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Toxicomanie

Drogues : un rapport fait état d’usages variés selon les villes

Publié le 27/12/2017 • Par Julie Clair-Robelet • dans : A la Une prévention-sécurité, France, Veille documentaire prévention-sécurité

Trafic drogue cannabis deal
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L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies a publié le 19 décembre son rapport sur "les tendances récentes et nouvelles drogues". Il détaille les pratiques de consommation et d'offre dans huit villes : Bordeaux, Lille, Marseille, Metz, Paris, Rennes, Toulouse et Lyon.

En 2016, les trafiquants de drogue « ont redoublé d’efforts pour satisfaire les demandes des usagers en diversifiant les techniques de vente », constate l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Les résultats de son rapport TREND 2016 (Tendances récentes et nouvelles drogues) montrent des techniques de vente toujours plus innovantes : « cocaïne call centers », développement des « drive » pour récupérer les produits sans sortir de son véhicule, « SMS promotionnels », mais aussi « distributions de prospectus » et « livraisons de cannabis à vélo ».

Le rapport général s’accompagne cette année de huit analyses des situations locales, qui mettent notamment en avant une augmentation des phénomènes de violence en lien avec les trafics.

Bordeaux : une augmentation des « jeunes en errance »

A Bordeaux, l’Observatoire constate un nombre important de « groupes de jeunes en errance »,  âgés de moins de 20 ans. Ces adolescents « semblent basculer dans une précarité sociale durable et des consommations de substances continues ». Ils sont en outre davantage impliqués dans les trafics de drogue.

Un « durcissement de la violence liée aux trafics » est également mis en avant, avec « une systématisation de la présence d’armes » dans les petits trafics aussi bien que pour les activités de grosse délinquance.

Lille : la place centrale de la cocaïne

Lille demeure une « plaque-tournante des drogues » en raison de sa situation géographique.  La cocaïne y est de plus en plus disponible « du fait d’une offre qui s’adapte en fonction des milieux sociaux ». Elle est notamment consommée « dans les milieux festifs, lors des débuts de soirées, entre amis ».

L’OFDT pointe « un envahissement de l’espace public » par des phénomènes de deal dans la métropole lilloise qui engendre « des tensions et des situations de plus en plus inextricables ». Les habitants de certaines zones résidentielles « ont l’impression d’être d’abandonnés », tandis que « de plus en plus de commerces se voient dans l’obligation de fermer leurs portes ».

Lyon : une évolution du marché de l’héroïne

L’OFDT constate que « l’un des phénomènes les plus spécifiques à l’ex-région Rhône-Alpes concerne le marché de l’héroïne, largement dominé – à 90 % de l’offre selon certaines sources – par la filière albanaise traditionnellement active en Suisse ». Cette héroïne est « relativement bon marché (100 euros les 5 g) et facile d’accès ».

A Lyon, les revendeurs sont par ailleurs « extrêmement jeunes, voire mineurs ». La ville est en outre marquée par le développement de la circulation de fentanyloïdes, opiacés de synthèse extrêmement puissants. La région a fait l’objet d’une alerte sanitaire émise par l’ARS (Agence régionale de santé) concernant ces produits.

Marseille : un usage important de l’héroïne

En 2016, l’usage d’héroïne a été plus fréquent à Marseille que les autres années. Les dépendances aux médicaments morphiniques, acquis à la suite d’un traitement anti-douleur, « chez des personnes plutôt insérées socialement », deviennent également un motif important de recours à des soins spécialisés dans la cité phocéenne.

Le repérage de consommations de NPS (Nouveaux produits de synthèse) est par ailleurs en augmentation dans le milieu festif. L’OFDT pointe également une « diversification des modes de trafic et de l’offre de produits », avec notamment le développement d’un marché de livreurs à domicile de cannabis et cocaïne.

Metz : une consommation de cocaïne en hausse

La région messine est marquée par une tendance à une « augmentation des consommations de cocaïne dans l’espace urbain comme dans l’espace festif ». L’OFDT évoque ainsi une banalisation de cette substance, qui connaît une « forte progression sous sa forme fumée ».

