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Baromètre annuel du numérique

Les Français plébiscitent l’administration en ligne et la smart city

Publié le 04/12/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

absentéisme Kari Shea (Stocknap)
Kari Shea Stocknap
L'Arcep, l'agence du numérique et le conseil général de l'économie ont publié leur baromètre annuel sur la diffusion des outils numériques et l'évolution de leurs usages. Dans leur ensemble, les Français plébiscitent la numérisation des services publics. Ils font également confiance à la smart city pour leur simplifier la vie.

Réalisée par le Crédoc, le baromètre annuel du numérique aborde plusieurs thèmes qui touchent directement les collectivités comme l’administration en ligne et la smart city.

70% des citoyens effectuent des démarches administratives en ligne

A commencer par la e-administration. Alors qu’Emmanuel Macron a fixé pour objectif que toutes les démarches administratives puissent se faire en ligne d’ici 2022, l’étude estime que « deux français sur trois y sont désormais familiers ».

Un chiffre en nette augmentation (+5% en un an) qui s’explique par « la possibilité de réaliser de plus en plus de démarches administratives sur Internet et un équipement de plus en plus fréquent (smartphones, ordinateurs et tablettes) ».

Credoc ,1

Concrètement, l’administration affiche les taux suivants de démarches dématérialisées : 61% pour les APL, 69% des déclarations trimestrielles du RSA ou encore 100% des demandes de logements étudiants.

Un usage directement lié à l’âge et au niveau d’études

L’usage d’Internet pour des démarches administratives est fortement corrélé à l’âge. Ce sont ainsi les 25-39 ans qui y ont le plus recours avec 89%, loin devant les 40-59 ans (80%), les 60-69 ans (58%) et les 70 ans et plus (30%).

« On constate également un effet diplôme. Plus de huit diplômés du bac et de l’enseignement supérieur sur dix ont en effet effectué une démarche administrative sur Internet contre moins d’un tiers pour les non-diplômés », remarque le Crédoc.

Enfin, la participation est également liée à « la taille de l’unité urbaine des lieux de résidences ». 63% des habitants de communes rurales ont effectué des démarches administratives sur Internet contre 74% des Franciliens.

Credoc 2

La smart city séduit

Autre sujet sur lequel le Crédoc s’est penché au travers de cette enquête : la façon dont les Français perçoivent la smart city.

Alors qu’une enquête de l’observatoire des usages émergents de la ville montrait le rejet massif des citoyens pour la ville connectée, le baromètre annuel du numérique fait des observations bien différentes. Il estime que le principe de la smart city, « celui de communes censées apporter à leurs résidents des informations utiles à la vie quotidienne grâce aux nouvelles technologies » est perçue comme positivement par 80% des répondants.

Credoc 3

Seuls 20% des personnes interrogées pointent les possibles dérives, « à savoir les risques de surveillance » et le fait que la smart city bénéficie seulement aux plus privilégiés.

« Cet arbitrage est favorable dans tous les groupes de population, et ce peu importe leur niveau d’étude », poursuit l’étude. Une telle adhésion à la smart city s’explique par « la compétence propre qu’on s’attribue en la matière. Plus on se dit compétent pour utiliser les outils informatiques (ordinateur ou smartphone), plus on est ouvert et favorable au principe d’une ville intelligente et connectée.

L’administration numérique est jugée au même niveau que les services en ligne des entreprises

Le baromètre Digital Gouv’ enrichit également les enseignements de l’étude du Crédoc.  Sopra Steria en partenariat avec IPSOS, vient de publier sa troisième enquête sur la transformation numérique de l’Etat. Elle a été menée par Internet dans 4 pays (l’Allemagne, la France, la Norvège et le Royaume-Uni),

On y apprend que la majorité des citoyens estime que le développement des services numériques de l’Etat et de l’administration est bien avancé. La France arrive en deuxième position (66%), après la Norvège (75%), et avant le Royaume-Uni (64%). Le jugement est moins positif en Allemagne. Seuls 42% des Allemands pensent que la transformation numérique est avancée dans leur pays.

Contrairement à une idée reçue, les services public n’auraient pas à rougir de leurs services digitaux : ils sont jugés en avance ou au même niveau que les services des entreprises privées par 70% des Français, 66% des Britanniques et 60% des Norvégiens.

Autre enseignement de cette étude, la transformation numérique est une priorité à condition qu’elle simplifie la vie privée des citoyens. La e-administration est plébiscitée par 51% des Français pour limiter leurs déplacements mais aussi pour gagner du temps (47%).

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Commentaires

Les Français plébiscitent l’administration en ligne et la smart city

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Henri Tanson

05/12/2017 08h01

Quand on voit que des services publics prennent des noms américains, on peut s’attendre à ce qu’ils se privatisent rapidement.
C’est la tendance actuelle; ça correspond au dogme européen qui veut que ne survive, dans les services publics, que ce qui est régalien; et encore… Tout le reste sera, à terme, privatisé. Et surtout et en premier, ces secteurs économiques particulièrement rentables; ça donne envie à beaucoup…
Déjà, on comprend que les collectivités territoriales qui communiquent leurs « juteuses » « datas », n’ont pas les moyens de les exploiter elles-mêmes; et ce n’est qu’un début.

Une vingtaine de clics sur des routes, cette fois-ci… Non, je ne suis pas un robot !!!

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