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Politique de la ville

Les élus de banlieues réitèrent leur inquiétude, Jean-Louis Borloo entre en scène

Publié le 22/11/2017 • Par Julie Clair-Robelet • dans : France

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JCR
Devant une centaine d'acteurs locaux réunis le 22 novembre à Paris, les associations Bleu Blanc Zèbre et Ville & banlieue ont annoncé "l'Acte II des États généraux de la politique de la ville" en présence de Jean-Louis Borloo qui constate "un vrai problème de méthode et d'organisation" et se dit prêt "à donner un coup de main". Un nouveau sursaut des élus et des professionnels alors que le budget 2018 ne semble pas tenir toutes ses promesses et que les mesures annoncées par le président Macron devront être formalisées pour la fin février.

« Encourageant, mais peut mieux faire ». Tel est le bilan que tire le maire PCF de Grigny, Philippe Rio, après le discours du président de la République le 14 novembre à Tourcoing. « Le fait que le président de la République ait reçu des associations et des élus de banlieue est historique, car d’habitude cela se fait après des émeutes », constate-t-il.

Il estime que les propositions avancées lors des États généraux de la politique de la ville à Grigny le 16 octobre dernier ont été entendus, mais qu’il est désormais nécessaire de « continuer à pousser pour être entendus ».

Rejet des amendements dans le projet de loi de finances

Car si le élus ont entendu avec soulagement les propositions du président de la République après le coup de rabot de 11% dans l’enveloppe dédiée à la politique de la ville, ils attendent désormais des « preuves concrètes », qui tardent à venir. Ainsi, la plupart des amendements déposés sur le projet de loi de finances 2018 pour mettre en œuvre les mesures annoncées ont été rejetée. « Il manque environ 100 millions d’euros pour que l’on boucle les orientations qui semblaient avoir été arrêtées formellement », constate ainsi le président de Ville & Banlieue, Marc Vuillemot.

Pour François Pupponi (Nouvelle Gauche, Val-d’Oise), avec la loi de finances adoptée à l’Assemblée nationale en première lecture, « les villes de banlieue vont perdre de l’argent en 2018 ». « Le président de la République s’est engagé à nous donner les simulations de la Direction générales des collectivités locales, nous les attendons toujours », regrette-t-il. « Si on loupe le projet de loi de finances 2018, on va souffrir », annonce-t-il, demandant « en urgence une rencontre avec les ministres pour avoir les chiffres ». « Il faut qu’ils arrêtent de nous balader, nous devons voir les simulations pour voir comment ils respectent la parole du président de la République. »

« Les parlementaires ont mis à bas tous les amendements sur lequel le président de la République avait donné son aval », ajoute James Chéron, maire UDI de Montereau (Seine-et-Marne). Le député GDR de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, constate lui aussi que les élus « ont essuyé un échec dans la loi de finances » et compte maintenant sur la lecture du texte au Sénat « pour que le projet de loi de finances soit amélioré et reprenne une partie des propositions de l’appel de Grigny ».

Il invite également tous les élus à « continuer à faire entendre la voix des quartiers populaires pour que, dans tous les prochains projets de loi, et notamment la grande loi sur le logement annoncée pour février, la question de ces quartiers soit entendue ». Le maire PCF de Montreuil, Patrice Bessac, appelle lui aussi à « créer les conditions du rapport de force sur tous les sujets, qui concernent la politique de la ville et le droit commun ».

Structurer le mouvement sous l’égide de Jean-Louis Borloo

Tous appellent donc à poursuivre la mobilisation commencée à Grigny et annoncent de nouveaux États généraux le 8 décembre à Roubaix, puis en janvier à Mulhouse, afin de préparer notamment la prochaine rencontre prévue avec le président de la République dans le cadre du Conseil présidentiel de la politique de la ville « prévu le 27 février ». L’objectif est de « structurer les élus et les acteurs associatifs, sur le thème des ‘territoires gagnants », précise le président de Bleu Blanc Zèbre, Jean-Philippe Acensi.

