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[100e congrès] Mon maire, ce héros

Une journée dans la vie d’un maire de 2067

Publié le 20/11/2017 • Par Nicolas Barriquand • dans : Dossiers d'actualité, France

100e congres_WEB_V2
La Gazette/Pascale Distel
Où en est le projet d’autarciquartier ? Et la procédure de révocation citoyenne ? Jamais sans son dir’cab virtuel, le « mi-maire » Jules Mavil enchaîne réunions, visites et rendez-vous. Bienvenue en 2067.

Cet article fait partie du dossier

100e congrès des maires : mon maire, ce héros

7 h 00

L’écran du cleverphone s’illumine. Jiminy, le dir’cab virtuel, apparaît en mini-hologramme : « Bonjour Jules, nous sommes lundi 28 novembre 2067 et à votre agenda aujourd’hui… » Jules Mavil soulève une paupière et s’empare de l’appareil pour couper le sifflet à son e-collaborateur. Pas envie d’entendre le déroulé de la journée avant d’avoir avalé son café en pastille.

« Cette semaine, c’est la mienne », s’encourage le mi-maire en sortant du lit. Depuis 2032, le premier édile est double : une femme et un homme se relaient en alternance, tous les sept jours, à la tête de la commune.

8 h 30

Petit-déjeuner de travail au dernier étage de la mairie. Jules, flanqué de la directrice chargée de l’éco-urbanisme, Leïla Béton, accueille les promoteurs de la Canopée, une opération de reconstruction de 55 hectares. « Comme convenu, notre projet remplit les exigences d’un autarciquartier », entame un membre de la délégation. « Autarciquartier » ? La dénomination a supplanté les dépassés écoquartiers du début du siècle.

Dans la présentation en quatre dimensions défilent les atouts de la future Canopée : elle produira autant d’énergie qu’elle en consommera, son eau potable, mais également l’alimentation de ses 500 habitants grâce aux murs-potagers des immeubles, au troupeau coopératif de vaches laitières et aux toits-vergers auxquels elle doit son nom.

« Mais je ne vois aucune ruche sur vos plans, s’enquiert Leïla Béton. C’est pourtant une obligation pour toute nouvelle construction en zone urbaine depuis la loi n° 26 de transition de la société ! »

9 h 55

« Jules, vous avez dix minutes de retard », chuchote Jiminy, apparu cette fois sur la montre du mi-maire. « Je sais ! » s’agace l’élu qui dévale les escaliers jusqu’à la salle de réunion où l’attend le conseil de surveillance du big data. L’instance encadre l’exploitation des données produites par les citoyens. « Commençons par le dossier chaud », s’enhardit Jules Mavil en se tournant vers les représentants de l’industrie logicielle : « Pourquoi, diable, voulez-vous que la ville lève la confidentialité sur l’heure à laquelle se couchent mes administrés ? » « L’immense majorité des foyers sont équipés de lits connectés. Connaître avec finesse les habitudes de nos concitoyens nous permettrait d’adapter – pour leur confort ! – l’heure à laquelle nos applications les sollicitent pour visionner un film, reprendre la lecture de leur roman ou leur partie de jeu », plaide un professionnel.

Celui-ci semble ignorer qu’il s’adresse à l’un des signataires de « la convention internationale pour des données au service de l’homme et non l’inverse ». « Votre business se passera de cette finesse », cingle Jules Mavil.

11 h 10

« Combien de rendez-vous ? » interroge l’élu en appuyant sur son cleverphone. « Cinq ! » bondit l’hologramme Jiminy. Tous les lundis, le mi-maire tient permanence.

« Mme Michu, heureux de vous revoir, sourit Jules en ouvrant la porte de son bureau. Que puis-je pour vous ? » « C’est pour mon neveu, Marcel, M. le maire… » commence la septuagénaire. « Mi-maire. » « Depuis qu’il est revenu vivre ici, il ne trouve pas de poste. Et votre collègue, Mme Cythé, m’avait laissé entendre qu’aux espaces bleus, hé bien, il y aurait peut-être une place libre… » « Mme la mi-maire a sûrement voulu vous signifier que votre neveu pouvait passer le concours du service municipal d’entretien des cours d’eau », la coupe Jules, en la raccompagnant.

La porte fermée, l’élu enrage : « Cette Emma Cythé ! A l’approche des élections, les mauvaises habitudes reviennent… Mais on n’est plus dans les années 2010 ! »

14 h 20

« Visite du chantier de remise en herbe du cœur de ville », glisse Jiminy à l’oreille de Jules, depuis une branche des cyberlunettes. La mode de ces années 2060 est à la « débétonisation » des sols. Retrouver la terre enfouie pendant des décennies sous les pavés puis le bitume. Pendant longtemps, les élus avaient quelques réticences à cause de la boue les jours de pluie. Mais depuis que 98 % de la population se déplace en hoverboard à lévitation…

« L’opération est baptisée plan papillons, s’enthousiasme l’adjointe Clémentine Lafleur, car l’herbe fera revenir toute la biodiversité. » « Et le calendrier ? » questionne Jules Mavil. « Nous avons commencé de ce côté-ci par la placette Sarkozy, puis nous terminerons là-bas, dans deux mois, par l’impasse Hollande. »

14 h 45

« Ce n’est pas sans émotion que je lève mon verre à la retraite de Kader », conclut le mi-maire. Toute la hack – police municipale est réunie au pot de départ du commissaire Octet. Dans son discours, le mi-maire a rappelé comment, en vingt-cinq ans, le service était devenu indispensable à la sécurité du quotidien, du fonctionnement des cleverphones au contrôle de l’éclairage public. La dernière attaque de hackers malveillants remonte à cinq ans : elle avait déréglé la température de tous les frigos de la ville.

18 h 30

« Le conseil municipal est ouvert », déclare Jules Mavil.  Pour moitié, l’assemblée est composée de citoyens tirés au sort. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui présente la première délibération sur le budget du musée municipal. « M. Mavil, l’opposition compte en remettre une couche sur l’action en révocation », prévient discrètement Jiminy depuis la tablette du mi-maire.

Si un quart du corps électoral le réclame par pétition, les élus municipaux peuvent être démis de leur fonction à tout moment du mandat. « Ils sont encore loin d’avoir atteint le quorum, murmure Jules Mavil, confiant. Bon, et cette histoire de musée… »

20 h 55

Jules Mavil retrouve pour dîner le délégué parlementaire Achille Laloi. Au menu, la réforme territoriale en débat au Congrès. « L’instauration de la VIIRépublique a déjà passé à la trappe les conseillers départementaux, régionaux et intercommunaux… On est les prochains sur la liste ? » attaque le premier édile. « Rassure-toi, ce n’est pas dans les intentions du gouvernement, rétorque le délégué Laloi. Supprimer votre fonction mettrait le feu au pays. Tu as vu le dernier sondage ? Les mi-maires restent de loin les élus préférés des Français. »

« Certaines choses ne changent pas », sourit Jules Mavil.

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