Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Opinion] Environnement

Environnement : la France rame à contresens

Publié le 16/10/2017 • Par Auteur associé • dans : Opinions

14327910926_08f869bb45_k
Flick cc by jacinta lluch valero
Le gouvernement français parle de lutte contre le changement climatique, du respect de la biodiversité, d’expérience dans les services d’eau potable et d’assainissement, de défense contre les inondations, de protection du trait de côte… Bref, un catalogue impressionnant de bonnes intentions et de beaux discours.
André Flajolet

André Flajolet

président du comité de bassin Artois-Picardie, président de la commission "développement durable" de l'Association des maires de France

Le gouvernement français parle de lutte contre le changement climatique, du respect de la biodiversité, d’expérience dans les services d’eau potable et d’assainissement, de défense contre les inondations, de protection du trait de côte… Bref, un catalogue impressionnant de bonnes intentions et de beaux discours.

Mais cette vision courageuse ne se traduit ni dans les faits ni dans les décisions. Bercy impose ses directives financières au ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, au nom de règles comptables annuelles non fondées, d’économies à court terme porteuses de risques majeurs tant sur le plan financier qu’environnemental.

Nous sommes déjà en retard dans l’application des directives européennes, nos collectivités ne dégagent plus de moyens financiers pour assurer la sécurité sanitaire des réseaux d’eau – pour la plupart vétustes -, pour réaliser leur interconnexion, pour prévenir des pénuries annoncées car les nappes souterraines n’ont jamais connu une telle fragilité.

Régime sec

Les agences de l’eau sont au régime sec, incapables de répondre à leurs missions faute de moyens humains et de capacités financières : cela est vrai depuis quelques années, cela est encore plus inquiétant pour 2018. La position actuelle du gouvernement va à contresens de tous nos engagements mondiaux et européens.

Le modèle français, qui a inspiré l’organisation de la gestion de l’eau dans de nombreux pays, meurt à petit feu en France. Et ce, parce que les inamovibles financiers de Bercy n’ont ni projet politique, ni conscience prospective des nécessaires investissements pour remédier aux défis de sécurité alimentaire et de santé publique, proposer des réponses structurées face aux menaces des inondations ou de la sécheresse, défendre le trait de côte et protéger nos rivages. Ils ont seulement une calculette et un regard comptable annuel, regard rivé sur les exigences européennes.

Aussi les élus des comités de bassin, après avoir été reçus par Nicolas Hulot qui avoue son impuissance face aux exigences de Bercy, en appellent-ils aux députés et sénateurs afin de ne pas déprécier les agences de l’eau, qui montrent au quotidien leur utilité et leur pertinence, et acceptent de soutenir l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et l’Agence française de la biodiversité dans le respect de leur autonomie financière.

« L’eau paie l’eau »

Ils demandent donc aux parlementaires de déposer, soutenir et voter les amendements qui permettront le retour à l’esprit de la loi où « l’eau paie l’eau », où les redevances ne sont pas détournées de leurs finalités, où les « parlements de l’eau » sont respectés dans leurs choix partagés avec les consommateurs et les acteurs économiques et agricoles, où les enjeux écologiques structurants triomphent de la gestion quotidienne des contraintes extérieures. C’est aux élus de la Nation d’organiser par leur vote le retour à des redevances en synergie avec les missions historiques et nouvelles des agences de l’eau.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Cet article est en relation avec les dossiers

1 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Environnement : la France rame à contresens

Votre e-mail ne sera pas publié

ssrw38

19/10/2017 04h38

« Bref, un catalogue impressionnant de bonnes intentions et de beaux discours. » et pas seulement en terme d’environnement mais sur tous les sujets !
« La position actuelle du gouvernement va à contresens de tous nos engagements mondiaux et européens. » et l’on se permet tout de même de tancer le Président américain lorsqu’il parle de se retirer des accords de Paris sur le climat.
Alors la France donneuse de leçons mais pas modèle à suivre ?

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X