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Egalité territoriale

Un Français sur trois estime vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics

Publié le 10/11/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

Solitude, isolement, ville
Fotolia
Déménager pour trouver un nouveau travail quand on vit dans une zone sinistrée ou attendre des pouvoirs publics qu’ils redynamisent les territoires délaissés ? Face à cette question clef de l’égalité territoriale, une étude du Crédoc donne des pistes de réponse tout en soulignant l’urgence de la situation.

Commandé par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) a planché sur le regard des Français sur leur territoire. Si les politiques publiques visent souvent à encourager la mobilité géographique, les citoyens privilégient plutôt un renforcement de l’attractivité de leur commune à laquelle ils restent très attachés.

Les Français qui vivent loin des métropoles se sentent relégués

Premier enseignement de cette étude : trois Français sur dix partagent un sentiment de délaissement territorial. Ce phénomène est particulièrement fort dans les communes éloignées des grands centres urbains. 45% des Français vivant dans des communes isolées se sentent ainsi relégués, tout comme 44% des citoyens résidant dans de petites et moyennes aires urbaines.

Ce délaissement ressenti loin des métropoles donne du grain à moudre à la thèse controversée de Christophe Guiluy sur « la France périphérique ».

Sans surprise, ce sentiment de relégation ne s’explique pas seulement par la commune de résidence. Il est aussi lié à la situation sociale et économique des individus. « Les plus pauvres (36%), les non-diplômés (33%) et les chômeurs (39%) ont le plus souvent ce sentiment, y compris quand ils vivent dans les territoires les plus riches ou bénéficiant du dynamisme économique des grandes métropoles » souligne le Crédoc.

« Moins doté en capital culturel et économique, ils sont certainement moins outillés pour mobiliser les ressources de leurs territoires » complète le centre de recherche.

Surprise de cette étude : les habitants des quartiers prioritaires ne sont pas davantage concernés par ce sentiment. « Peut-être parce qu’ils ont conscience de vivre dans un territoire qui bénéficie d’une action renforcée de la part des pouvoirs publics » suppose l’enquête. Elle souligne également que « les quartiers prioritaires sont en outre souvent situés à proximité des grandes agglomérations ».

Plus facile de déménager quand on vit dans un territoire dynamique

Second enseignement : 50% des personnes interrogées envisagent un déménagement dans les cinq prochaines années. Concernant plus précisément la population française qui se sent victime de délaissement, « elle pense plus souvent qu’il serait plus facile de mener à bien ses projets de vie si elle vivait dans une autre ville , un autre département ou une autre région ».

Pourtant, cette population n’envisage une mobilité dans les prochaines années qu’à seulement 35%. Comment expliquer ces 15 points de différence entre Français bien intégrés dans l’espace français et celles et ceux qui se sentent relégués ? Ils « n’aspirent pas plus que les autres à une mobilité résidentielle alors qu’[ils] estiment pourtant pouvoir mieux s’accomplir sur un autre territoire » remarque le Crédoc.

Oui, les déménagements facilitent le retour à l’emploi mais…

Un tel phénomène s’explique d’abord parce que les populations qui se sentent délaissées « sont fortement attachés à leur commune, comme l’ensemble des Français » souligne l’enquête. Le Crédoc n’a d’ailleurs pas mesurer de différence suivant les différents lieux d’habitation.

Et surtout parce que « la capacité à se projeter dans un déménagement est fortement liée à la situation personnelle et à la confiance en l’avenir » détaille l’enquête. « Parmi les personnes estimant que leurs conditions de vie vont se détériorer, la part de celles qui souhaitent déménager est près de deux fois moindre par rapport aux optimistes » explique l’étude.

Et ce pour plusieurs raisons : une situation financière qui ne permet pas de faire face aux coûts d’un déménagement, l’impossibilité de s’appuyer sur un réseau relationnel dans le nouveau territoire et la difficulté à retrouver un emploi.

L’étude montre d’ailleurs que « si on observe davantage de retours à l’emploi chez les chômeurs qui ont changé de département, cela est surtout lié au fait que les plus mobiles sont ceux qui présentent le plus d’atouts pour réintégrer le marché du travail, notamment en terme de diplôme ».

Les citoyens privilégient le développement de leur territoire aux aides à la mobilité

A choisir, les citoyens se prononcent dans leur grande majorité en faveur du développement de leur territoire : 75% en moyenne et 77% pour les délaissés. Moins d’un quart des répondants privilégient les aides à la mobilité.

Les attentes en matière d’intervention des pouvoirs publics sont nombreuses. Favoriser la création de nouvelles entreprises, améliorer l’offre de transports et de services administratifs (Pôle emploi, CAF) arrivent ainsi en tête des domaines dans lesquels les pouvoirs publics sont attendus.

Cette étude permet d’éclairer d’un jour nouveau le débat sur la situation de l’emploi dans les zones sinistrées. Si l’approche individuelle de la mobilité des résidents dans des territoires délaissés a eu les faveurs de l’Etat ces dernières années, les résultats de l’étude poussent plutôt à renforcer l’attractivité des zones les moins favorisées.

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Commentaires

Un Français sur trois estime vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics

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Henri Tanson

13/11/2017 08h28

La vraie question est de comprendre pourquoi de plus en plus de territoires sont délaissés, abandonnés par les pouvoirs publics, sous-équipés en tout. Et de comprendre que la politique actuelle qui met en concurrence ces territoires les uns avec les autres, et en particulier les régions entre elles, ne va pas dans le sens d’une égalité des territoires. Et plus ça va aller, plus le déséquilibre va s’accentuer puisque la politique actuelle ne considère plus le territoire national comme une entité mais comme une agglomération d’espaces économiques hétéroclites, sans unité. La politique néolibérale de Macron, sa conception de la France comme une « startup », laisse attendre le pire dans l’abandon de certains territoires, de certaines populations… Il ne s’intéresse qu’à ceux qui réussissent…
Le phénomène de déséquilibre des territoires ne semble plus pouvoir s’inverser et ne va que s’accroître dans les années à venir. A la vitesse où ça va, à quoi va bien pouvoir ressembler la France dans dix ou vingt ans… Drôle de politique.

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