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Territoires

Pourquoi de plus en plus d’agglos deviennent de « fausses métropoles »

Publié le 19/10/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

metropole-campagne2
AdobeStock
Chambéry métropole, Chartres métropole, Valenciennes métropole... C’est plus d’une dizaine de communautés d’agglomération qui ont fait le choix de s’appeler métropole sans pourtant en avoir le statut légal. Pourquoi un tel choix ? Éléments de réponse.

S’appeler métropole quand une agglo n’en a pourtant pas le statut légal, établi par la loi Maptam et confirmé par le loi Notre, un simple effet de mode ? Peut-être bien, à en juger la dizaine de territoires qui, à côté des « vraies » métropoles, comme Aix-Marseille ou Lyon, ont décidé de changer de nom.

« Pas forcément » nuance Bernard Deljarrie, délégué général de Cap’com, le réseau qui réunit les acteurs de la communication territoriale. « Le mot existe depuis très longtemps et le phénomène de métropolisation remonte aux années 1970 » souligne l’auteur de « La communication des collectivités locales ».

Les métropoles, une notion relativement ancienne

« Il y a des endroits qui s’appelaient métropoles avant la loi Notre comme Lille métropole dès 1997. La loi n’a pas d’ailleurs pas encadré l’usage du terme métropole. Les agglos auraient tort de s’en priver », remarque Corinne Jacquemoud, ancienne dir com de Chambéry métropole. « L’idée d’agglomération ne parle d’ailleurs en rien aux citoyens » souligne-t-elle.

« C’est tellement compliqué de faire comprendre la notion d’agglomération que les territoires ont trouvé des appellations très diverses comme Tours plus, Grand Lac à Aix-les-Bains, Rambouillet Territoires…», ajoute Bernard Deljarrie.

Mais en discutant avec les élus, le choix du nom de métropole s’explique surtout par la volonté de faire connaître la principale commune de l’agglomération. « Nous nous appelions précédemment la communauté d’agglomération castelroussine. Et personne ne faisait le lien avec Châteauroux alors que c’est pourtant le nom de nos habitants », confie Gil Avérous, maire (LR) de Châteauroux.

Une façon de mieux être identifié

« Quand nous avons commencé à réfléchir sur notre identité, il nous semblait essentiel de mettre en avant notre ville. Nous avons regardé ce qu’ont fait les grandes agglos autour de nous comme Chartres métropole ou Limoges métropole. Nous avons constaté que le terme de métropole était parlant », continue celui qui est également président de Châteauroux métropole.

Dans la ville de naissance de Gérard Depardieu et de Michel Denisot, un autre impératif s’est greffé à ce choix. « Quand les services de l’agglo ont fusionné avec la mairie en 2015, nous avons souhaité qu’il n’y ait plus de distinguo entre tous les services et ce, peu importe qu’ils travaillent pour la commune ou de l’agglo. S’appeler Châteauroux métropole permettait donc de rentrer dans ce cahier des charges » poursuit l’édile.

Compter dans le monde… mais aussi en France

A travers le choix de se nommer métropole, c’est aussi la volonté de trouver sa place dans la mondialisation. « S’appeler métropole envoie un signal pour dire que nous souhaitons compter dans l’environnement transfrontalier qui est le nôtre, celui de la Belgique et du Luxembourg », explique ainsi Jean-Claude Roussel, chargé de la communication à Ardennes métropole qui réunit Sedan et Charleville-Mézières.

Frank Gintrand, le président de l’Institut des territoires, formule ce constat autrement. « S’appeler métropole, c’est aussi une façon de vouloir compter dans l’environnement international, tout particulièrement dans le tissu universitaire ».

La compétition internationale oui… mais à l’intérieur même de la France aussi, comme le raconte Gil Avérous. « Nous ne souhaitions pas être considéré comme un sous-territoire. François Hollande a fait le choix de sur-doter les métropoles et de laisser de côté la France périphérique. Nous appeler métropole, c’était aussi montrer que nous avions du poids dans les territoires qui comptent. »

L’analyse est, là encore, partagée par Frank Gintrand. « Les villes aujourd’hui sont cannibalisées par leurs marges. Elles peinent à retenir leurs habitants dans les centres-villes. En s’appelant métropole, elles se réapproprient les frontières des communes environnantes dans lesquelles leurs habitants sont partis » soutient cet ancien d’Euro-RSCG.

