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Pauvreté

Ces quartiers où plus de la moitié de la population est pauvre

Publié le 15/09/2017 • Par Valérie Schneider • dans : Dossiers d'actualité, France

pauvrete-quartier
La Gazette
Près de 80 % de personnes pauvres dans la quartier Jean Perrin à Nîmes, 71 % dans celui du Mail Nord à Montpellier. Les données sur la pauvreté publiées par l’Insee révèlent la concentration d’une extrême pauvreté au sein des plus grandes villes de France. 257 quartiers sont concernés par ce phénomène.

Cet article fait partie du dossier

Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche

De 70 % à 80 % de personnes pauvres dans certains quartiers en France métropolitaine : voici ce que révèlent les données de l’Insee (2013, dernière année disponible), pour les communes de plus de 10 000 habitants. Ces chiffres étaient insoupçonnables jusque-là, cachés derrière des moyennes trompeuses (lire Pauvreté : quelles sont les communes les plus touchées ?, Centre d’observation de la société, 16 mars 2017).

Dans les quartiers (1) les plus pauvres, près de huit personnes sur dix vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian, soit avec moins de 1 000 euros par mois et par personne.

Le record est atteint dans le quartier Jean Perrin à Nîmes, où près de 80 % de ses habitants, soit 1 200 personnes, vivent sous ce seuil de pauvreté. D’autres quartiers de Nîmes figurent aussi parmi les plus pauvres : « Galilée » avec un taux de 74,4 %, « Soleil Levant » (71,6 %) ou encore « André Malraux » (68,9 %).

Si on regroupe la population des neuf quartiers de Nîmes où le taux de pauvreté est supérieur à 50 %, ce sont près de 20 000 personnes, l’équivalent de la population de Cahors, qui vivent dans ces territoires aux bas revenus et où 67 % de la population est considérée comme pauvre.

La France compte un peu plus de 800 villes de 10 000 habitants et plus, mais « seulement » 105 sont concernées par ces quartiers où la pauvreté est concentrée.
Les villes du sud de la France sont nombreuses dans notre classement des quartiers les plus pauvres. Sept quartiers de Montpellier y apparaissent aussi. Dans cette ville, le taux de pauvreté oscille entre 53,8 % dans le quartier de Blayac et 70,8 % dans celui du Mail Nord. 20 400 personnes résident dans l’ensemble de ces quartiers. 60,6 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté.

L’attrait des grandes villes

Ces données à un échelon détaillé révèlent l’ampleur des taux de pauvreté dans une partie des grandes villes de France. « Les taux de pauvreté élevés dans les grandes villes principalement s’expliquent, d’une part, par leur attrait. Ce sont elles qui disposent des emplois, des logements, etc. Et, d’autre part, parce que les populations pauvres des villes environnantes plus petites « s’exportent » vers les grands centres urbains, faute de ne pas disposer des mêmes services et du même dynamisme économique sur leur lieu de résidence », analyse Hervé Guéry, directeur du  bureau d’études Compas.

Assemblés, ces quartiers constituent des poches de pauvreté avec une forte concentration de personnes aux revenus modestes.

Bien sûr, il faut se méfier de la caricature. Le seuil de pauvreté utilisé, 1 000 euros pour une personne, englobe des populations aux niveaux de pauvreté différents, mais surtout toute une partie de la France populaire, au standard de vie éloigné de ce que les médias ou la publicité véhiculent à longueur de journée, mais qui ne vit pas pour autant dans la misère. Ces quartiers ne sont pas des « ghettos urbains » à l’abandon.

Il n’empêche que la concentration de populations défavorisées apparait ici au grand jour, avec des conséquences évidentes au niveau local sur l’école, la politique du logement, ou encore de l’emploi. Comme l’indique Hervé Guéry, « ces quartiers au niveau exceptionnel de pauvreté appartiennent quasiment tous aux quartiers de la politique de la ville. On peut la critiquer, la réformer, mais cette dernière prend ici toute son importance en matière d’urgence de besoins sociaux, scolaires ou de logements dans ces territoires ».

En moyenne, la France est très loin d’être le pays où la pauvreté est la plus élevée. Ce qui n’empêche pas la concentration, dans un nombre limité de territoires – notamment parce que toutes les communes n’ont pas fait les mêmes efforts pour loger les plus démunis -, de très forts niveaux de pauvreté.

Précisions sur les données

Ces données portent sur les quartiers (appelés « Iris » par l’Insee) où vivent au minimum 1 000 personnes et qui se situent dans les villes de plus de 10 000 habitants. Nous avons sélectionné ceux dont plus de la moitié de la population est pauvre, soit 256 quartiers. Au total, ces données rassemblent 333 200 personnes pauvres, l’équivalent de la population de Nice. Dans les villes de moins de 10 000 habitants, l’Insee ne publie pas les données par quartier et on ne connaît pas non plus les taux de pauvreté pour les communes de moins de 2 000 ménages fiscaux. Il est donc possible que l’on retrouve des niveaux similaires de pauvreté dans de petits territoires.

D’autre part, dans son étude, l’Insee se base sur les ménages fiscaux, en excluant les personnes sans domicile ou vivant dans une institution comme une maison de retraite, un foyer ou encore une prison. Ces résultats ne dessinent donc la carte de la France très pauvre puisque, d’une part, ils excluent les personnes sans domicile ou âgées, catégories souvent les plus pauvres, mais aussi les territoires peu habités.

 

Cet article fait partie du Dossier

Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche

Sommaire du dossier

  1. Pauvreté : en finir avec la politique de l’autruche
  2. Des pauvres de plus en plus pauvres, et des riches de plus en plus riches
  3. Niveaux de vie : comment se situe ma commune ?
  4. Ces quartiers où plus de la moitié de la population est pauvre
  5. Les inégalités de la France d’en haut et de la France d’en bas, dans les communes de plus de 20 000 habitants
  6. Pauvreté et inégalités : état des lieux dans les villes de plus de 20 000 habitants
  7. Combien de pauvres dans les 100 plus grandes villes ?
  8. Pauvreté et types de ménages : une typologie des intercommunalités
  9. Les pauvres seraient-ils encore plus pauvres dans les villes riches ?
  10. Inégalités territoriales : mieux se situer pour affiner ses politiques sociales
  11. Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France
  12. La pauvreté dans les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille
  13. Connaître les pauvres en France : typologies
  14. « La pauvreté ne se limite pas à la périphérie des villes ! » – Louis Maurin
  15. Où vivent les pauvres ? L’Insee infirme définitivement la thèse de la France périphérique
  16. « La lutte contre la pauvreté passe par des ajustements locaux » – François Chérèque, inspecteur général des Affaires sociales, président de l’Agence du service civique
  17. Inégalités : quels enseignements tirer du classement des communes ?
  18. Villes, périurbain, rural : quels sont les territoires les moins favorisés ?
  19. « La mesure la plus fine possible de la pauvreté est fondamentale » – Daniel Zielinski, Unccas
  20. Pauvreté : les acteurs locaux expriment leurs besoins en matière d’observation sociale
  21. ATD Quart Monde se félicite de l’abandon du « taux de pauvreté ancré dans le temps »
  22. Comment les villes observent la pauvreté de leur territoire
  23. Journée mondiale du refus de la misère : lutter contre les discriminations fondées sur la précarité sociale

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Il s’agit plus précisément des IRIS (Ilots regroupés pour l'information statistique - Insee) qui appartiennent aux communes de plus de 10 000 habitants. Ces IRIS regroupent eux-mêmes au minimum 1 000 personnes. Retour au texte

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