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Quand la ville se livre au privé

« Le terme privatisation ne montre que la partie émergée de l’iceberg » – Isabelle Baraud-Serfaty

Publié le 22/12/2017 • Par Nathalie Da Cruz • dans : Dossiers d'actualité, France

isabelle baraud-serfaty
P. Marais / La Gazette
Consultante en économie urbaine chez Ibicity, maître de conférences à Sciences-po, Isabelle Baraud-Serfaty souligne les recompositions qui s'opèrent dans les partenariats entre acteurs publics et privés, et qui obligent à repenser les modes d'encadrement.

Cet article fait partie du dossier

Aménagement urbain : Quand la ville se livre au privé

Peut-on parler d’un risque de « privatisation » des villes en France ?

Le terme de « privatisation » peut effectivement désigner une remontée des acteurs privés de l’aval vers l’amont des opérations : à travers des appels à projets comme « Réinventer Paris », les villes et aménageurs les convient à se positionner dès la conception des programmes. Mais le terme « privatisation » ne montre que la partie émergée de l’iceberg qu’est, plus largement, la mutation des modes de production de la ville. On relève de nouvelles lignes de partage entre les opérateurs privés et les villes, et, au sein même des opérateurs privés, l’émergence d’acteurs inédits que sont les plateformes. On ne travaille pas avec Veolia et Suez comme avec Amazon et Google. De plus, les formes de coproduction public-privé sont très variables selon les contextes territoriaux, les acteurs en présence et les caractéristiques précises des projets. Malgré les effets de mode (les « Réinventer », les macrolots, etc.), il faut se garder des « copier-coller » en matière d’urbanisme.

Comment les collectivités peuvent-elles « garder la main » ?

Il faut raisonner sur les différentes étapes de la chaîne de fabrique de la ville : qui conçoit quoi ? Qui gère quoi ? Pour qui ? Dans quel cadre ? Les transformations en cours, liées notamment à la révolution numérique et à la transition énergétique, changent les manières de faire ; la place et les besoins de l’habitant usager évoluent. L’enjeu de la gestion devient de plus en plus important à l’échelle du quartier, qui n’est aujourd’hui pas représentée institutionnellement. Le gestionnaire de quartier est une nouvelle figure qui pilote l’énergie et s’ouvre à de nouveaux services de proximité. Les aménageurs pourraient se positionner sur cette étape des projets. Sans cela, d’autres acteurs le feront à leur place. Le secteur public doit repenser la manière dont il agit, revoir le mode d’encadrement de l’activité des opérateurs privés.

Le constat est-il le même dans les grandes agglomérations et les villes moyennes et territoires ruraux ?

Effectivement, les territoires métropolitains sont plus attractifs pour beaucoup d’opérateurs privés. Pour autant, de nouvelles formes de mobilité et de commerces pénètrent les territoires moins denses, à vive allure. Mais ces sujets ne semblent pas prioritaires pour les associations d’élus. Accaparées par la réforme territoriale, les collectivités risquent de passer à côté de ces changements. Or il y a de vrais débats à mener, par exemple : à quel prix sera facturée la ville « intelligente » ?

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Commentaires

« Le terme privatisation ne montre que la partie émergée de l’iceberg » – Isabelle Baraud-Serfaty

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Henri Tanson

25/12/2017 07h52

Tout cela est bien inquiétant.
Au niveau national, on assiste à un retrait de l’Etat dans tous les domaines, dû à cette soi-disant nécessité de faire des économies. (En fait, ce n’est que la contrepartie des choix politiques faits au plus au niveau de l’Etat). Tout ce qui est « services publics », semble voué à disparaître plus ou moins rapidement. Et c’est le privé qui prend le relais, à peu près partout.
Les finances des collectivités sont de plus en plus maigres, les services publics de moins en moins étoffés et compétents : solution ? Le privé. Comme tout cela s’organise bien, non, puisque c’est le but (à peine non-avoué) de cette politique qui est menée… Le souci, c’est que le privé, le financier, n’a qu’un objectif essentiel : la rentabilité, le profit. Et jamais, comme priorité, l’intérêt des citoyens, l’égalité d’accès aux services, l’égalité des territoires…
L’avenir est sinistre, non ?

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