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Politiques culturelles

Les politiques culturelles en mode collaboratif, vues par le CESE

Publié le 17/11/2017 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

640 CCO via Pixabay people-2557396_640
CC0 via Pixabay
Dans un avis adopté le 15 novembre 2017 et intitulé « vers la démocratie culturelle », le Conseil économique, social et environnemental (CESE) formule 32 préconisations pour promouvoir une culture « avec tous ». Certaines propositions-phares ouvrent la voie à une co-construction élargie et au décloisonnement de la culture.

Partant du constant qu’il reste encore beaucoup à faire pour que les politiques culturelles soient effectivement inclusives, et que démocratisation et démocratie culturelles vont de pair, le Conseil économique, social et environnementale (CESE) propose une feuille de route constituée de 32 propositions.

Cet avis,  présenté par Marie-Claire Martel, représentante au CESE de la vie associative et des fondations, et par ailleurs présidente de la Coordination des fédérations et associations de culture (Cofac), arrive à un moment de transition de la culture. Ce secteur affronte des mutations de tous ordres : budgétaires, numériques, économiques, sociétales (évolutions des aspirations des publics, attention portée aux personnes éloignées de la culture…).

Certaines préconisations du CESE sont le rappel de grands objectifs, qui font le plus souvent l’objet d’un consensus, même si leur mise en œuvre relève encore du vœu pieux, comme la généralisation de la pratique artistique, ou la simplification des dossiers de subvention déposés par les artistes. En revanche, d’autres constituent des options plus nouvelles, dont certaines susciteront sans doute le débat.

Incitation financière pour les domaines sous-représentés

Dès sa première préconisation, le rapport évoque le principe d’une aide financière pour soutenir la diffusion des cultures et des pratiques artistiques insuffisamment représentées dans les équipements et les événements.

Une telle mesure, selon le CESE, favoriserait « la représentation de ces « esthétiques invisibilisées » dans un esprit de renforcement du dialogue entre les cultures notamment en les combinant aux manifestations culturelles habituelles (partie d’une exposition, représentation en avant-concert, levers de rideau etc). Ces dispositions pourraient concerner à la fois les cultures du monde mais aussi les disciplines peinant à se faire une place tels les spectacles mêlant plusieurs disciplines artistiques, ou la danse, le théâtre de marionnettes, le conte. »

Sent Pançard et ses "palhassos" au Carnaval Biarnés de Pau en 2016 ©Unuaiga CC BY SA 40 via Wikimedia

Sent Pançard et ses « palhassos » au Carnaval Biarnés de Pau en 2016 ©Unuaiga CC BY SA 40 via Wikimedia

Ratification de la Convention de Faro

La mise en œuvre d’un tel mécanisme incitatif serait précédée, d’un débat au parlement  relatif à la Convention de Faro sur la valeur du patrimoine culturel pour la société,  adoptée par le Conseil de l’Europe en 2005, mais que la France n’a toujours pas ratifié.

«Sans préjuger de l’issue de ce débat, souligne le CESE, il est important que le Parlement puisse se prononcer » sur des questions comme le rôle de la société civile organisée dans la mise en place d’une co-construction des politiques culturelles, que soulève cette convention.

En 2011, déjà, le retard de la France avait fait l’objet d’une question d’un député au gouvernement,  Serge Lagauche, qui s’étonnait que la France n’ait pas figuré parmi les pays moteurs.

Volet culturel dans les CPER

Pour lutter contre les inégalités entre les individus et entre les territoires, le CESE préconise qu’à l’avenir, le développement culturel soit intégré aux négociations entre Etat et régions. Il pourrait faire l’objet d’un volet dédié au sein des conventions ou contrats de plan Etat-régions (CPER).

Démarche participative à toutes les étapes

Ces dispositifs de contractualisation seraient précédées d’un diagnostic culturel « par filière et par territoire » portant sur l’existant et les besoins. Les directions régionales des affaires culturelles (Drac) et les régions en seraient les co-auteurs et y associeraient toutes les parties prenantes, population comprise, dans une logique de co-construction.

Fortes de ce diagnostic, les collectivités pourraient impliquer l’ensemble des parties prenantes aux politiques culturelles, depuis leur élaboration, jusqu’à leur évaluation et en passant par leur mise en œuvre. Une partie des crédits alloués à la culture ferait affectée à un budget participatif.

