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Apprentissage

Apprentissage : les régions refusent de lâcher cette compétence

Publié le 09/11/2017 • Par Michèle Foin • dans : France, Toute l'actu RH

Apprentissage métier manuel
Phovoir
Face à la menace de voir le pilotage de l’apprentissage confié aux branches professionnelles, les régions se rebiffent et avancent une série de propositions pour renforcer la décentralisation. Un exercice qui manque néanmoins de concret pour convaincre tout à fait.

Les régions sont venues en force le 8 novembre 2017 pour se défendre à quelques mois des réformes annoncées de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Pas moins de douze présidents et vice-présidents de région ont ainsi fait le déplacement pour exposer leurs propositions au gouvernement.

Une menace sur le pilotage de l’apprentissage ?

« Nous avons là deux réformes qui touchent au cœur de notre identité et de nos compétences » a rappelé François Bonneau, président de la région Centre Val-de-Loire (PS), et président délégué de Régions de France. Si les régions sont fébriles, c’est que les velléités centralisatrices du président Macron n’ont pas échappé aux exécutifs régionaux, qui sentent une lourde menace sur le pilotage de l’apprentissage.

« Nous associerons dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur, les branches professionnelles dans la définition des programmes et dans l’organisation des formations. Les branches définiront également les métiers pour lesquels les formations par apprentissage devront être privilégiées », promettait pourtant le locataire de l’Elysée lors de la campagne présidentielle.

Des régions qui pourraient seulement conserver la formation des demandeurs d’emploi

Dans sa feuille de route pour la transformation de l’apprentissage et de la formation professionnelle dévoilée le 25 octobre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe a précisé les intentions de l’exécutif. Il a ainsi annoncé vouloir placer les entreprises « au cœur » du nouveau système.  De fait, les rumeurs vont bon train, laissant entendre que le gouvernement pourrait confier l’apprentissage aux branches, tandis que les régions conserveraient la formation des demandeurs d’emploi.

« Notre crainte, c’est qu’on nous pique ce qui marche pour nous laisser ce qui ne marche pas », s’est emportée Valérie Pécresse (LR), présidente de la région Ile-de-France. « Nous sommes demandeurs pour être les vrais stratèges territoriaux de la formation car nous pensons que cela sera mieux fait au plus près du terrain », ont martelé les uns après les autres les élus régionaux.

Gérer au plus près du terrain la formation

Depuis la loi Notre, les régions sont en effet à l’interface entre le développement économique et la formation professionnelle, et entendent préserver cette « chaîne continue » entre formation initiale professionnelle, accompagnement vers l’emploi et soutien aux entreprises. « Il nous paraît indispensable que la formation soit gérée auprès des bassins d’emploi, et en adéquation avec les besoins des entreprises », a martelé Valérie Pécresse dont la région affiche de bons résultats en matière d’apprentissage.

« Nous avons une augmentation de 8% d’apprentis en Ile-de-France cette année. Nous avons conclu des contrats de performance avec les CFA pour les inciter à remplir les places vacantes », a-t-elle détaillé. La région a également défini vingt-quatre bassins d’emploi pertinents pour identifier les métiers en tension et travaille à la territorialisation de la carte des formations, pour répondre aux besoins des entreprises. « Nous ne voulons pas casser cette dynamique. C’est un an et demi de travail de la région et de ses partenaires qui pourrait être réduit à néant si nous n’avions plus la main sur la carte des formations en apprentissage », a continué l’ancienne ministre.

Le plan B des régions

Face aux tentations jacobines du gouvernement, les régions proposent donc davantage de décentralisation sur toute la chaîne. Des propositions qui montrent une volonté de réformer le système, mais qui manquent cruellement de mode d’emploi.

Première proposition : la prise en charge de l’orientation scolaire. Les régions se disent prêtes à assumer « la responsabilité de la chaîne d’orientation », en intégrant « les missions d’orientation scolaire, d’information sur les métiers et sur les évolutions de l’emploi, dans les missions du service public régional d’orientation ». Mais elles ne disent pas comment elles comptent procéder, sachant qu’il n’est pas question non plus de placer le personnel des CIO sous le giron régional.

Redonner ses lettres de noblesse à l’apprentissage

Elles proposent également de renforcer l’information sur l’apprentissage. Cette mesure permettrait de mieux informer les collégiens sur l’offre de formation en apprentissage, au collège comme au lycée. « Le choix de l’apprentissage doit être une modalité de formation à part entière », a insisté François Bonneau.

Les régions suggèrent également de prendre en charge la totalité de l’offre de formation professionnelle initiale dans les voies professionnelles et technologiques, y compris les BTS et licences professionnelles, pour avoir une proposition globale à faire aux entreprises.

Enfin, en réponse aux entreprises qui se plaignent de la complexité du financement et des aides liées à l’apprentissage, l’échelon régional propose de centraliser cette partie financière pour que les entreprises n’aient plus qu’un seul interlocuteur.

 Le flou de ces propositions

Accusées régulièrement par le Medef et la CGPME de ne pas flécher la totalité des 51% de la taxe d’apprentissage qu’elles collectent vers l’apprentissage, les régions veulent prendre les devants, et proposent de jouer carte sur table dans le cadre du quadripartisme. En promouvant « une répartition transparente et juste des ressources ».

Là encore, rien n’est dévoilé sur la façon de procéder. « N’oublions pas les charges d’investissement que nous supportons aussi. Il se peut que certaines régions investissent moins une année sur l’apprentissage parce qu’elles ont beaucoup investi l’année précédente. Il faut regarder l’évolution sur quatre ou cinq années », s’est défendu Georgette Bréard (PS), vice-présidente en charge de la formation professionnelle à la région Bretagne.

Rapprocher les CFA des lycées professionnels

Pour les régions, cette mutualisation, qui rend l’outil de formation plus performant, est l’argument qui devrait dissuader le gouvernement de confier l’apprentissage aux branches. « En Ile-de-France, nous allons investir 1,6 milliards d’euros dans les lycées professionnels, avec des plateaux techniques rutilants. L’objectif est justement de les mutualiser avec les CFA afin qu’ils soient utilisés toute la journée. L’occasion aussi d’abattre le « mur de Berlin » qui existe entre l’Education nationale et le ministère du travail », a affirmé Valérie Pécresse (LR). Les régions proposent également de faciliter l’exercice conjoint en lycée et en alternance pour les enseignants et les formateurs.

« Le Gouvernement donne l’impression de passer à la trappe l’action de péréquation de la région, entre les métiers, les acteurs et au niveau territorial. Nous sommes des aménageurs du territoire à l’interface entre les besoins économiques et la population », a insisté la présidente du territoire francilien. « Vous croyez que les branches ont quelque chose à faire qu’un apprenti fasse deux heures de transport par jour pour se rendre à son CFA ? », a-t-elle insisté.

Au-delà des clivages politiques, les régions se revendiquent toutes comme des remparts contre la fracture territoriale, et c’est peut-être là leur argument le plus probant. Reste à savoir si le gouvernement y sera sensible.

Régions de France lui a transmis ses propositions et l’association, dans une vaste action de lobbying, reçoit actuellement tous les partenaires sociaux sur le sujet. Car si le Medef et la CGPME militent pour prendre la main sur l’apprentissage, les régions ont tout de même des alliés, au premier titre desquels, la Chambre des métiers et de l’artisanat.

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