Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Education

Lutte contre le décrochage scolaire : les régions prennent leur temps

Publié le 13/11/2017 • Par Michèle Foin • dans : France

jeunes sur un banc
-
Le Cnesco a organisé sa quatrième conférence de comparaisons internationales sur le décrochage scolaire le 9 et 10 novembre dernier. Un atelier consacré à l’articulation entre Etat et territoires a montré toute la complexité de la coordination que les régions doivent assumer depuis le 1er janvier 2015. Elle tarde pourtant à se concrétiser.

Avec 98 000 jeunes sortant du système scolaire sans diplôme en 2016, la France a certes fait des progrès depuis 2009. Mais la coordination du système de lutte contre le décrochage scolaire mise en place dans les territoires manque encore d’efficacité compte tenu des efforts déployés.

C’est du moins le bilan de l’atelier consacré à l’articulation de l’action publique entre Etat et territoires, qui s’est tenu dans le cadre de la conférence de comparaisons internationales sur le décrochage scolaire, organisée par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco). Un atelier qui brillait par l’absence de représentants des régions…

La multiplicité des acteurs

« Il n’existe pas de solution type pour les jeunes décrocheurs. La lutte contre le décrochage scolaire ne peut être que partenariale » a rappelé France de Langenhagen, responsable du pôle « lutte contre le décrochage » à la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).

De fait, de nombreux acteurs sont impliquées dans la lutte contre le décrochage scolaire : administrations de l’Etat, municipalités, services sociaux des départements, entreprises, missions locales, associations… En 2009, la France a fait de la lutte contre le décrochage scolaire une priorité nationale.

Le plan Agir pour la jeunesse, lancé sous Nicolas Sarkozy, a généralisé les plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD) afin de coordonner tous les acteurs locaux de la formation, de l’orientation et de l’insertion des jeunes. En 2013, des réseaux « formation, qualification, emploi » (Foquale) ont ainsi été créés pour coordonner l’ensemble des solutions proposées de l’Éducation nationale.

Des rôles et des responsabilités qui manquent de clarté

Cependant, un rapport de diagnostic sur la politique de lutte contre le décrochage scolaire estimait en 2014 qu’il ne se dégageait pas « une cohérence globale » de ces actions. Il dénonçait « des rôles et des responsabilités (…) pas identifiés de manière suffisamment explicite pour permettre de les considérer comme constitutifs d’une politique à la hauteur des enjeux ». Les auteurs plaçaient alors leurs espoirs dans les régions suite au nouveau cadre de responsabilités que venait de leur confier la loi du 5 mars 2014.

Depuis le 1er janvier 2015, elles doivent en effet mettre en œuvre et coordonner les actions de prise en charge des jeunes sortis sans diplôme de l’école, en lien avec les instances académiques. Dans le cadre du service public régional de l’orientation (SPRO), les régions sont responsables de l’animation des PSAD.

La loi de 2014 n’étant pas suffisamment précise, les régions ont signé à l’été 2015 un protocole Etat/régions, ensuite décliné en conventions sur les territoires. L’objectif était de formaliser concrètement une stratégie régionale de prise en charge des jeunes décrocheurs. Une vingtaine de ces conventions ont été signées en 2015.

Reprendre le dispositif de zéro

« Mais avec la fusion des régions en 2016, tout a été à reprendre », témoigne Sandrine Puppini, cheffe du service académique d’information et d’orientation (SAIO) de l’académie de Reims, concernée par la fusion des régions Lorraine, Champagne Ardenne et Alsace.

« La région Grand Est a dû installer ses vice-présidents, dont deux s’occupent du décrochage : le vice-président en charge de la jeunesse, et celui en charge de l’orientation et de la formation professionnelle. Une année a ensuite été nécessaire pour construire le Contrat de plan régional de développement des formations et d’orientation professionnelles (CPRDFOP). Nous sommes seulement en train de terminer la rédaction de la charte du service régional d’orientation », détaille cette spécialiste. Qui regrette que les douze zones d’action définie par la région ne correspondent pas exactement à sa zone administrative.

En effet, la fusion des trois régions a aussi eu pour conséquence d’éloigner les uns des autres les centres de décision. « Avant la fusion, je rencontrais facilement les vice-présidents et le président de la région à Reims. Aujourd’hui, les élus régionaux sont à Strasbourg, la préfecture est à Nancy…Il me faut faire 3 heures de transport pour aller aux réunions. Avec la décentralisation en marche, nous parvenons à une complexité finalement plus importante sur le territoire qu’au niveau national ! » admet-elle.

Un mode d’action « ni efficace ni soutenable » assène la rue Cambon

En janvier 2016, la Cour des comptes se penche à son tour sur la question du décrochage et conclut que « le cumul des dispositifs actuels et des initiatives engagées ne paraît ni efficace, ni soutenable pour les finances publiques ». Les Sages préconisent « une refonte de la politique de retour en formation et d’insertion des jeunes », afin de « faire converger l’action de l’État, des régions et des partenaires sociaux autour d’objectifs partagés, tant sur le plan du pilotage qu’au niveau opérationnel ».

Suite à ce nouveau coup de semonce, un groupe de travail se met en place en 2016, co-piloté par la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), la DGESCO et Régions de France. « L’objectif est de produire des outils communs de prise en charge du jeune en décrochage scolaire », précise France de Langenhagen.

La région Grand Est fait partie des territoires pilotes. « Nous avons laissé les acteurs de terrain se rencontrer et innover. Un diagnostic des outils de la PSAD a d’abord été effectué pour ne garder que les meilleurs. De nouveaux outils proposés seront ensuite testés et évalués, dans les domaines comme celui du suivi des décrocheurs et du partage d’information entre acteurs », témoigne Sandrine Puppini.

A terme, ces outils devraient être partagés sur un portail national des PSAD « pour éviter que chacun ne réinvente ce qui existe déjà », ajoute France de Langenhagen.

Une complexité qui paralyse

Le témoignage d’Hervé Demarcq, vice-président du réseau des écoles de la deuxième chance (E2C), et directeur de celle des Yvelines, montre la complexité de la coordination. « Il y a huit PSAD dans les Yvelines. J’ai trois établissements pour accueillir 400 jeunes et 25 salariés. Il m’est impossible de me coordonner avec toutes, à moins de ne faire que cela ! Je ne remets pas en cause l’utilité des PSAD. Le travail partenarial est certes indispensable, mais face à une telle complexité, on ne sait pas faire ! », déplore-t-il. Tout en admettant ne pas avoir eu connaissance de réunions de pilotage de PSAD sur son territoire.

Comme beaucoup d’autres régions, l’Ile-de-France s’y met seulement, et ne s’est engagée que très récemment dans la mise en place du service public régional d’orientation, qui ouvrira en janvier 2018. « La loi a tout de même été votée en 2014… » a fait remarquer une personne du public lors de l’atelier. Il serait effectivement temps que toutes les régions prennent en main ce pilotage, d’autant qu’elles entendent assumer toute la chaîne de l’orientation, y compris scolaire.

Thèmes abordés

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Lutte contre le décrochage scolaire : les régions prennent leur temps

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X