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Mobilités

« Plus se déplacer en voiture sera compliqué, plus les gens se tourneront vers d’autres solutions »

Publié le 12/10/2017 • Par Isabelle Verbaere • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

Evacuation population voitures houston rita
FEMA Photo Library
Francis Papon est directeur du laboratoire « dynamiques économiques et sociales des transports » à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (Ifsttar). Il estime que les pouvoirs publics disposent de marges de manœuvre en matière de coercition pour réduire l'usage de l'automobile.

Il existe des mesures coercitives afin d’inciter les automobilistes à laisser leur voiture au garage. Quelles sont-elles ?

Réduire l’espace alloué à la voiture est possible. Cela se fait d’abord en restreignant le nombre de places de stationnement sur le domaine public. Certaines villes imposent déjà par ailleurs des ratios maximums de places de parking pour les voitures dans les opérations de construction de logements neufs, mais aussi des ratios minimums pour les places de vélo. Ensuite, une autre stratégie consiste à réduire les voies de circulation dédiées aux automobiles en partageant la voirie avec les autres modes de transport et en élargissant les trottoirs. Enfin, les collectivités concernées par un plan de protection de l’atmosphère peuvent mettre en place des zones à circulation restreinte pour les véhicules les plus polluants.

Qu’en est-il du levier financier ?

On peut renchérir l’usage de la voiture en ville en créant des péages urbains, par exemple. Cela fait presque trente ans que l’idée est sur le tapis. Mais, en France, les pouvoirs publics sont réticents à mettre en œuvre cette idée. Pourtant, depuis qu’un péage urbain a été instauré dans le centre de Londres, la circulation a baissé et le trafic est plus fluide. Augmenter le prix du stationnement constitue un autre moyen d’action efficace : plus il est onéreux, plus il est dissuasif.

Comment expliquer qu’un abonnement annuel à un parking coûte jusqu’à dix fois plus cher qu’un abonnement sur la voie publique ?

Pour être efficace, il faudrait que ce soit le contraire : que les stationnements en surface coûtent plus cher que les parkings. Sans compter que, dans beaucoup de quartiers, des places gratuites sont encore proposées. Les villes continuent à privilégier leurs résidents, au détriment des usagers captifs de la voiture qui viennent de l’extérieur. C’est sans doute une erreur. La dégradation des conditions de circulation doit s’accompagner d’une offre d’alternatives, en particulier pour les personnes contraintes de changer de moyens de transport.

Lorsqu’il est plus compliqué et plus cher d’utiliser sa voiture, les habitudes changent-elles ?

Oui. On le voit bien avec les zones à trafic limité (ZTL) mises en place en Italie par une centaine de villes petites et moyennes. Il s’agit d’espaces urbains dans lesquels la circulation est interdite sur certaines plages horaires, sauf aux transports publics, aux services d’urgence, aux personnes à mobilité réduite et, partiellement, aux riverains. Il est démontré que le contrôle de la circulation automobile dans les périmètres des ZTL favorise la pratique cycliste, même au-delà du centre, et a des retombées positives sur l’intermodalité avec le train régional. Plus il sera compliqué de se déplacer en voiture, plus les gens se tourneront naturellement vers les solutions alternatives, parmi lesquelles les modes actifs.

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Commentaires

« Plus se déplacer en voiture sera compliqué, plus les gens se tourneront vers d’autres solutions »

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mac

13/10/2017 09h02

Après les annonces de Madame HIDALGO, encore une vision très parisiano-centriste du sujet! En milieu rural, là où il n’y a pas de desserte de quelque nature que ce soit la voiture (et le tracteur…) sont les seuls moyens de transport existants. et même lorsque vous avez un embryon de desserte (le peu de trains restants ou qq bus mis en place), il faut quand même pouvoir se déplacer jusqu’à l’endroit où se situe l’arrêt du bus ou la gare.

Slav

13/10/2017 10h46

Les transports collectifs en ville coûtent très cher à la collectivité et ne peuvent répondre que de façon limitée aux besoins de déplacements (en terme de desserte, d’horaires et de fréquence).
La solution vient des modes de déplacements individuels légers, électriques ou non : vélos, trottinettes, gyropodes, etc.
Se déplacer seul en ville dans un véhicule polluant d’1,5 tonne est une aberration quand il existe des alternatives.

En outre, restreindre la circulation par des mesures de péages, taxes diverses et autres pénalités financières, même si cela peut avoir des effets, serait une mesure inégalitaire car elle permet aux plus aisés de continuer à se déplacer « comme avant ».

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