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Ingenierie

L’inquiétude des syndicats pour l’avenir du Cerema

Publié le 16/11/2017 • Par Delphine Gerbeau • dans : A la une, Actualité Club Techni.Cités, France

ingenieur_construction
Pixabay / cc by Joffi
Après la démission du président du Cerema, Gaël Perdriau, en protestation contre les nouvelles coupes budgétaires annoncées en 2018, la fermeture de la direction territoriale d'Ile-de-France est envisagée par la direction, soit 180 agents concernés répartis sur quatre sites.

Depuis sa création en 2014, à partir du regroupement des huit centres d’études techniques de l’équipement (Cete), ainsi que du Certu, du Cetmef et du Setra, le Cerema a toujours connu des turbulences, notamment financières. Il comptait à l’origine 3300 agents, et n’en emploie plus aujourd’hui que 2800, sa subvention est tombée à 206,6 millions d’euros, contre 224,7 millions en 2014.

Soumis à une cure d’austérité renouvelée chaque année, l’établissement public arrive cette fois à l’os. Pour 2018, le projet de loi de finances prévoit une baisse de cinq millions du budget, et une nouvelle baisse d’effectifs de 105 postes par an de 2018 à 2022. Si bien que la direction de l’établissement a annoncé le 18 octobre le projet de fermeture de de la direction territoriale d’Ile-de-France d’ici 2020. Gael Perdriau, maire de Saint-Etienne et président du conseil d’administration de l’établissement, avait auparavant démissioné, refusant d’être le « fossoyeur du Cerema ».

Au cœur des enjeux, la vocation du Cerema, dont le projet stratégique adopté en 2015 prévoit qu’il doit intervenir pour le compte de l’Etat, majoritairement, mais aussi pour les collectivités locales, de façon croissante, via des prestations payantes.

Un organisme à deux chefs

La présidence du conseil d’administration de l’organisme attribuée à un représentant des élus locaux symbolise cette gouvernance hybride. Aujourd’hui, 85% du budget de l’établissement est financé par l’Etat, 15% par des fonds propres, c’est-à-dire provenant de prestations réalisées pour les collectivités locales, ou de partenariats de recherche notamment. Or, la part des collectivités locales n’augmente pas assez vite pour l’Etat. Les syndicats FEETS-FO, CGT, et CFDT-UNSA se sont réunis en intersyndicale pour protester contre ces restrictions budgétaires.

Pour Sylvain Guerrini, représentant FO au conseil d’administration de l’établissement, « il y a une contradiction dès l’origine entre entre la volonté affichée d’accroître l’activité avec les collectivités locales, et les moyens donnés pour la réaliser. L’Etat a plutôt freiné ce développement, en réduisant les effectifs ». Une analyse que partage Philippe Garcia, représentant de la CGT au conseil d’administration. « C’est une réalité, les collectivités ont beaucoup de mal à accéder à l’ingénierie publique du Cerema ».

Pour les syndicats, il n’est pas normal que les collectivités doivent payer pour accéder à la ressource du Cerema. « Puisque la gouvernances est partagée, il ne devrait pas y avoir de rapport marchand avec les collectivités », ajoute Philippe Garcia. Une hypothèse évidemment exclue par les ministères de tutelle. « Moins de Cerema, c’est moins d’ingénierie publique, et donc d’ici 10 à 15 ans de gros problèmes de dégradation des routes, des ponts et ouvrages d’art », met-il en garde.

Un ticket avec l’Agence de cohésion des territoires ?

Actuellement, pour faire face à la baisse imposée des effectifs, d’autres hypothèses sont à l’étude, comme la répartition sur l’ensemble des services des suppressions de postes, ou la fermeture d’autres directions territoriales, avec la colère des élus locaux à la clé…

Il a aussi été question cet été, à la faveur de l’annonce de la création d’une Agence nationale de cohésion des territoires, d’un éventuel rapprochement du Cerema avec d’autres organismes pour créer cette agence. « Si on décide de confier une partie des effectifs à cette agence, on va vers un démantèlement du Cerema. On pourrait aussi imaginer que l’Agence de cohésion des territoires soit un des commanditaires du Cerema, ce qui serait plus positif », résume Sylvain Guerrini, même si pour le moment tout le monde ignore quel sera le contenu de cette agence.

Alors que les syndicats tentent de mobiliser les parlementaires sur le sujet, une manifestation pourrait être organisée au Congrès des maires qui se déroule du 21 au 23 novembre. Un nouveau président pourrait être nommé pour le conseil d’administration du 1er décembre prochain, à condition de trouver un candidat.

« Le Cerema commençait à devenir plus visible pour les collectivités locales, maintenant il va nous falloir gérer la décroissance », se désespère Sylvain Guerrini.

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Commentaires

L’inquiétude des syndicats pour l’avenir du Cerema

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Henri Tanson

17/11/2017 08h30

Après de nombreuses coupes budgétaires, le CEREMA se retrouve à l’os ? Il faudra donc procéder à des amputations; jusqu’à ce qu’il disparaisse, « tranche de salami après tranche de salami »… C’est une technique; éprouvée, qui marche puisque personne ne veut comprendre.
Un organisme d’Etat ? Ça coûte de l’argent, il faut donc le supprimer. Et s’il faut confier ses missions à des organismes privés, pas de problème. A terme, il n’y aura plus rien de public, ni service, ni patrimoine… Quand la gestion des routes nationales sera confiée au privé (comme les autoroutes), tous les problèmes seront résolus… Etc.
Notre pays est devenu une entreprise qui se doit d’être rentable; et tout le reste n’est pas important.
L’évolution se fait à pas plus ou moins grands; la taille de ces pas est calculée pour que ça passe sans créer trop de remous. Et si personne ne veut voir et comprendre ce qui se passe, ça ira très vite…
Et bravo reCAPTCHA en délire…

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