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Maires en colère

Grogne des maires : les raisons de la colère

Publié le 13/10/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : A la une, France

echarpe-maire-illustration
AdobeStock
Fermeture des services publics à Evreux, 39 maires de la Creuse qui retournent le portrait d’Emmanuel Macron, un édile qui ampute la photo officielle du Président d’un tiers… Les coups d’éclat médiatiques des élus municipaux s’enchaînent ces dernières semaines. Retour sur les raisons de cette colère sans précédent.

« Le garrot se resserre et les maires commencent à étouffer ». C’est par cette métaphore qu’André Laignel (PS), premier vice-président délégué de l’Association des maires de France (AMF), décrit l’état d’esprit actuel des édiles.

Les « coups de gueule » des élus municipaux se bousculent en effet de toute part. Le 7 octobre dernier, Jean-François Damiens, le maire de Grand-Failly (sans étiquette), une commune de Meurthe-et-Moselle recadre le portrait d’Emmanuel Macron. « 1/3 de finances en moins = 1/3 de photo en moins » indique-t-il en bas de la photo du Président de la République dans le hall de la mairie.

Aucune information sur la compensation de la taxe d’habitation

Pour ce maire sans étiquette, la taxe d’habitation a justifié ce coup d’éclat. « Sur les 40 000 euros d’aides provenant de la taxe d’habitation, je vais perdre 13 000 euros l’année prochaine. En 2020, il n’y aura sans doute plus rien. On nous parle de compensation mais pour l’instant, je n’ai aucune information de la part de la préfecture ou de Bercy » détaille Jean-François Damiens à nos confrères de France Info. Tout en confiant qu’il « a bien pensé à faire en grève comme le maire d’Evreux, mais [sa] commune est trop petite ».

La commune de l’Eure a en effet donné des idées à certains en décidant de fermer crèches, mairie (à l’exception de l’Etat civil), cantines scolaires et centres de loisir le 4 octobre dernier. Guy Lefrand, maire LR d’Evreux, et pourtant proche de Bruno Le Maire, le patron de Bercy, a donc lui aussi voulu frapper fort pour dénoncer la fin de la taxe d’habitation pour 80% des ménages. Une opération que l’Etat promet cependant de compenser à l’euro près aux mairies.

Des motifs de mécontentement de plus en plus nombreux

Mais l’épisode de la taxe d’habitation est loin d’être le seul motif de mécontentement. Pêle-mêle, les élus évoquent la baisse du nombre de conseillers municipaux évoqué pour les prochaines élections locales, la suppression de 120 000 contrats aidés en plein été, la baisse des dotations de 216 millions d’euros, trois jours après la conférence des territoires, la réduction des APL qui mettrait en danger les bailleurs sociaux des villes…

Plus largement, c’est la méthode Macron qui interroge. Alors que le Président de la République avait promis un dialogue, voire des négociations avec les collectivités locales lors de la Conférence des territoires le 17 juillet dernier, le compte n’y est pas estime les élus.

« A quoi sert la conférence des territoires si l’effort demandé aux collectivités passe de 10 milliards à 13 milliards en 72 heures sans aucune explication du Premier ministre, venu pourtant nous rencontrer pour dialoguer ? Quant à l’annonce, 3 jours après cette grande réunion avec les élus, de la suppression de 305 millions d’euros de crédit, c’est une grossièreté sans nom », juge ainsi André Laignel.

Un coup de pub pour les élus locaux ?

Dernier exemple en date de ce « mépris » comme le nomme Hervé Marseille, maire UDI de Meudon (Hauts-de-Seine) ? L’épisode d’Egletons, en Corrèze, le 5 octobre dernier. Alors que les maires de la Creuse, le département voisin, souhaitaient rencontrer Emmanuel Macron en visite à l’usine GM&S pour discuter de la situation sinistrée de l’emploi dans leur territoire, le Président n’a pas souhaité les recevoir.

Choqués par l’attitude des forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les maintenir à bonne distance d’Emmanuel Macron, les maires ont décidé de retourner le portrait du Président dans leur hôtel de ville afin que sa photo se retrouve face au mur. Pour apaiser la situation, une délégation des maires de la Creuse devrait être reçue à l’Elysée le 17 octobre.

Du côté du gouvernement, certains estiment pourtant à demi-mot que ces coups de pub sont une façon, pour des élus de longue date, de ne pas se faire oublier de leurs électeurs dans le nouveau monde macroniste. « Faux », réplique Hervé Marseille.