La diffusion de la kétamine, anesthésique général auparavant consommé principalement en milieu festif électro alternatif, se généralise également.

Paris : une forte visibilité des usagers mineurs

A Paris, l’OFDT souligne une augmentation récente de la visibilité des usages de drogues dans l’espace public, due notamment à des groupes de mineurs. Il s’agit d’une part de mineurs non accompagnés en errance arrivés récemment en Europe et originaires d’Afrique du Nord et d’autre part de jeunes âgés de 17 à 20 ans qualifiés de « SDF de l’été », car ils possèdent un logement stable à Paris ou ailleurs.  « Ils vivent dans la rue au début de l’été, puis disparaissent à l’arrivée du froid pour retrouver leur confort de vie », décrit l’Observatoire, qui constate des conduites à risques chez ces jeunes.

La capitale se distingue également par un usage marqué de la codéine chez les adolescents. « Cette consommation est le produit d’un mélange de sirop codéiné (Euphon®), de Sprite et d’antihistaminiques auxquels sont ajoutés des bonbons, et se boit, souvent lentement, sur une durée de deux heures environ, en soirée ou en rue, avec des amis, mais aussi seul pour ses effets hypnotiques. » La vente de codéine a été réglementée en juillet 2017, ce qui aura certainement un impact sur les pratiques de ces adolescents.

Rennes : une large diffusion de la cocaïne

L’année 2016 est marquée à Rennes par « une visibilité plus importante des consommations de cocaïne due à sa diffusion auprès d’un public de plus en plus large ». Ce phénomène est favorisé par « une disponibilité croissante avec un deal de rue à Rennes ciblant la clientèle des bars ». L’OFDT constate par ailleurs que les mineurs non accompagnés sont « très impliqués dans le deal de rue dans le centre-ville ». Un mésusage des médicaments contenant de la codéine est également observé.

Rennes est en outre touché par « un durcissement de la violence entourant le trafic de stupéfiants » avec une présence d’armes de plus en plus systématique. Les dealers diversifient également leur offre pour « proposer une palette de produits la plus large possible afin d’élargir leur clientèle » et le phénomène de « drive » pour acheter de la drogue se confirme.

Toulouse : une évolution des importations de cocaïne

A Toulouse, les enquêtes de l’OFDT montrent « une recrudescence de discours d’usagers d’héroïne expérimentés faisant état de la ‘bonne qualité’ des produits en circulation ». Réservée jusque là à des cercles d’initiés, l’héroïne semble ainsi « doucement revenir au centre des discours d’usagers d’opiacés ».

Dans la ville, le phénomène le plus marquant de ces cinq dernières années est en outre l’émergence de l’importation directe de cocaïne d’Amérique du Sud et plus particulièrement de la Guyane, alors que la source dominante d’importation de la cocaïne était jusqu’alors l’Espagne.

L’usage des drogues en 2016

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies insiste, dans son rapport général, sur la présence très forte des drogues « classiques », tant dans les usages que dans les trafics. Ainsi, la cocaïne est de plus en plus recherchée par toutes sortes de publics : insérés, festifs ou au contraire très précaires. Ces usagers mettent en avant une « qualité » nouvelle qui contribue à donner une meilleure image et une nouvelle impulsion à ce produit, très disponible sur tous les sites.

L’héroïne jusqu’alors surtout présente au nord et à l’est du pays, à proximité des marchés néerlandais et belge, est désormais plus visible dans la partie sud du pays. De même, l’offre de cannabis ne cesse de croître et sa production se professionnalise.

L’Observatoire pointe également « l’engouement pour des comprimés d’ecstasy dont les producteurs et trafiquants soignent la forme et le design », attirant ainsi « une clientèle jeune mais aussi, parfois, des ex-usagers des années 1990, aujourd’hui quadragénaires, qui consomment à nouveau la substance ».

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