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Pauvreté

Le gouvernement lance sa stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

Publié le 17/10/2017 • Par Isabelle Raynaud Michèle Foin • dans : France

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Campagne d'affichage Croix rouge
Profitant de la journée mondiale du refus de la misère, le président de la République et quatre ministres lancent une vaste concertation avec les acteurs de la lutte contre la pauvreté qui doit viser les enfants et les jeunes. Une stratégie dans laquelle les territoires sont appelés à jouer un rôle essentiel espère l’Elysée.

Emmanuel Macron a choisi de lancer sa stratégie de prévention contre la pauvreté des enfants et des jeunes le 17 octobre 2017, journée mondiale du refus de la misère. L’exécutif entend en effet combattre le mal à la racine.

« Il y a besoin d’investir socialement pour que les enfants des familles pauvres ne soient pas les pauvres de demain », a déclaré Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le 17 octobre dans la cour de l’Elysée, quelques minutes avant un déjeuner avec le président de la République et une quarantaine d’acteurs de la lutte contre la pauvreté : associations, experts, chercheurs, ainsi que des entreprises impliquées sur le sujet. Une rencontre au sommet pour lancer la concertation qui va définir la stratégie du gouvernement en la matière.

Ce chantier sera piloté par Agnès Buzyn qui se donne 6 mois pour définir la stratégie du quinquennat.

Des initiatives de terrain

Car c’est d’une stratégie dont il s’agit, et non d’un « plan » a insisté l’Elysée, qui entend renouveler les approches d’intervention et éviter « l’écueil de ces plans qui descendent de Paris et s’arrêtent en route ». Pour y parvenir, une large place doit être laissée aux initiatives et aux approches de territoires.

L’association des départements de France (ADF) et l’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (UNCCAS) font également partie des invités de ce 17 octobre, contrairement à l’Association des maires de France (AMF) grande absente, pour l’instant, de la concertation.

« Nous souhaitons favoriser une approche plus personnalisée de ces personnes qui essaient de sortir de la pauvreté. Une approche renouvelée qui partira d’initiatives locales. Nous avons besoins de savoir ce qui se fait sur les territoires. Nus avons besoin de travailler avec les départements et les communes qui ont ce champ de compétences » a insisté la ministre des Solidarités et de la Santé.

Une méthode en trois temps

De son côté, l’Elysée souhaite trouver « une méthode robuste » de concertation avec les collectivités territoriales pour que cette stratégie parte très clairement des territoires. A l’issue du lancement de cette concertation, un délégué interministériel doit être nommé, positionné auprès d’Agnès Buzyn, pour coordonner les actions.

L’exécutif n’envisage pas de traiter le problème par thème comme celui du logement, de la santé ou de l’éducation mais plutôt par grands chantiers transversaux. Le premier d’entre eux doit « révolutionner » la prévention. Le second s’attaquera au repérage des difficultés et à l’accompagnement social qui en découle, la « multiplicité de dispositifs le rendant peu lisible » affirme la présidence. Enfin, l’exécutif se penchera sur les dispositifs plus spécifiques de lutte contre la grande précarité et l’exclusion.

Pas de chiffrage annoncé

S’il n’y aura pas de loi spécifique, comme l’avaient demandé des associations pendant la campagne présidentielle, le passage par le Parlement n’est pas exclu pour appuyer certains aspects du futur plan d’actions. De même, il n’y aura pas d’enveloppe financière définie à l’avance. « Commençons par définir une politique efficace pour être sûr qu’elle portera ses fruits », a réagi Agnès Buzyn. La ministre estime en effet qu’il existe aujourd’hui trop de dispositifs en silos qui peinent à s’articuler les uns aux autres.

« Nous savons qu’il y a un déficit d’accès aux droits qui favorise le basculement de la précarité à la grande pauvreté. Il faut qu’on rende les dispositifs lisibles » a-t-elle insisté, évoquant la possibilité de créer un guichet unique. Agnès Buzyn a aussi évoqué la possibilité de désigner des référents de parcours pour « amplifier l’accompagnement personnalisé et simplifié autour de la personne et de ses besoins ».

Certaines actions emblématique du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté lancé par François Hollande seront d’ailleurs conservées, a souligné la ministre. Et de citer la prime d’activité, aujourd’hui renforcée pour les travailleurs pauvres, ou encore la garantie jeunes jugée très efficace et qui pourrait être renforcée.

Une stratégie d’investissement social

L’Elysée souhaite renouveler l’approche de la lutte contre la pauvreté en ciblant les enfants et les jeunes. « La gestion des situations d’urgence ne doit pas nous divertir de la nécessité d’investir sur l’avenir » a ainsi déclaré l’entourage d’Emmanuel Macron. En d’autres termes, en ciblant les enfants, le gouvernement s’inscrit dans une stratégie d’investissement social et pas uniquement de gestion de dispositifs de lutte contre la pauvreté.

