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Conditions de travail

Baromètre « La Gazette » - MNT : « Alerte sur le bien-être au travail »

Publié le 27/10/2017 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, Dossiers club RH, France, Toute l'actu RH

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La sixième édition du baromètre « bien-être au travail » « La Gazette » - MNT établit que la qualité de vie au travail dans la territoriale continue à se dégrader. Un constat sous forme d’alerte, alors même que les agents clament toujours leur attachement au service public.

Fiers de travailler dans la fonction publique territoriale, les agents le sont incontestablement. Selon la sixième édition du baromètre « bien-être au travail » « La Gazette » – MNT, 77 % d’entre eux se disent satisfaits d’y travailler, 79 % exprimant même leur orgueil à exercer leur métier – un chiffre stable par rapport à 2016, mais en baisse de 3 points si on le compare à celui de 2015. Cette fierté générale se traduit par la satisfaction de la mission accomplie. Ainsi, 78 % des répondants estiment rendre un service de qualité aux usagers, 63 % veiller à la bonne gestion de l’argent public et 59 % exercer la solidarité au quotidien.

Pourtant, rien ne va plus si l’on affine les motifs de satisfaction. Certes, 72 % sont satisfaits de leurs relations avec les membres de leur équipe, mais ils sont 53 % à déplorer les relations avec leur hiérarchie et 65 % à observer un manque de reconnaissance. Les agents de la catégorie A sont particulièrement affectés par le manque de reconnaissance à la fois de la part des usagers (57 %, – 4 points) mais aussi de leur hiérarchie (51 %, – 4 points). S’ils se disent toujours comblés d’exercer une mission de service public (82 %), ils sont moins nombreux cette année à exprimer ce sentiment (- 3 points).

De leur côté, les agents de la catégorie B semblent démoralisés par le manque de perspectives : leur niveau d’épanouissement au travail se détériore encore en 2017 avec des perspectives s’amenuisant du fait de la non-acquisition de nouvelles compétences (50 % d’insatisfaits) et du manque de ­reconnaissance de leur hiérarchie ou de leurs collègues (64 % d’insatisfaits). Quant aux agents de la catégorie C, si leur degré de satisfaction est globalement plus faible que les deux autres catégories, ils notent une amélioration de leur niveau d’autonomie (65 %, + 4 points), ainsi que des relations avec leur hiérarchie (46 % de satisfaits, + 4 points). « Le flou des réorganisations territoriales semble avoir engendré chez les “A” une situation inconfortable alors qu’ils sont censés être ceux qui apportent un éclairage et rassurent. Quant aux “C”, on peut craindre qu’ils soient dans une forme de renoncement », commente ­Bruno ­Collignon, président du syndicat FA-FPT.

Appelés à détailler les sources de leur épanouissement professionnel, les agents territoriaux citent en premier lieu la rémunération, la reconnaissance et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Or leur niveau d’insatisfaction est relativement élevé (53 %) pour les deux premiers items. Pas étonnant alors que le sentiment qui se dégage du baromètre soit une dégradation continue du bien-être. Sur les trois dernières années, la part des agents territoriaux faisant le constat d’une détérioration de leur degré de bien-être oscille entre 55 et 61 %, quelle que soit leur catégorie.

Seuls les contractuels se montrent plus optimistes, 18 % d’entre eux exprimant une amélioration de leur niveau de bien-être, soit 7 points de plus que l’ensemble de l’échantillon. « Les contractuels sont plus souvent des agents de la catégorie A embauchés sur des missions particulières, pour lesquelles ils sont en lien direct avec le pouvoir local. Par ailleurs, leurs conditions se sont améliorées avec l’adoption des comités consultatifs paritaires, équivalent des commissions administratives paritaires, qui seront mis en place à l’issue des prochaines élections professionnelles de 2018, le droit au régime indemnitaire et l’action sociale à partir d’une certaine ancienneté », avance ­Patrick ­Campagnolo, secrétaire général de l’Unsa dans les Bouches-du-Rhône.

