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Opendata

L’Afigese évangélise les directeurs financiers à l’opendata

Publié le 29/09/2017 • Par Romain Mazon • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

Open_data
justgrimes via Foter.com / CC BY-SA
Pour la séance inaugurale de ses Assises, à Biarritz (27 - 29 septembre), l’Afigese a choisi d’évangéliser les financiers des collectivités locales à l’opendata. Une découverte pour certains, des questions pour beaucoup.

La publication sans filtre ni contrôle de données financières n’est pas le réflexe le plus répandu chez les spécialistes des finances en général, et des finances locales en particulier. C’est pourtant la question qu’ont affrontée les directeurs financiers des collectivités lors de la séance inaugurale de leurs Assises, le 27 septembre à Biarritz, consacrée à l’opendata.
Et s’ils reconnaissent que la demande citoyenne de transparence est légitime, elle « peut interpeller nos métiers qui n’ont pas forcément la culture de la circulation des données ». Mais, précise Eric Portal, le président du Conseil d’orientation stratégique de l’Afigese, « notre volonté, en organisant cette séance, est de montrer l’intérêt de l’opendata pour les collectivités, et pour nos métiers ».

A Jean-Marie Bourgogne, le délégué général de l’association Opendata France, de prouver la justesse de l’affirmation. Un exercice pas facile, puisque, malgré la loi pour une République numérique, qui rend obligatoire la publication des données publiques des collectivités de plus de 3 500 habitants et 50 agents, l’opendata local marque le pas depuis un à deux ans.

Jean-Marie Bourgogne rappelle ainsi que, selon son décompte, 180 collectivités font, aujourd’hui, de l’opendata : « toutes les régions, toutes les métropoles s’y sont mises, mais 17 départements seulement et des communes de toutes tailles, et quelques intercommunalités », relève-t-il. « 80 % des portails de publication sont locaux, et 20 % seulement régionaux ou nationaux » constate-t-il, en proposant donc une démarche de mutualisation.

Surtout, il n’y a pas de standardisation des données et de leur format, ce qui empêche toute interopérabilité ou agrégation de jeux de données entre plusieurs collectivités. Ce volet est d’ailleurs l’une des missions principales exercées par Opendata France dans le cadre de l’expérimentation Opendata Locale, par laquelle neuf territoires pilotes tentent de résoudre les obstacles à la généralisation de l’opendata.

Les vertus de la transparence

Pourtant, la démarche est vertueuse, et profitable à tous points de vue, défend Jean-Marie Bourgogne. « Elle s’inscrit dans une logique plus large de modernisation de l’action publique, donne accès à une meilleure connaissance du territoire, améliore la transparence de l’action publique, et favorise un développement des services et de l’économie locale » explique ce dernier.

Et l’opendata des finances locales, que donne-t-il ? « Bon nombre de collectivités publient des données budgétaires ou fiscales », relève Jean-Marie Bourgogne, « mais dans des formats différents. C’est pourquoi Opendata France s’attèle à proposer une normalisation, en contactant en particulier les éditeurs de logiciels, pour normaliser la donnée le plus tôt possible ».

Mais que signifie précisément « publication de données ? Parle-t-on de production et publication de données brutes, ou de communication financière ? » s’interroge à haute voix Eric Portal.

« Cela dépend des usages et des réutilisateurs » répond Jean-Marie Bourgogne. Qui explique que « pour des entreprises qui utilisent vos données dans le cadre de leur activité économique, il faudra des données brutes, très à jour et les plus fines possibles. Pour un citoyen, cela peut être différent, en présentant les données de manière plus simple, plus visuelle : la présentation de la donnée peut changer, mais pas le fait de publier ».

Autre interrogation des experts financiers, aussi vieille que le droit d’accès à l’information, et commune à tous les acteurs publics, agents ou élus : « comment se prémunir d’une utilisation détournée des données par les citoyens ? »

« La question posée est celle de la transparence, mais je n’ai pas d’exemple de réutilisation gravement détournée, explique Jean-Marie Bourgogne. En revanche, ce qui est certain, ce que dès lors que nous, collectivités, masquons une information, et que cela se sait, alors ça se retourne contre nous. Il faut aussi se souvenir que nous parlons des données produites par nos politiques publiques, et que nous n’avons pas de raison de ne pas les assumer ».

Pascal Delafosse, en charge de l’évaluation des politiques publiques à la région Ile-de-France, abonde : « L’opendata me fait penser à l’évaluation. Or, l’expérience montre que quand on publie honnêtement les résultats d’une évaluation, on n’a pas de mauvais retour de bâton ».

En revanche, il s’interroge : « a-t-on une vision de la valeur ajoutée produite par la réutilisation de données ? » La question est pertinente, tant les promoteurs initiaux de l’opendata ont vanté, à coup d’études internationales, des potentiels de créations de richesse se chiffrant en milliards d’euros grâce à l’apparition de services innovants.

On est pour l’instant loin du compte reconnaît Jean-Marie Bourgogne. « Beaucoup d’entreprises utilisent des données publiques, mais ne le disent pas ; les agences immobilières par exemple intègrent beaucoup de données publiques pour profiler les lieux et les populations. Mais on a du mal à mesurer les externalités positives de l’opendata » explique ce spécialiste.

Un projet d’observatoire, piloté par Opendata France, en partenariat avec la Caisse des dépôts, pourrait voir le jour en 2018 avec pour mission notamment de recenser les réutilisations, et ce qu’elles produisent. Un premier pas pour identifier l’apport de l’opendata sur les économies locales.

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