En manque de relais au Parlement, la colère passe par les relais médiatiques

« S’il n’y a pas plus de moyens pour les communes, pour entretenir les crèches, les écoles, s’occuper de l’action sociale pour les plus précaires, ce ne sont pas les élus qui vont en pâtir. Ce sont avant tout les citoyens et c’est notre rôle de les sensibiliser », explique l’édile. « Mais les gens ne se rendent pas compte des conséquences de la fin de la taxe d’habitation. Ils ont le sentiment que c’est aux élus locaux de gérer cela », déplore Hervé Marseille. « Une telle colère, je n’ai jamais vu ça », complète-t-il, alors qu’il va, loi anti-cumul oblige, devoir quitter son fauteuil de maire pour conserver son siège de sénateur.

Si le phénomène semble s’être accentué ces dernières semaines, le phénomène n’a rien pourtant de nouveau explique le sociologue Christian Le Bart, auteur de Les maires, sociologie d’un rôle. « La grogne des élus est récurrente depuis que la décentralisation se cherche un souffle nouveau. C’est Nicolas Sarkozy qui a ouvert le bal, prolongé par François Hollande puis Emmanuel Macron. Ces dix dernières années, nous sommes passés d’un discours du type ‘les élus locaux sont formidables’ à celui expliquant qu’ils étaient trop chers, emberlificotés dans le millefeuille territorial ».

Les motifs de mécontentement sont donc loin d’être nouveaux, mais pourquoi la grogne des maires éclate-t-elle quelques mois seulement après l’arrivée au pouvoir du nouveau locataire de l’Elysée ? « Le répertoire classique de la protestation des élus locaux passait jusqu’ici par le Sénat, un lobby très puissant pour défendre les territoires. Depuis la fin du non-cumul des mandats en 2017, qui a coïncidé avec l’élection d’Emmanuel Macron, les élus sont poussés à prendre l’opinion publique à témoin et à se glisser dans le moule de la mobilisation médiatique », explique ce professeur de Sciences-Po Rennes.

Et si l’AMF était trop en retrait ?

Le sociologue met également en avant la faiblesse de l’implantation municipale de La République en marche pour expliquer la grogne des élus. « LREM est aujourd’hui absent des instances des associations d’élus locaux, tout particulièrement à l’AMF. Cela renforce énormément la distance entre l’exécutif national et la gouvernance locale », continue Christian Le Bart.

André Laignel, lui, parle d’une pression des élus en colère. « Nous avions un comité directeur de l’AMF  le 12 octobre dernier. C’est en quelque sorte le Parlement des maires et beaucoup d’entre eux nous ont reproché de ne pas être assez vindicatifs, assez vigoureux dans nos protestations. » Comprendre : la colère des maires n’arrivant pas à passer par l’AMF, elle trouve d’autres débouchés, beaucoup plus médiatiques.

« Il y a donc de fortes chances pour que le Congrès des maires soit tout particulièrement le lieu de vives protestations », insiste l’ancien secrétaire d’Etat aux collectivités locales sous la présidence Mitterrand.

Voici Emmanuel Macron prévenu…

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Commentaires

Grogne des maires : les raisons de la colère

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Alexis Comte

16/10/2017 12h47

Messieurs les maires, tout ceci est écrits dans les GOPE européens. La reforme des régions est aussi une obéissance aux euros- regions. Vous avez été prévenus de ce qui allait se passer par Monsieur Asselineau. Reecoutez donc sin discours devant vous. https://youtu.be/kLhp_qqJ9m0

pov citoyen

17/10/2017 07h55

A force de surenchérir sur ses concurrents, les maires ont enclenché un système de « toujours plus avec l’argent des autres », situations non tenables sur lesquelles il faut bien revenir. Alors qu’un ménage organisé fait des choix dans ses dépenses, certains poursuivent l’inflation. Non pas que les objectifs soient toujours négatifs, ils dépassent les moyens de la collectivité au service de leurs ambitions personnelles.
Et que dire de nos grands édiles qui s’en mettent plein les poches avec des avantages d’un autre âge. Commençons par revenir sur ces situations ubuesques où l’on voit ces gens ignorer le prix de la baguette, du ticket de bus ou se faire payer leurs costumes luxueux ou leurs retraites éhontées par la collectivité.

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