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Climat

Les maires des grandes villes se mettent en réseau pour lutter contre le changement climatique

Publié le 24/10/2017 • Par Arnaud Garrigues • dans : France

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Douze maires des grandes métropoles internationales se sont engagés conjointement à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique et rendre leurs villes plus saines et plus vertes. Une démonstration de force qui prouve leur capacité à peser face aux enjeux climatiques, là où les Etats sont souvent englués dans des négociations multipartites.

Tokyo, Paris, Los Angeles, mais aussi Auckland, Le Cap, Barcelone, Milan (1)… Ce sont douze des plus grandes villes du monde qui ont décidé de s’engager pour lutter contre le changement climatique, en développant des solutions communes.

« Parce qu’il n’est pas nécessaire de réinventer la roue pour avancer », a rappelé avec plein de bon sens Patricia de Lille, maire du Cap (Afrique du Sud). « J’apprends des autres maires et c’est d’autant plus important qu’on doit bien faire les choses bien dès le premier mandat », souligne-t-elle.

Réunis ce 23 octobre à Paris, dans le cadre de Citylab Paris, un évènement international organisé par la Fondation du milliardaire américain et ancien maire de New York, Michael Bloomberg (« Bloomberg Philanthropies »), les maires de douze métropoles mondiales ont donc adopté plusieurs mesures pour « transformer leurs villes en des lieux de vie plus verts, plus sains, et plus prospères ». Et à terme, ce sont les 91 grandes villes du réseau C40 qui devraient s’engager en ce sens.

Bannir les voitures thermiques

La plus marquante de ces mesures consiste à bannir progressivement les véhicules à motorisation thermique (diesel et essence) et à créer des zones à basse émission carbone. Tokyo qui est la ville la plus en avance sur ce sujet a déjà interdit le diesel en 2013 pour privilégier les véhicules électriques et à pile à hydrogène.

« En 2040, nous interdirons les véhicules diesel et essence », confirme la gouverneure de Tokyo, qui note déjà une amélioration de la qualité de l’air dans sa ville, et ce d’une manière bien particulière. « Pour mesure la qualité de l’air, nous comptons le nombre de jours où nous pouvons voir clairement le Mont Fuji. Depuis 2013, nous sommes ainsi passés de 40 jours à 100 jours », s’enthousiasme-t-elle.

A Paris, la fin du diesel est prévue pour 2024 et celle de l’essence est annoncée pour 2030, tandis que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé la fin de la vente des voitures thermiques en France en 2040.

Remettre l’humain au cœur du dispositif

Pour montrer l’exemple, ces villes s’engagent à n’acquérir que des « véhicules à zéro émission » pour leurs flottes municipales, notamment les bus et cars. Mais il s’agit également de réduire le nombre de kilomètres parcourus par véhicule, de développer la marche et le vélo, et surtout de mettre en œuvre « des politiques centrées sur les personnes ».

« On parle de réduire la place des voitures et certains croient que c’est négatif, mais il s’agit d’aller vers des villes qui sont pensées pour les humains, par pour les voitures. On parle de villes heureuses, et de rendre le cadre urbain plus agréable », tient à souligner Ada Colau, maire de Barcelone où le centre de la ville doit devenir « zéro émission » en 2030.

Même son de cloche du côté d’Anne Hidalgo : « à Paris, 9 personnes sur 10 ne vont pas travailler en voiture. J’aimerais que ces 9/10ème occupent au moins la moitié de l’espace. Il faut prendre des mesures tout de suite, il faut être courageux. Et si on ne les prend pas maintenant, on ne fait que reporter les discussions sans réduire le nombre de morts liés à la pollution de l’air ».

Les maires ont bien conscience qu’il s’agit d’un combat de longue haleine et que la transformation sera lente. Exemple avec Londres, qui a mis en place un péage urbain en 2003, et qui vient désormais de doubler son forfait journalier pour les véhicules les plus polluants (inférieur à Euro4), passant de 11.5 à 24 livres, comme le rapporte Le Monde.

Certes, cette hausse ne concernera que 1% du parc automobile (soit 34 000 voitures) et la zone à péage est encore trop réduite (elle représente 1,3 % de la surface du Grand Londres) pour avoir un impact conséquent, mais la tendance est là.

L’idée d’un péage est également à l’étude dans la métropole parisienne, au sein du Forum métropolitain. Mais Anne Hidalgo a néanmoins précisé qu’il ne s’agissait que d’une piste et non d’une mesure devant s’appliquer dans un avenir proche.

Les maires américains s’opposent à Trump

Les témoignages des maires des quatre continents montrent bien que tous ces grands espaces urbains sont confrontés aux mêmes problèmes (pollution de l’air, menace sur la santé humaine, mobilité à repenser, densité urbaine à recréer…) et qu’il n’est plus possible d’ignorer la question du changement climatique. La question est d’autant plus importante aux États-Unis, pays dont le Président Trump a décidé de quitter l’Accord de Paris et de se désinvestir de la lutte contre le réchauffement.

C’est tout le sens de la démarche de Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York (2002-2013), qui estime que, face à l’incapacité des États à se mobiliser fortement sur ces questions, les gouvernements locaux ont leur rôle à jouer. « Les choix que font les maires peuvent changer le monde », abonde Eric Garcetto, maire de Los Angeles.

Il en veut pour preuve la mobilisation des maires de 382 villes américaines qui se sont engagés à appliquer l’Accord de Paris, représentant 77% de la population nationale. Un beau pied de nez  à leur président climato-sceptique.

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Note 01 la liste complète est la suivante : Mexico, Seattle, Londres, Copenhague, Vancouver, Quito, Tokyo, Paris, Los Angeles, Auckland, Le Cap, Barcelone, Milan. Retour au texte

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