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Smart city

Smart city : des collectivités intéressées mais qui peinent à s’emparer du sujet

Publié le 18/10/2017 • Par Pierre-Alexandre Conte • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

business smart city.internet connection.social concept
apinan - Fotolia
Syntec Numérique et France Urbaine ont organisé le 17 octobre un événement à Paris intitulé : « Smartcity : quelles stratégies pour nos territoires ? » L'occasion pour les différents intervenants d'évoquer l'intérêt des collectivités pour le sujet mais aussi de soulever les enjeux et les problématiques qui entourent de tels projets.

Ô combien séduisant sur le papier, le concept de smart city occupe les esprits, alimente les débats mais ne reste bien souvent, dans les faits, qu’une idée dont les enjeux sont mal compris par les décideurs au sein de collectivités territoriales. C’est en tout cas la conclusion des échanges nourris qui ont pris place dans le cadre d’un événement organisé par Syntec Numérique et France urbaine le 17 octobre à Paris.

De la ville informatique à la ville numérique

Auteur d’un rapport sur les smart cities pour le compte du gouvernement en avril dernier, l’ancien député PS du Maine-et-Loire Luc Belot a été le premier à mettre les pieds dans le plat. Et à tempérer cette forme d’enthousiasme qui naît naturellement lorsque les possibilités offertes par les villes dites intelligents sont évoquées.

« Notre capacité à faire passer nos villes du statut de commune qui maîtrise l’informatique à celle du numérique est un vrai enjeu. La ville numérique, c’est celle qui nous fait passer de l’ère informatique, de celle des silos, de l’efficience dans chacun des secteurs à une véritable politique de la transversalité. L’enjeu de la smart city, c’est cette transversalité. C’est la capacité à croiser d’une manière bien plus globale les expériences, les intelligences, les données. Les villes, les territoires, ne sont actuellement pas préparés pour cela. »

Les élus peinent à comprendre les sujets du numérique

Tout en rappelant les immenses opportunités que génère la smart city, ce spécialiste du numérique a insisté sur les difficultés qui entourent la mise en place de projets aussi ambitieux. Notamment la méconnaissance globale du sujet : « L’une des plus grandes difficultés aujourd’hui, c’est la compréhension du monde numérique, l’acculturation à ce monde-là et avoir bien conscience de ces difficultés. Y compris lorsqu’on a déjà entendu parler d’open data, ce n’est pas si simple. Nos élus, nos cadres territoriaux de par leur formation initiale, comprennent assez peu le monde dans lequel on est en train de vivre. »

Un discours également tenu par Olivier Bianchi (PS), maire de Clermont-Ferrand. « Il y a un paradoxe dans lequel nous sommes aujourd’hui, c’est que nous n’avons jamais eu autant conscience qu’il y a des axes de développement sur ces sujets, une mutation, pour ne pas dire une révolution au niveau des territoires est en cours et elle va nous submerger. Et pourtant, il y a une méconnaissance, une ignorance des uns et des autres. Or, l’une des questions essentielles, c’est celle de la gouvernance » a tenu à souligner l’édile.

Une compréhension globale nécessaire

Cette problématique de la gouvernance a également été évoquée par Luc Belot, qui en a fait l’un des trois grands principes directeurs de la smart city dans son rapport. « Si on n’a pas un projet de smart city gouverné mais qu’on le confie à une cellule liée au service informatique ou à un opérateur quelconque, cela n’a pas de sens. On ne peut pas opérer aujourd’hui un territoire intelligent si on n’a pas cette compréhension globale » rappelle l’ancien parlementaire.

« Il y a un premier travail interne qui consiste à faire comprendre les enjeux de ces nouvelles formes d’intelligence », a lancé de son côté Jean Rottner, maire de Mulhouse. « Le maire, le DGS doivent être les pilotes de cette réflexion. Et derrière, cette nouvelle manière de faire implique une appropriation de l’open data, des capteurs, de la civic tech. Pour atteindre cet objectif de ville des intelligences, il faut d’abord une véritable transformation politique et administrative de notre collectivité pour être les premiers évangélisateurs de ce message » juge l’élu.

Maîtrise des données face aux entreprises du numérique

Luc Belot a également insisté sur la nécessité de prendre en compte l’enjeu de la souveraineté. La question n’est, selon lui, « jamais posée ». De cela découlent d’évidentes difficultés car les collectivités territoriales ne doivent pas adopter des outils numériques sans savoir si elles ont la maîtrise totale des données impliquées.

Fabien Cauchi, fondateur de Metapolis, une société spécialisée dans les questions liées à la smart city, considère qu’il s’agit là d’un enjeu majeur : « Les pouvoirs publics travaillent depuis toujours avec les acteurs privés. La grosse différence entre un réseau de données et un réseau de transport par exemple, c’est que le délégataire ne va pas partir avec la fibre ou les rames de tramway. En revanche, quand on ne sait plus où est la donnée, comment la récupérer ou qu’on ne sait pas comment l’exploiter a posteriori par méconnaissance des formats, cela pose une réelle problématique de dépendance. C’est un risque à ne pas minimiser. »

Le troisième axe de réflexion lors des discussions a été est celui de l’inclusion. Environ 16% des Français ont des difficultés avec la lecture et l’écriture. Le passage au tout numérique pose donc question. « C’est inconcevable dans ce contexte d’aller vers la smart city », lance Luc Belot, qui a également profité de son intervention pour rappeler que la ville intelligente devait avant tout s’articuler autour du citoyen. Ce qui est souvent le cas lors des prises de parole. Mais plus rarement dans les faits.

 

Une étude sur « Les enjeux numériques des territoires »

IDC et Syntec Numérique ont présenté au cours de l’événement les résultats d’une étude conduite par leur soin et intitulée : « Les enjeux numériques des territoires. » Celle-ci met en évidence le fait que des initiatives de ville intelligente ont été mises en place dans de nombreuses collectivités. 91% de celles qui ont été sondées et qui sont engagées dans cette démarche se situent dans la fourchette de communes entre entre 5 000 et 20 000 habitants.

Ces projets portent principalement sur l’éducation et la sécurité, avec l’objectif de renforcer le lien avec citoyens, d’inciter au développement de nouveaux services et de réduire les coûts. Parmi les points négatifs soulevés par l’étude, il faut noter la faible coopération entre les villes et les départements/régions.

Enfin, concernant les freins évoqués, le manque de financement arrive largement en tête. Devant le manque de volonté politique, ce sont les déficits de compétences en interne et les coûts en matière de conduite du changement qui sont cités comme motif d’inaction. L’étude affiche cependant une vision très optimiste de la situation selon Luc Belot, qui n’a pas manqué de rappeler que la plupart des collectivités résonnaient dans cette étude en « villes informatiques ». Et donc, en silos. Tout le contraire de ce qu’induit le concept de smart city.

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