Cette même logique, doublée d’une attention particulière portée à la parité entre hommes et femmes, serait appliquée à la gouvernance des équipements, dont les instances intégreraient des représentants de la population, tous âges et toutes origines confondues. «Ainsi, ces acteurs devraient être associés  plus étroitement à la conception des programmations des établissements publics culturels et/ou à la programmation scientifique et culturelle des musées publics, plaide le CESE.

Elargissement du champ d’intervention du CGET

Sur le plan opérationnel, le CESE suggère une plus grande coordination entre le ministère de la Culture et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Le champ d’intervention de ce dernier serait élargi, de manière effective, au-delà des seuls territoires « politique de la ville » et concernerait l’ensemble des territoires « fragiles », notamment les ruraux. «  Actuellement, le CGET ne finance que des projets à destination des quartiers « politique de la ville », son budget annuel étant hérité de ce champ unique de compétence, alors même que son périmètre d’intervention est censé englober l’ensemble des territoires », pointe le rapport.

La compagnie Kaoukafela au Festival des arts de la rue et du cirque de Sceaux, en 2010 ©Myrabella CC BY 3.0 via wikimediacommons

La compagnie Kaoukafela au Festival des arts de la rue et du cirque de Sceaux, en 2010 ©Myrabella CC BY 3.0 via wikimediacommons

Une filière dédiée à la médiation culturelle

En outre, à plusieurs reprises, le CESE porte une attention particulière aux questions de formation. A commencer pour les professionnels de la culture, que le CESE souhaite voir formés spécifiquement aux modes de médiation en direction des publics handicapés. Ce « afin de faciliter l’adaptation des prestations à l’accompagnement » de ces publics.

Plus largement, ensuite, le CESE avance l’idée de la constitution d’une filière propre à la médiation culturelle. « De la formation initiale à la formation continue il convient de conforter le métier de médiateur, de consolider et de pouvoir faire évoluer leurs pratiques professionnelles », observe le CESE qui en détaille certains aspects.

« Les missions des médiateurs.trices des établissements publics doivent inclure systématiquement d’aller à la rencontre des personnes à l’extérieur de leur établissement, dans le cadre de partenariats divers, afin qu’elles puissent s’approprier les ressources culturelles et les transmettre à leur tour formant une médiation inscrite dans le temps long, en s’orientant vers des modèles plus actifs et inclusifs (basés notamment sur la pratique). »

Services quotidiens dans les lieux culturels

Pour casser ce que le CESE appelle « l’effet du seuil » (intimidation d’une personne face à un univers culturel auquel elle ne se sent pas appartenir et débouchant sur l’idée que « ce n’est  pas pour moi »), le CESE souhaite que les équipements culturels comportent « des fonctionnalités liées à la vie quotidienne ».

Il évoque, par exemple, la présence de services municipaux (crèches, services du logement…), locaux associatifs, salles de réunions publiques pour l’organisation de conférences et de débats – sciences humaines, vulgarisation scientifique, transmission de savoirs ou thèmes d’intérêt général ou liés à la vie quotidienne. (1)

Baisse des tarifs

La désacralisation passe aussi par l’accessibilité des tarifs. Le CESE va jusqu’à préconiser une baisse des prix d’entrée, arguant qu’au cours des dernières années ils ont augmenté dans certains secteurs, comme le théâtre public. « Le public, notamment occasionnel, demeure en effet très sensible au prix » note le CESE.

Toujours dans cette logique, le CESE souhaiterait que l’accès aux répétitions générales des spectacles soit gratuit, que le nombre de places de spectacles à 5 euros soit multiplié, et que des créneaux de gratuité soient intégrés aux horaires d’ouverture des musées publics.

Mode d’emploi du Pass culture

Le CESE consacre un long développement au projet de Pass culture, promis par Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle. Un tel dispositif  « pourrait permettre non pas de consommer de la culture mais d’en être acteur.rice : financer des activités culturelles des pratiques en amateur, des cours, des livres chez des libraires partenaires, des places de spectacle pour deux dans les établissements publics » énumère le CESE.

Et le CESE de poursuivre sa définition des contours du dispositif : la réalité de l’accès passera forcément par un travail de médiation. «  Celle-ci pourrait trouver place dans les lieux où les jeunes vont déjà naturellement (lycées, centres de formation des apprentis, université, associations) et être co-élaborée et co-évaluée avec des jeunes et des organisations de jeunes.

Sa mise en place générale devrait s’accompagner d’une succession de phases rapides « expérimentation-évaluation- ajustement » au moins sur trois territoires-tests (ville, périphérie et monde rural). »

Références

Notes

Note 01 Des pratiques qui ont commencé à voir le jour dans certaines médiathèques, notamment dans de petites communes. Retour au texte

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