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Etudes

Dépense publique : la France est bien un cas à part

Publié le 31/12/2017 • Par Pascale Tessier • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

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P. Distel
Les fonctionnaires ne sont pas -si- mal payés, les administrations devraient être plus réactives et la dépense publique française est trop élevée… c’est ce qui ressort d’une étude de l’OCDE qui confirment certains soupçons mais tord aussi le cou à quelques idées reçues.

La France dépense beaucoup d’argent public comparativement aux autres pays développés : ces dépenses représentent 56,5 % de son PIB contre 40,9 % dans la moyenne des autres nations membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Selon l’organisme international la France est même le pays qui a “les dépenses publiques les plus élevées, en proportion de son économie”, constate El-Iza Mohamedou, du département de la gouvernance publique à l’OCDE.

Une évolution qui interpelle

Mais si ce constat doit forcément être apprécié selon le périmètre des dépenses prises en compte  ou pas dans chaque pays comme l’éducation, la santé ou les infrastructures, c’est surtout l’évolution de cette dépense qui interpelle.

Alors que la Hongrie, Israël ou Irlande ont corrigé la situation entre 2007 et 2016, la France l’a aggravée. Ses dépenses sont deux fois plus importantes que celles du Mexique et plus de 15 pts supérieures à la moyenne des pays de l’OCDE.

La cause est à chercher principalement parmi les dépenses sociales (43 % des dépenses, soit + 10 pts que la moyenne des pays) et de santé (14 % des dépenses, soit + 4 pts).

El Iza Mohamedou by La Gazette des communes on Scribd

Pas forcément trop de fonctionnaires

Selon l’étude de l’OCDE, l’emploi public est certes important mais inférieur aux pays nordiques. En ce qui concerne l’administration centrale, locale et de sécurité sociale, elle pointe en 7ème position sur 30, avec 21,4 % de l’emploi total, quand la moyenne s’établit à 18,1 %. Le meilleur élève est le Japon et la France se classe derrière Norvège, Danemark, Suède, Finlande, Estonie et Hongrie.

Surtout, le nombre de fonctionnaires par habitant place la France “dans la moyenne des pays de l’OCDE” (8,9 employés / hab contre 8,2). C‘est mieux que le Norvège (15,09) mais moins bien que le Japon (3,1). Si le nombre d’employés est resté stable en Allemagne entre 2007 et 2015, il a baissé significativement au Royaume-Uni. En France, “la stabilité est relative, après un tassement de 2007 à 2012 et une légère reprise depuis.”

À noter que la part de femmes cadres dans le gouvernement central a atteint 32 % en 2015, juste en-dessous de la moyenne de l’OCDE (33 %). Aucun pays n’a atteint la parité au sein de son parlement et quatre seulement l’ont réalisée au sein de leur gouvernement.

Une rémunération moyenne

La rémunération des fonctionnaires français, notamment les cadres supérieurs de l’administration, “est comparable à la moyenne de l’OCDE” et similaire à l’Allemagne, une fois ajustée au temps réel de travail. Les fonctionnaires spécialistes travaillant dans les ministères “sont au niveau des standards de l’OCDE”, poursuit Eli-Za Mohamedou.

Dans l’éducation et le milieu hospitalier en revanche, les rémunérations sont bien en deçà de la moyenne européenne.

Une administration appréciée

Les Français sont satisfaits de leurs administrations, à 80 % contre 77 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Leur accès est généralement bien garanti, avec quelques nuances : le poids des dépenses de santé dans le budget des ménages place la France en 3ème position sur 35 ; 11ème sur 32 au regard des dépenses liées à l’éducation ; à la 1ère place, en revanche, pour le taux de scolarisation des enfants de 4 ans ; et 7ème sur 28 pour l’accès aux mécanismes de règlement des litiges.

Mais une réactivité faible

Peuvent mieux faire, en revanche, en matière de réactivité, c’est ce que pensent les citoyens de leurs administrations : 2ème sur 11 pour le délai d’obtention d‘un rendez-vous avec un spécialiste ; mais pouvoir consulter un médecin le jour même ou le lendemain est un parcours du combattant qui place la France 8ème sur 11 ; fournir une aide aux devoirs dans les établissements scolaires la relègue 15ème sur 35 ; pour le délai de résolution des affaires administratives, elle n’est plus que 11ème sur 18 ; pire encore pour la mise en place de méthodes d’enseignement adaptées, où elle n’est pas loin du bonnet d’âne, 27ème sur 34.

Une fois ces constats dressés, il est important de ne pas considérer la situation figée mais pouvant plutôt être améliorée.

Cinq leviers d’efficience

Pour rendre l’action publique plus efficace, l’OCDE préconise cinq leviers :

  1. innover dans le secteur public
  2. s’ouvrir et co-produire avec la société civile
  3. axer la gestion des ressources humaines et financières sur la performance
  4. développer des centrales d’achat dans le cadre des marchés publics
  5. évaluer de manière systématique l’impact de l’action publique.

Et la motivation ?

Motiver les agents permet aussi de rendre l’action plus efficace dit fort à propos l’OCDE. La motivation produit une hausse de la qualité des services engendrant une plus grande confiance dans les services de l’État. Parallèlement, une hausse de la performance associée à une réduction de l’absentéisme permet de gagner en efficience.

Le salaire ne fait pas tout. Une étude menée au Canada, en Grande Bretagne, en Irlande et aux USA démontre que si la rémunération est un facteur de motivation des agents, d’autres leviers existent, tels que : l’accès à la formation, le fait de se sentir soutenu ou d’avoir le sentiment d’accomplir un travail reconnu.

En revanche, la confiance n’est plus ce qu’elle était dès que l’on aborde celle que les citoyens ont pour leurs institutions. En France comme ailleurs, elle s’est érodée. Pour l’OCDE, elle ne se rétablira qu’avec une modernisation de la vie publique, passant par une lutte contre les conflits d’intérêt…

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