Une philosophie portée par Terra Nova, dans son rapport du 31 mai 2017 « Investissons dans la petite enfance. L’égalité des chances se joue avant la maternelle », et qui a été présenté aux cabinets de la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, d’Agnès Buzyn ainsi qu’à Emmanuel Macron.

Le Président et cette dernière ont d’ailleurs symboliquement rendu une visite le 17 octobre à l’une des crèches qui va expérimenter le programme de stimulation de language « Parler bambin ».

Une visite de crèche… très loin du quotidien des familles précaires

D’après l’Elysée, cette crèche de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) viserait à l’égalité des chances et serait exemplaire en matière de mixité sociale. Un tiers de ses places sont réservées par des entreprises, un tiers par la Caisse d’allocations familiales pour ses salariés, et un tiers par les habitants du quartier a ainsi détaillé Agnès Buzyn.

Le choix de cette crèche privée, gérée par les Petits Chaperons rouges, l’un des poids lourds des entreprises de crèches, risque néanmoins de faire grincer quelques dents. De fait, si le secteur privé lucratif est la locomotive des créations de places en crèche, il ne brille pas particulièrement par l’accueil des familles les plus défavorisées.

Les micro-crèches financées via la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), ont en effet explosé ces dernières années, portées par le secteur privé à but lucratif. Dans ce cas, ces crèches pratiquent un tarif libre, et bénéficient indirectement de l’aide versée aux parents au titre du Complément de libre choix du mode de garde (CMG).

Un mode d’accueil hors de portée des familles en situation de précarité et qui ne semble pas être une préoccupation majeure des entreprises de crèche. Dans son livre blanc édité à l’occasion de la campagne présidentielle, la Fédération française des entreprises de crèche (FFEC) suggérait « de rendre les places accessibles à tous »… grâce à l’extension du Crédit d’impôt famille aux professions libérales, aux artisans, et aux commerçants.

Il est vrai que les acteurs de l’accueil de la petite enfance entrent dans une phase stratégique et avancent leurs pions en vue de la négociation de la Convention d’objectif et de gestion qui va régir le financement des EAJE de 2018 à 2022. La question du mode de financement des crèches risque de s’inviter dans cette concertation si l’on souhaite que davantage d’enfants en situation de pauvreté accèdent à des modes d’accueil collectif, comme le préconise Terra Nova dans son rapport.

Cet accueil, quoi qu’en dise l’Elysée, a en effet un coût.

L’Unccas optimiste

L’Unccas ouvrait son congrès annuel lors du déjeuner à l’Elysée. Sa présidente, Joëlle Martinaux, a donc fait un aller-retour Reims-Paris pour participer au déjeuner avec Emmanuel Macron. « C’est la première fois qu’un président de l’Unccas était reçu par le président de la Répubique », a-t-elle souligné lors de son débrief devant les congressistes, parlant d’un « très beau rendez-vous ». La présidente s’est voulu optimiste : « J’ai réussi à faire passer le message que les CCAS sont incontournables ».  Elle s’est également félicitée que le Président ait reconnu lors des discussions l’importance des travailleurs sociaux.

Concernant le bureau unique, reprenant un discours tenu en son absence par des responsables de CCAS, elle a rappelé qu’il existait déjà : « le CCAS est la porte d’entrée de proximité de l’action sociale. Si cette porte n’existe plus, il n’y a aucun recours pour les personnes qui ne peuvent se déplacer », alors que de plus en plus de CAF ou CPAM ferment leurs agences. De plus, les centres communaux ont déjà l’habitude de travailler avec tous les partenaires (départements, associations, CAF…).

Sur l’absence de financement, la  présidente de l’UNCCAS affirme qu’il faut « changer les mentalités et en finir avec le cloisonnement ». Pas besoin obligatoirement d’augmenter les budgets… qui ne doivent pourtant pas être réduits. « Les restrictions budgétaires actuelles touchent beaucoup le social », regrette l’élue niçoise qui voudrait, « dans le respect de la libre administration des collectivités », que des budgets soient obligatoirement fléchés vers le social.

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Commentaires

Le gouvernement lance sa stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

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ssrw38

18/10/2017 09h09

« Profitant de la journée mondiale du refus de la misère, le président de la République et quatre ministres lancent une vaste concertation avec les acteurs de la lutte contre la pauvreté qui doit viser les enfants et les jeunes. Une stratégie dans laquelle les territoires sont appelés à jouer un rôle essentiel espère l’Elysée »
Tout y est ! A vous de jouer Mesdames et Messieurs les Elus locaux ! Mais surtout côté finances faites avec ce qu’il vous reste.

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