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Aménagement économique

La France penche irrésistiblement vers le Grand Ouest et le Midi

Publié le 19/12/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Bordeaux 6
Bordeaux
Les régions Centre Val-de-Loire, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne/Franche-Comté subissent de plein fouet la désindustrialisation du pays. A contrario, le Midi profite à plein du boom de l'économie résidentielle, tandis que les métropoles de l’Ouest (Bordeaux, Nantes et Rennes) tirent vers leur haut leur environnement. Telles sont les premières conclusions d’un baromètre que réalise le Commissariat général à l’égalité des territoires en lien étroit avec les associations d’élus.

 

Le diagnostic est sans appel. Le centre et le quart Nord-Est de la France sont en proie aux plus grandes fragilités économiques et sociales, tandis que l’arc occidental et méridional bénéficie d’un fort dynamisme. Telle est la principale conclusion du document intitulé « Vers un baromètre au service de la cohésion des territoires » réalisé sous l’égide du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en lien étroit avec les associations d’élus locaux.

Touchées de plein fouet par la désindustrialisation du pays, les régions Centre Val-de-Loire, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne/Franche-Comté cumulent les handicaps : emploi en berne, solde migratoire en déficit, décrochage scolaire… Le taux de mortalité prématurée s’y révèle aussi particulièrement élevé. Il culmine à 2,4 pour 1 000 dans les Hauts de France et 2 pour 1000 en Bourgogne/Franche-Comté contre 1,6 en Ile-de-France et en Auvergne/Rhône-Alpes.

Grenoble, Nice et Rouen à la peine

Bilan : l’équilibre des territoires n’est pas assuré. La France penche irrésistiblement vers l’Ouest et le Sud. Le Midi profite à plein du boom de l’économie résidentielle. Le Grand Ouest est, lui, souvent passé entre les gouttes de la grande crise qui a éclaté en 2008. Les zones productives de Sablé-sur-Sarthe et Laval ont, par exemple, fort bien résisté. De manière générale, la dynamique des métropoles de Rennes, Nantes, Bordeaux, Marseille et Lyon bénéficie à leur environnement.

A contrario, les grands pôles urbains de Lille, Toulouse et Montpellier se développent dans un relatif isolement. De quoi battre en brèche la théorie du ruissellement chère aux tenants des grands pôles urbains.

Par ailleurs, les métropoles de Grenoble, Nice, Rouen et Strasbourg apparaissent, elles, en panne. Les territoires voisins font en effet preuve d’une plus fort dynamisme économique qu’elles.

Haro sur Christophe Guilluy !

Le pré-baromètre du CGET pointe l’essor des « couronnes périurbaines ».« Ce sont les zones les plus dynamiques en terme de population et d’emploi. Elles accueillent une population plutôt jeunes, de cadres », peut-on lire dans le document du commissariat.

« C’est une pierre dans le jardin de Christophe Guilluy et de son opposition binaire entre les métropoles et « la France périphérique », se réjouit Hugo Bévort, directeur des stratégies territoriales au CGET.
Dans les couronnes périurbaines, on est loin de son portrait d’une France qui décroche, souffrant d’insécurité sociale et culturelle. » Et cet ancien conseiller « Collectivités » de Manuel Valls à Matignon de rappeler le taux de pauvreté dans les villes centres : 19,5 %. Une proportion près de deux fois plus élevée que dans les couronnes des grands pôles urbains (8,8 %).

Du côté de la région-capitale, le tableau s’avère contrasté. L’Ile-de-France, qui pèse pour 19 % de la population, aspire 22 % des emplois et 31 % des richesses. Elle est la première région à obtenir de meilleurs résultats économiques qu’avant la crise.
Mais l’Ile-de-France présente aussi l’un des soldes migratoires les plus négatifs du pays et ce, depuis plus de deux décennies.
La faute principalement à une qualité de vie de plus en plus médiocre. C’est, là, un paradoxe majeur, relève le CGET : « Le premier marché de l’emploi, et le plus dynamique, est également le moins attractif. »

Vers une stratégie nationale de cohésion ?

Au-delà de ces premières conclusions, le commissariat général à l’égalité des territoires et les associations d’élus oeuvrent à la définition de critères communs. « Le pourcentage d’énergie renouvelable, qui dépend de la qualité d’ensoleillement, n’est pas forcément le meilleur indicateur de développement durable », illustre à titre d’exemple, le délégué général de  l’Assemblée  des communautés de France, Nicolas Portier.
«  On ne traite pas de la même manière une commune pauvre selon qu’elle se trouve dans une agglomération riche ou pauvre », complète Hugo Bévort, directeur des stratégies territoriales au CGET.

D’ores et déjà, le projet de baromètre regroupe 16 indicateurs autour de 6 questions-clés : la réduction des inégalités, le développement soutenable, la qualité de vie, la capacité de développement, le capital social et la coopération entre les territoires.

Le but de la manœuvre, pour Nicolas Portier, est limpide. Il s’agit « de rompre avec les plans thématiques où les ministres mènent leur politique dans leur coin » et « les appels à projet, comme le programme d’investissement d’avenir, par lesquels Bercy pratique une recentralisation massive ». Et le délégué général de l’ADCF de prôner « une stratégie nationale de cohésion des territoires ». Une démarche que le CGET se garde bien de contrecarrer.

Dans un premier temps, le commissariat général et les associations d’élus se retrouveront le 22 décembre pour une nouvelle réunion de travail. Un rapport sur la cohésion des territoires pourrait  être présenté lors de la prochaine CNT qui devrait se tenir au printemps prochain.

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