Des services « RH » noyés

En manque de reconnaissance, méfiants à l’égard des procédures d’actions et de décisions internes (68 %) et des pratiques managériales (67 %), les agents territoriaux remettent également en cause la clarté du projet politique des élus (70 %). Ils déplorent, par ailleurs, une pression excessive de la part de la hiérarchie (59 %) et des élus (44 %). « Il est temps de mettre davantage de reconnaissance, de bienveillance et d’équité, en bref, de l’humain dans le management. Les cadres doivent apprendre à manager. Et les élus doivent s’intéresser à ces questions, tout en déléguant complètement la politique “RH” à leur administration, alors que l’on voit trop d’élus se comporter comme des chefs de service », appelle ­Philippe  Catta, fondateur et gérant du cabinet ­CaTTalyse.

Ancien DRH de conseil départemental, aujourd’hui à la tête de son cabinet de conseil, ­Jean-François Lemmet déplore la faible confiance accordée aux ressources humaines : 24 % seulement des agents territoriaux y voient une aide dans la réalisation de leurs tâches quotidiennes. « Or cela ne correspond pas à la réalité. Mais il est vrai que les services des RH sont noyés dans la gestion et l’application de nouveaux textes (PPCR, déontologie…). Ils n’ont pas le temps de faire de la politique “RH” ni du management », note-t-il.

La situation semble d’autant plus préoccupante que ce mal-être professionnel se répercute aussi dans la sphère privée pour 83 % des personnes interrogées. Celles-ci estiment que le travail nuit à leur sommeil (62 %), à leurs rythmes de vie (42 %), à leur alimentation (33 %) et à leur vie sociale (32 %). Quant au degré de fatigue nerveuse, il est stable par rapport à 2016 et en augmentation par rapport à 2015, noté 3,91 sur 5. « Les voyants sont au rouge. Les collectivités disposent de moins de moyens, les agents doivent faire mieux avec moins et cela commence à peser sur leur charge mentale. Il nous faut être attentifs au sens de la mission et à la reconnaissance, sinon, nous allons beaucoup perdre en termes de motivation de nos équipes », réagit ­Pascale Fréry, directrice générale adjointe « RH » à la ville de ­Grenoble (3 900 agents, 160 800 hab.).

Une prévention inadaptée aux besoins

Les collectivités sont pourtant loin d’avoir pris à bras-le-corps cette question. Ainsi, 33 % des agents territoriaux attestent de la mise en place d’un dispositif de prévention et/ou de bien-être au travail par leur employeur. Les principales actions déployées concernent les risques psychosociaux (17 %) et les troubles musculosquelettiques (14 %). Moins de 15 % des agents déclarent avoir suivi une telle action. « Nous avons vingt ans de retard sur les pays nordiques », tranche ­Jean-François ­Lemmet. Loin d’être généralisés, ces dispositifs ne répondent d’ailleurs que partiellement aux attentes. Plus de la moitié des sondés estiment, en effet, que les dispositifs de prévention de bien-être au travail, lorsqu’ils existent, ne sont pas adaptés aux besoins. Seuls 32 % y ont trouvé des conseils et des solutions adaptés à leur quotidien professionnel et seulement 19 %, une aide concrète pour leur bien-être au travail.

Dernier enseignement du baromètre : 20 % des agents territoriaux ont eu un arrêt de maladie pour raisons professionnelles au cours des douze derniers mois, soit 7 points de moins qu’en 2016. Et si les arrêts courts de deux jours à une semaine chutent de 4 points (18 %), ceux de plus d’un mois progressent de cinq points.

Une ombre sur l’avenir de la FPT

Le pessimisme des sondés concernant leurs perspectives professionnelles ne cesse de ­s’accentuer : 72 % expriment leur défiance à cet égard, soit 4 points de plus qu’en 2015. Même tendance quant aux perspectives d’avancement au sein de la collectivité, dont le taux de confiance recule de 3 points en deux ans. Par ailleurs, 34 % des agents interrogés se montrent très inquiets au sujet de l’évolution du service public (+ 9 points par rapport à 2015, + 3 points sur la seule dernière année). L’évolution du statut de la FPT semble aussi très ou plutôt ­incertain à 86 % d’entre eux. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que le maintien de la qualité des services publics locaux soit cité en deuxième position (après la promotion de la qualité de vie au travail) dans les priorités qu’ils souhaiteraient que leur collectivité privilégie pour 2017 et 2018.

