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[100e congrès des maires] Mon maire, ce héros !

Le regard de l’écrivain sur le maire

Publié le 17/11/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : Dossiers d'actualité

100e congres_WEB_V2
La Gazette/Pascale Distel
Retraité de l’enseignement, Rosario Di Piazza, né en Sicile, vit aujourd’hui à Saint-Etienne. Il est notamment l’auteur d’une trilogie qui narre son destin d’immigré et de l’ouvrage « Un maire idéaliste ». Il apprécie la figure de l'élu local, « un personnage terriblement romanesque ».

Cet article fait partie du dossier

100e congrès des maires : mon maire, ce héros

Je me suis lancé dans l’écriture de mon roman « Un maire idéaliste » (aux éditions La Clé du chemin, 2014) lorsque j’étais conseiller municipal près de Roanne. C’était ma première expérience en politique. Je me suis alors rendu compte à quel point le mandat de maire est celui d’un vrai militant, au sens le plus noble du terme. Quand vous arrivez dans votre bureau et que vous dirigez une petite commune rurale, tout est à découvrir, à faire. Tout est nouveau. Et vous ne disposez souvent que d’un seul agent de mairie, voire zéro. Derrière les maires de petites communes se trouvent des hommes et des femmes profondément désintéressés.

Terriblement romanesque

Le maire découvre l’action politique locale en début de mandat, mais surtout, il se découvre lui-même. Bien rares sont ceux qui, le lendemain de leur élection, ont conscience des sacrifices intimes qu’ils devront faire pour être disponibles à tout moment. La nuit pour un accident de la route, pendant les vacances scolaires pour éviter la fermeture d’une classe de l’école du village, les jours de marché auprès des commerçants pour que la boulangerie ne ferme pas… Ce combat permanent fait de lui un personnage terriblement romanesque.

En général, les lecteurs aiment les romans d’initiation mettant en scène un héros qui va être confronté à de terribles embûches avant d’atteindre son but. Quel meilleur protagoniste pour illustrer cela qu’un maire qui, après être passé par de nombreuses épreuves, doit finalement permettre à sa commune de continuer à se développer ?

Conflits intérieurs

L’imaginaire français assimile souvent l’élu local à un gestionnaire chargé de dossiers très techniques, dont la seule matière sujette à littérature devrait être celle d’une chronique de ses relations avec les citoyens. D’ailleurs, c’est essentiellement dans la littérature du XIXsiècle que la figure du maire existe. Par exemple, dans « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, c’est un industriel qui utilise surtout sa position politique pour faire fructifier ses affaires.

Beaucoup d’auteurs contemporains restent prisonniers de cette image. Les écrivains qui s’attellent à l’écriture d’un best-seller sont rarement passés par le monde local. Ils n’ont pas compris que la fonction de maire n’est plus celle d’autrefois. C’est pour cela que les élus municipaux se font si discrets dans la littérature. En tant qu’écrivain qui connaît bien le monde des territoires, je souhaitais raconter ce dont j’ai été témoin et donner enfin un visage littéraire à un acteur bien connu de tous les Français. Quelle tristesse que le maire, pourtant présent au quotidien pour les habitants, soit si absent de nos bibliothèques ! Ecrire au sujet de l’histoire d’un maire offrait évidemment l’occasion de parler de l’exercice de son mandat, mais aussi de son métier, qu’il conserve toujours dans le monde rural, et de son intimité.

Dans « Un maire idéaliste », le jeune édile Vital Dulac est poussé par son mentor, le sénateur Maisonneuve, à viser de plus grandes responsabilités, comme une potentielle candidature aux législatives. Doit-il vraiment sacrifier sa vie personnelle et sentimentale sur l’autel de la politique ? Ce sont ces tensions – inhérentes à tous les métiers de pouvoir – qui sont posées quand on écrit à propos de l’élu municipal. Beaucoup d’édiles m’ont d’ailleurs félicité de mettre en scène les conflits intérieurs qui agitent tous les cœurs et toutes les têtes des maires pendant six ans.Je fourmille d’idées pour faire revenir ce personnage dans la littérature. L’élu local se prêterait parfaitement à l’écriture d’un roman policier qui se déroulerait en pleine campagne. Il mènerait l’enquête en s’appuyant sur sa connaissance du patrimoine et de la vie des habitants.

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