Pour s’organiser, ces associations pourront compter sur l’aide de Jean-Louis Borloo auquel le président de la République a fait appel. « Je suis à votre disposition, mais c’est  à vous de piloter tout ça », précise ainsi l’ancien ministre de la Ville, qui regrette lui aussi le rejet de plusieurs amendements à l’Assemblée nationale et espère que « cela se répare au Sénat ».

« Je n’ai aucune intention d’y retourner, mais si je peux donner un coup de main aux collègues maires, pour aider à structurer le mouvement, je le ferai. Le président de la République a suggéré un plan. Il faut désormais dire qui fait quoi dans un pays aussi émietté en termes de responsabilités », précise Jean-Louis Borloo. « Il existe aujourd’hui 11 000 organismes qui gèrent 720 milliards d’euros, 36 000 collectivités, un État et des sujets émiettés qui concernent la santé, l’éducation, l’accès à la culture, la sécurité… sur des territoires qui sont forcément innovants parce qu’ils n’ont pas le choix », décrit-il.

Face à cette « page blanche » aujourd’hui ouverte selon lui, Jean-Louis Borloo demande aux maires « de prendre chacun une grande thématique et d’aller au fond des choses ». « Il y a plein d’idées reçues, il faut débusquer ce qui peut être efficace. Tout le monde sait bien qu’un pays unifié, où tout le monde a le même accès à la République, est un pays qui va mieux, qui est plus dynamique, plus heureux », décrit-il, précisant qu’il souhaite pour sa part effectuer sa mission « dans la discrétion et l’humilité, sans mandat ».

Budget 2018 : les inquiétudes des sénateurs

Lors d’un débat organisé le 21 novembre au Sénat sur le rapport d’information des sénatrices Valérie Létard (Union centriste, Nord) et Annie Guillemot (Socialiste et républicain, Rhône) sur l’évaluation de la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, adopté en juillet dernier, le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a tenté une nouvelle fois de déminer le terrain.

Plusieurs sénateurs ont cependant fait part de leurs inquiétudes face aux mesures fragilisants selon eux la politique de la ville. Annie Guillemot salue ainsi la mise en œuvre d’une enveloppe de 10 milliards d’euros pour le nouveau programme national de renouvellement urbain, mais s’interroge sur son effectivité. « La part de l’État se limite à 1 milliard. Les bailleurs sociaux peineront à participer, compte tenu des débats sur les APL ». Même interrogation pour le sénateur CRC de la Seine-Saint-Denis, Fabien Gay : « Quand cesserez-vous de nous promettre des milliards qui n’existent pas ? » Pour Marc-Philippe Daubresse (LR, Nord), « le scepticisme l’emporte sur la confiance ».

Franck Montaugé (PS, Gers) s’interroge pour sa part sur la volonté du président de la République « d’orienter la politique de la ville sur les quartiers en très grande difficulté » et s’inquiète pour les quartiers en zone rurale. « Le temps n’est-il pas venu de penser différemment les stratégies d’accueil et de peuplement, à partir d’une relation ‘métropole – territoires ruraux’ reconsidérée, qui donnerait un sens concret au principe d’égalité des territoires auquel nous sommes tous attachés ? » demande-t-il sans obtenir de réponse précise de la part du ministre.

La « nouvelle géographie prioritaire » est également au cœur des préoccupations, comme l’indique Sophie Taillé-Polian (PS, Val-de-Marne). « Certains quartiers ont été inclus dans les contrats de ville, mais pas tous. D’autres quartiers ont été identifiés dans ces contrats de ville, pour qu’ils ne deviennent pas de futurs quartiers prioritaires. Il semble que lesdits quartiers n’aient plus les moyens de droit commun, sans pouvoir accéder aux moyens de la politique de la ville », détaille-t-elle. « Il n’y a pas de volonté de cesser d’avoir un œil attentif sur ces quartiers ni de voir leur situation se dégrader, bien sûr », lui répond Jacques Mézard, sans réussir à la convaincre.

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