Références

  • Méthode : étude quantitative en ligne réalisée du 31 août au 13 septembre 2017 auprès de 5 902 agents de la fonction publique territoriale, parmi lesquels 1 696 agents de la catégorie A, 1 642 agents de la catégorie B et 1 598 agents de la catégorie C.

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Baromètre « La Gazette » - MNT : « Alerte sur le bien-être au travail »

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Adeubal

27/10/2017 01h26

Rien de surprenant. Et au final : tout le monde s’en moque.

On va multiplier les politiques de « bien-être » au travail commandées par des perchés dans des tours d’ivoire (qui se préoccupent autant des agents que moi de mes premières chaussettes = elles ont été pratiques mais ne servent plus). Les agents aidants se penseront utiles (tout à leur honneur) mais les utilisateurs n’y verront que poudre aux yeux et éloignement de la réalité car pas de moyens mais surtout : rien sur le FOND !
Personne ne se pose la question du fond des problèmes ou quoi ? On parle juste de management (le mot à la mode pour expliquer que c’est la faute des gens et de rien d’autre) et d’être « en retard sur les pays nordiques » sans chercher à comparer leur histoire ou leur mode de fonctionnement.
Je ne suis pas devin mais j’ai des pistes de mal être en profondeur : le dieu argent ? L’économie comme moteur numéro 1 de l’humanité ? L’abandon de toute prise en compte de l’être humain ? La schizophrénie ambiante « moi je veux tout plein de services mais sans payer des fonctionnaires feignants » ? Le double discours politico-médiatique (à non, c’est de la forme, sorry) ? La volonté de diviser les gens et les rendre égocentriques et nihilistes ?
Bref un peu plus loin que passer de la pommade sur des grands brûlés (et de les laisser sur le grill !)

Henri Tanson

07/11/2017 08h35

Le bien-être au travail, ça fait rêver… En effet, les conditions sont de moins en moins favorables pour que le travail des fonctionnaires, à tous les niveaux, puissent procurer du bien-être. Le manque d’argent (comme le dit « Adeubal », « le dieu argent; l’économie comme moteur numéro 1 de l’humanité ? » et « l’abandon de toute prise en compte de l’être humain  » semblent diriger la fonction publique vers sa fin prochaine; c’est peut-être ce qui est recherché, de façon inavouée ? On ne sent plus, dans la politique de nos dirigeants, un attachement à notre modèle de société, organisée autour de services publics puissants, seuls garants d’égalité et de solidarité sur notre territoire national. Et cet abandon se ressent dans la recherche essentielle d’économies, au détriment de tout le reste. Tout est fait, en local, pour pousser les collectivités à s’adresser au secteur privé, à abandonner des services entiers et à les sous-traiter. Et rien n’est fait pour améliorer la performance des agents, pour les encourager à se dépasser. Il semble ne plus y avoir de volonté de rechercher l’excellence; l’encadrement est de plus en plus déficient et quand vous avez des supérieurs incapables de « manager » des équipes, petit à petit, vous vous démotivez… Il semblerait que la déliquescence de la fonction publique ne dérange personne en haut lieu; et même que ça arrangerait nos dirigeants qui veulent la supprimer et qui n’attendent que des raisons pour le faire, une fois que l’opinion publique sera prête; et elle semble l’être bientôt !
Dommage; notre modèle de société faisait envie à nos voisins européens. Il fera bientôt pitié !

SANDY65000

24/11/2017 11h54

Vous avez tous les 2 raison, tout le monde se fout du bien être au travail aussi bien dans le public que dans le privé. Et effectivement, la fin de la fonction publique est programmée sauf pour les fonctions régaliennes : impôts, armée, justice, et police. Et les gens qui sont pour cette suppression viendront pleurer demain qu’ils ne pourront pas payer des services qui deviendront plus chers (école, santé, etc)

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