Un mot qui marche seulement si l’attractivité du territoire existe

« Et cela marche de s’appeler métropole », insiste Gil Avérous. La preuve ? Les investissements chinois qui devraient arriver dans les années à venir dans la future zone économique d’Ozans en périphérie de Châteauroux, l’arrivée du centre national de tir sportif qui a permis à Châteauroux d’accueillir les championnats du monde de tir sportif ou encore l’organisation en décembre prochain de l’élection Miss France.

Gil Avérous en est convaincu : « si nous ne nous étions pas appelé métropole, tout cela ne serait jamais arrivé ». Jean-Claude Roussel d’Ardennes Métropole est plus nuancé. « L’appellation métropole doit changer notre visage. C’est en cours, cela ne se fait pas en quelques années » souligne-t-il.

Corinne Jacquemoud prévient d’ailleurs les élus. « Ce n’est pas le terme de métropole qui va faire le rayonnement d’un territoire. Il faut surtout que cette appellation traduise une vraie volonté de rayonnement économique pour que cela fonctionne. »

Ne pas survendre l’agglo

Autre avertissement sur lequel insistent les spécialistes de la communication territoriale : faire en sorte que la réalité soit conforme à l’imaginaire collectif autour de la métropole. « Je dis attention aux agglos. Il ne faut pas survendre le produit et ne pas donner le nom de métropole à une ville qui ne rayonne pas fortement dans son environnement régional » juge Bernard Deljarrie.

« Il faut que le territoire appartienne vraiment au monde de l’urbain. Sinon, cela n’a pas de sens » ajoute Corinne Jacquemoud à destination des élus.

Une vraie prise de risque

Pourtant, Jean-Claude Roussel, le chargé de com d’Ardennes métropole, en plein massif forestier, assume ce choix. « Nous ne pouvions pas choisir de privilégier Sedan ou Charleville-Mézières et de retenir seulement l’une des deux villes pour l’appellation métropole. Pas question pour nous d’oublier l’identité de la seconde. Nous avons donc fait le choix de nous appeler Ardennes métropole. Nous avons tenu à prendre le nom de notre département, pour faire écho à notre identité locale très forte ».

« Le choix de s’appeler métropole n’est pas dépourvu d’une certaine prise de risque » prévient enfin Frank Gintrand. « Cela vous confère un certain nombre de devoir comme une politique de transports qui permet de rayonner dans tout le territoire et de se positionner dans un dialogue international avec les universités ».

Si tel n’est pas la démarche, je conseille chaudement de choisir une autre appellation » conclut-il. A bon entendeur…

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Commentaires

Pourquoi de plus en plus d’agglos deviennent de « fausses métropoles »

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Henri Tanson

20/10/2017 08h27

Tout cela n’existe que parce que ces nouvelles lois, en particulier MAPTAM et NOTRé, réfléchissent les territoires en terme de CONCURRENCE…
C’est la négation de la République, de l’égalité des territoires et des personnes.
C’est contraire à nos valeurs, historiques.
Et l’on voudrait nous faire croire que c’est normal, naturel, sain, que l’on ne peut y échapper, que c’est la mondialisation, alors que ce N’EST QU’UN CHOIX POLITIQUE, pour lequel nous avons le droit de dire non, puisqu’il existe un plan B…
Depuis que nous sommes entrés dans l’Union européenne, depuis Maastricht et surtout Lisbonne, nos politiciens nous imposent la politique de Bruxelles qui est une politique néolibérale, qui ne défend plus que les intérêts économiques, le profit, en oubliant tout le reste.
Si cette politique ne nous convient pas (…), et si nous optons pour un plan B, alors, nous devons quitter cette organisation politico-économico-dictatoriale qui nous impose de confier nos intérêts à des Commissaires européens qui ne sont pas là pour les défendre, nos intérêts, mais pour défendre « l’intérêt économique général » de l’UE, donc des entreprises multinationales, en priorité…
FREXIT, et vite !

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