Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Décentralisation

Stéphane Cadiou : « Le DGS exerce un emploi politique »

Publié le 21/09/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Cadiou bis
D.R.
Spécialiste de l’écosystème local, le maître de conférence à l’université de Saint-Etienne décrypte les jeux de pouvoir entre le patron d’exécutif local, son directeur général des services et son directeur de cabinet. Entretien avec Stéphane Cadiou.

Comment expliquez-vous la place grandissante du directeur général des services dans l’écosystème local ?

Les élus sont attendus sur un éventail de plus en plus large de compétences qui dépendent elles-mêmes de procédures toujours plus complexes et de ressources budgétaires tendues. Ils sont également à la tête de ressources humaines et de services qu’il faut organiser. Ils ont donc besoin de s’appuyer sur un personnel dirigeant qui dispose d’un fort capital scolaire et technique. Dans le même temps, le management public a concentré les responsabilités. Les directeurs des services techniques avec lesquels les DGS devaient composer ont ainsi été ravalés au même rang que les autres directeurs généraux adjoints.

Qu’en est-il dans les intercommunalités ?

Les directeurs généraux des services ont un rôle d’arrangeur qui leur confère une liberté relative vis-à-vis des élus. Ils négocient les transferts de compétences et les problématiques de personnel afférentes. Ce n’est pas toujours chose aisée. L’administration communale des villes-centres veille souvent à ce qu’une partie du personnel reste en mairie. Ces jeux de pouvoir entre commune et intercommunalité peuvent favoriser les doublons qui ne sont donc pas toujours le fait des élus !

Le job de DGS est-il politisé ?

Le DGS exerce un emploi politique à la discrétion des élus au sens où sa mission consiste à anticiper les risques et à participer aux choix d’action. Il est de fait au cœur de la machine. Avec les élus, les passerelles sont nombreuses. A Nice, l’adjoint au maire chargé de l’éducation Lauriano Aizinheirinha vient de quitter ses fonctions pour devenir directeur général des services de la ville de la métropole  (NDLR : il demeure vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes). Pierre-Paul Leonelli, l’adjoint au maire chargé  de la propreté, est, quant à lui, cadre territorial de métier.

Les directeurs de cabinet, dans le même temps, ont-ils un profil plus technique ?

Plus on monte dans l’échelle des collectivités, plus les directeurs de cabinet connaissent les dossiers. Mais s’ils abordent les mêmes dossiers que les DGS, ils ne portent pas le même regard. Leur poste, ils le doivent aussi à une proximité politique avec leur élu et à une insertion dans les réseaux partisans.

La fin du cumul parlementaire-patron d’exécutif local ne va-t-il pas réduire l’influence des directeurs de cabinet et des DGS ?

Ce n’est pas certain car chez certains maires, l’absence de grand mandat national sera compensée par un investissement plus fort au sein de leur EPCI à  fiscalité propre et la multiplication de fonctions dans les sociétés d’économie mixte ou les entreprises publiques locales. J’ajoute que le poids de l’administration dépend aussi du rôle donné aux autres membres de l’exécutif. On voit dans certaines régions des vice-présidents investir fortement leur délégation. A contrario, on assiste ailleurs à une extrême centralisation autour du président et de l’administration comme en Auvergne/Rhône-Alpes. De manière générale, quand un élu arrive aux commandes, il a tendance à fortement concentrer le pouvoir.

Comment les députés-présidents d’exécutif local qui sont redevenus simples élus locaux après la loi anti-cumul comptent-ils garder la main ?

Il y a, chez eux, la tentation de nommer un homme-lige à leur place. Mais on sait aussi que les maires du palais peuvent s’émanciper… Si la technostructure reste la même, l’ancien président de l’exécutif gardera davantage la main.

Comprenez-vous les craintes de certains DGS qui  redoutent,  avec le non-cumul et  le « dégagisme », l’avènement d’élus « kleenex » peu au fait du fonctionnement d’une  collectivité locale ?

On moque les professionnels de la politique et quand des nouveaux arrivent, on les qualifie  d’amateurs… Derrière cet  argument,  il y a, en plus, l’idée sous-jacente selon laquelle il n’y aurait qu’une seule façon de faire fonctionner une collectivité. A ce rythme-là,  mieux vaut supprimer les élections ! J’ajoute, enfin, que la rotation ne signifie pas l’instabilité. En dépit de l’alternance  de 2014, les ex-collaborateurs de cabinet en collectivités et anciens DGS représentent, selon Luc Rouban, 25 % des maires de villes de plus de 30 000 habitants.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Stéphane Cadiou : « Le DGS exerce un emploi politique »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X