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Médias

Les élus à la rescousse des éditions locales de France 3

Publié le 25/10/2017 • Par Pablo Aiquel • dans : France

Telecommande de television
zoonabar via Foter.com / CC BY-SA
Les édiles se battent pour maintenir des éditions qu’ils ont contribué à créer et qui représentent une fenêtre sur leur territoire.

L’annonce de l’arrêt des éditions locales de France 3 au 1er janvier 2018 a mis le feu aux poudres. Certes, l’édition Berry avait été éteinte, comme celle de Tours, en 2016, sans trop de heurts. Puis, quand la direction a décrété – fin juin – que le rideau tombait en novembre pour les locales de Nantes et du Mans, cela n’avait provoqué du courroux que dans la Sarthe.

Mais quand les salariés de l’édition Iroise (Brest) se sont entendu dire que toutes les locales allaient disparaître début 2018, la mèche a pris du Pays basque à Périgueux, de Pau à Brest, en passant par le pays Catalan. Face à la mobilisation des salariés de France 3, mais aussi d’élus et citoyens, la direction de France Télévisions a fait marche arrière et a suspendu sa décision.

7 minutes d’actualité locale

De quoi s’agissait-il, au juste ? Les « éditions locales », ce sont 7 minutes d’actualité locale, produite soit dans des sièges régionaux, soit par des antennes locales, diffusées après le journal régional, qui se termine à 19 h 15. A une époque, la chaîne à vocation régionale en a compté jusqu’à 40, il n’en reste plus que 18.

« En France, nous avons une configuration qui se veut décentralisée, mais qui est jacobine dans la conception. C’est une déconcentration plutôt qu’une véritable décentralisation. Le siège veut continuer à garder la main, car c’est un instrument de pouvoir politique », explique le sociologue Jacques Le Bohec, spécialiste des rapports entre journalisme et politique.

« Selon la direction, la suppression des éditions locales permettrait d’augmenter le temps d’antenne régional. Mais nous l’avons vu à Bourges et Tours l’an dernier, l’emploi est menacé, le temps d’antenne est réduit quelquefois à 2 minutes et le type de sujets traités n’est plus le même. L’intérêt local n’est pas l’intérêt régional », explique Carole Collinet-Appéré, journaliste à Brest et secrétaire adjointe du SNJ-CGT de France Télévisions.

Nous venons de créer une intercommunalité pour le Pays basque, ce serait incroyable d’être privés d’une édition locale qui a été créée en 1992 et à laquelle nous sommes très attachés.

« Nous venons de créer une intercommunalité pour le Pays basque, ce serait incroyable d’être privés d’une édition locale qui a été créée en 1992 et à laquelle nous sommes très attachés », explique Jean-René Etchegaray, le président de la communauté d’agglomération Pays basque et maire de Bayonne.

« La direction a expliqué qu’il n’était plus question de la supprimer, mais si nous ne nous étions pas mobilisés, l’édition Euskal Herri était menacée. Pour nous, ce qui est important, c’est que l’information soit conçue et produite ici, au Pays basque. Il faut se battre contre cette forme de centralisme », ajoute l’élu, qui a participé à une manifestation avec de nombreux élus de tous bords.

La mobilisation ne s’est pas circonscrite aux régions à identité forte ou dotées d’une autre langue, comme le basque ou le breton. Le président du conseil départemental de la Sarthe, Dominique Le Mèner, a assuré que « cette décision unilatérale ne correspond en rien aux engagements et assurances pris il y a quelques mois encore. Cela traduit une forme de mépris affiché par l’Etat et France Télévisions pour nos territoires et la nécessaire proximité de l’information », et une réaction commune a été prise par la ville, la métropole et le département.

Antenne hébergée en collectivités

Car les élus locaux se sont beaucoup investis dans la création de ces antennes locales. « En 1982, nous avions aidé à l’installation de Radio Périgord, devenue ensuite France Bleu Périgord. En 1997, la rédaction de France 3 Périgord a été hébergée dans des locaux du département. Ils y sont toujours », explique le président du Grand Périgueux, Jacques Auzou, également conseiller départemental.

« La télévision est un média qui pénètre dans la plupart des foyers ruraux. Penser qu’aujourd’hui tout arrive par internet, ça ne peut fleurir que dans la tête des énarques. Ils ne comprennent pas qu’il s’agit d’un moyen de rompre l’isolement », souligne Jacques Auzou.

La difficulté technique est que les locales ne passent pas dans les box internet qui, elles, se multiplient. La Corse dispose, pour sa part, d’une antenne totalement autonome. Alors pourquoi pas les autres territoires ?

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