vu des gens rouler trop vite qui me doublaient n’importe comment mais la ce qui interesse bien sur c est d’ouvrir le tiroir caisse du paiement des amendes
bien sur je ne suis pas en droit de dire que la vitesse n’est pas responsable de certains accidents mais que l’on analyse comme il faut enfin que les résultats annoncés soient justes et honnêtes
il me semble qu’a une époque mr Pescarolo avait été chargé de souligner toutes les incohérences dans les contraintes de circulation et noter les aberrations mais bien sur cela ne sera jamais pris en compte
enfin merci pour les 4 ans qu’il me reste a travailler il faudra faire encore plus attention à l’excès sur tout ce qu’il y a autour de nous sur la route (pepere à 70km/h radars banalisés chantier dont les limitations sont aberrantes ou qui s’éternisent alors que c’est déja règlementé mais pas beaucoup aplliqué )

ratonus

08/01/2018 10h47

Une étude scientifique montre qu’avec une vitesse de 1 km/h, il y a moins de morts sur les routes …
Par contre à 250 km/h c’est plus dangereux …
Pour être plus sérieux, la solution pour faire baisser le nombre de morts sur les routes est la présence de véhicules de contrôle dans le flot de circulation.
Ce n’est pas en restant planté au bord de la route que les forces de l’ordre peuvent constater les comportements dangereux. Il faut rouler, contrôler, avertir, sanctionner durement pour les fautes très graves.
Ne pas trop écouter les associations de défenses des victimes ni celles de défenses des automobilistes.
Il suffit d’être un conducteur « normal », raisonnable, pour se faire une idée des mesures à prendre.

ricosinger

09/01/2018 09h44

Je suis scandalisé par la bêtise humaine, par la bêtise de ces quelques associations ou « grosses commissions » financées par nos impôts !
Mais qui sont ces personnes qui peuvent défendre l’idée que baisser la limitations de vitesse va faire baisser le nombre de tués sur nos routes ?
Sortent-ils de leur tour d’ivoire de temps en temps pour voir le vrai problème avec objectivité et intelligence ?
Qui sont ces imbéciles qui préfèrent encore une fois pénaliser l’ensemble des conducteurs respectueux des règles à cause de quelques-uns qui ne respecteront jamais rien de toutes façons ? Ceux-là même qui ne respectent déjà pas les limitations, les règles, les lois…
Pourquoi ne pas défendre plutôt une présence accrue des forces de police sur les routes pour sanctionner les conducteurs imprudents, les conduites à risques, les chauffards sans permis ni assurance, pourquoi ne pas défendre la nécessité de renforcer les messages de prévention dans les médias, les lieux festifs, les écoles ?
Pourquoi ne pas dénoncer l’état exécrable du réseau routier, le manque d’investissement financier dans ce domaine depuis des années par les gouvernements successifs ?
Quelle idiotie ! Encore une fois, quelle mesure idiote !
Je suis vraiment mal dans ma France !…

Al

11/01/2018 10h29

L’argument massue de la baisse du nombre de morts est évidemment peu contestable. Ceci-dit, l’automobiliste va encore une fois avoir mal au porte-monnaie : le respect du 80 km/h ne sera pas si facile que ça sur certaines routes (on roule entre 2 vitesses, la 4ème et la 5ème), les flashs crépiteront davantage; le différentiel avec les autoroutes (de plus en plus chères) augmentent et rendront ces dernières un peu plus attractives. Vinci et consort vous remercient.

François

08/03/2018 08h59

L’objectif affiché est de faire baisser le nombre des tués sur la route. C’est une noble cause.
En fait c’est la répression qui est visée avec ses retombées juteuses.
Si on voulait faire baisser le nombre de morts accidentelles en France on se pencherait sur une des principales causes : les problèmes cardiaques.
Pour cela deux moyens :
1) Multiplier le nombre de défibrilateurs Avec les 190 millions que coûtent les radars par an on pourrait installer 158 000 défibrilateurs par an. C’est dire qu’il pourrait y en avoir à proximité de tous les Français.
2) Renforcer le nombre de citoyens formés aux premiers secours, en commençant par les jeunes des lycées et les étudiants. Nous avons un taux très bas de personnes formées.
Avec ces mesures nous pourrions sauver bien plus de 400 personnes sur les 30 000 victimes annuelles d’AVCen France.
Le problème c’est que si les radars coûtent 190 millions par an ils en rapportent dans les meilleures années trois fois plus.
La formation aux gestes de secours et les défibrilateurs ne rapportent rien en terme de recettes.
L’objectif premier du passage à 80 km/h est-il vraiment de sauver des vies ?
Si oui est-ce que chercher un remède aux victimes d’AVC ne devrait pas être prioritaire ?
Quant aux économies de carburant je ne sais pas si elles seront au redez-vous. A 78 km/h je suis obligé de passer en 4ème… Car bien évidemment j’ai testé la conduite sur route à 80 pour me faire une idée.

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