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Aménagement numérique du territoire

« Derrière le discours provocateur de SFR, il y a une stratégie de long terme très réfléchie »

Publié le 25/09/2017 • Par Claire Chevrier • dans : Actu experts finances, France

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Flickr by CC PAN ANT
En juillet, Altice-SFR a affirmé pouvoir fibrer, sans argent public, tout le pays, provocant un émoi certain chez les acteurs de l'aménagement numérique du territoire et des réseaux d'initiative publique (RIP). Christophe Michelet, président de Partenaires Finances Locales, décrypte le sens de ces affirmations.

En affirmant pouvoir déployer la fibre optique sans argent public, sur tout le territoire, y compris les zones couvertes par des projets de réseaux d’initiative publique (RIP) dont les collectivités ont la responsabilité, SFR a lancé un pavé dans la mare. Ses déclarations ont été moquées par beaucoup. Cependant, ce n’est pas par dépit, après avoir perdu l’énorme marché de la région Grand Est, que l’opérateur a lancé ces déclarations…

Financièrement, l’annonce de SFR vous semble-t-elle crédible ?

L’opérateur, a priori, ne pourra pas couvrir avec ses fonds propres toutes les zones RIP, sauf s’il a trouvé une martingale lui permettant de ne pas avoir à équilibrer les coûts de déploiement du réseau et les revenus issus de ce réseau. Actuellement, les modèles tablent sur des taux de remplissage de 80 à 90% en 12 à 15 ans, et sur les RIP, les tarifs sont encadrés par les lignes directrices de l’ARCEP. Les recettes sont donc assez balisées, et les marges de manœuvres faibles.

Côté dépenses, si l’objectif est d’atteindre un taux de rentabilité de 10%, sans aucun financement public, SFR ne peut aller au-delà d’un coût de déploiement nominal de 4 à 500 euros par prise, hors coût de raccordement de l’abonné. Avec les technologies actuelles, il est impossible de fibrer tout le territoire avec un coût moyen si bas !

D’autant que, en matière de réseaux, les recettes ne sont pas immédiates…

Oui, c’est une difficulté supplémentaire : si les investissements sont concentrés sur les premières années, les recettes sont, elles, étalées sur une longue voire très longue période.

Les plans d’affaires des RIP le montrent bien : en valeur nominale, le cumul des flux de trésorerie qui détermine la rentabilité du projet, ne devient souvent positif qu’au bout de 13 à 15 ans, alors même que ces projets sont en partie financés par fonds publics. Ce n’est qu’après cette période que des excédents peuvent être dégagés et donc assurer une rentabilité aux actionnaires. Or lorsque l’on attend une rentabilité de 10%, un euro perçu dans 10 ans ne pèse pas du tout la même chose qu’un euro dépensé la première année. En d’autres termes, il ne suffit pas de faire la balance entre les dépenses et les recettes, mais il faut « actualiser » ces flux pour les ramener en valeur d’aujourd’hui, cette actualisation s’effectuant au taux de rentabilité attendu. Dans ces conditions, 1 euro perçu dans 10 ans ne « vaut », après actualisation, que 0,38 euros. Ce même euro perçu dans 20 ans ne vaut plus que 0,15 euros après actualisation…

Pourquoi, alors, ces déclarations fracassantes de SFR ?

La stratégie de SFR est plus subtile qu’il n’y paraît et le moment que l’opérateur a choisi n’est pas anodin. Avec un nouveau président, un nouveau gouvernement,

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