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Budget

Politique de la ville : la colère froide des acteurs locaux

Publié le 11/09/2017 • Par Hervé Jouanneau Julie Clair-Robelet • dans : A la une, France

banlieues_fotolia
Philippe Minisini - Fotolia.com
Elus de banlieues et professionnels interpellent l'exécutif sur l'impact catastrophique de la baisse des crédits décidée au creux de l'été. Certains d'entre eux appellent même au lancement d'Etats généraux de la politique de la ville pour remettre à plat la question des quartiers prioritaires. Le gouvernement promet une sanctuarisation des moyens en 2018.

« Il y a une forme de mépris de la part de l’exécutif qui nous met tous en colère, peste cet élu de banlieue, vieux routier de la politique de la ville. Le mépris, c’est d’annoncer en plein milieu de l’été que les quartiers prioritaires se font amputer de 46,5 millions d’euros de crédit. Mais c’est aussi que depuis lors, toutes nos sollicitations auprès de l’Elysée sont restées lettre morte ».

A l’instar de ce maire en rogne, les élus et les professionnels de banlieue ne décolèrent pas depuis la publication du décret du 20 juillet 2017 amputant le budget de la politique de la ville de 11%.

Et les promesses gouvernementales d’une sanctuarisation des crédits des contrats de ville pour 2018, ne suffiront certainement pas à les apaiser. Bien au contraire. Qu’il s’agisse des maires de « Ville et banlieue », des élus locaux réunis au sein de l’association Bleu blanc Zèbre autour de l’ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo ou encore de l’Inter-réseau des professionnels du développement social urbain (IR-DSU), le mécontentement des acteurs de la politique de la ville a rarement été aussi fort.

Appel solennel à des états généraux de la politique de la ville

A « Ville et banlieue », où les maires se disent « stupéfaits et atterrés » et appellent le gouvernement à rétablir les moyens pour 2017, 83 élus d’exécutifs de communes et d’intercommunalités ont d’ores et déjà signés la « lettre ouverte au président de la République », mise en ligne dès le début du mois d’août. Une lettre qui, à ce jour, n’a toujours pas reçu de réponse, « ni le moindre accusé de réception » souligne-t-on à l’association. Dans ce contexte, les maires annoncent leur volonté d’interpeller de nouveau le chef de l’Etat, dès cette semaine.

Une bonne partie des élus de l’association ainsi que la présidente de Villes de France (ex-Fédération des maires des villes moyennes), Caroline Cayeux, adhèrent d’ailleurs à cet autre appel lancé le 6 septembre par l’association « Bleu Blanc Zèbre ». Après avoir publié cet été une tribune intitulé « Un nouvel état d’urgence pour la politique de la ville »  dans les pages de Libération, l’association fondée par Alexandre Jardin et présidée par Jean-Philippe Acensi, a réuni le 6 septembre plusieurs élus de banlieue dans les murs de la Fondation de l’ancien ministre de la politique de la ville, Jean-Louis Borloo, et en sa présence, pour lancer des « Etats généraux de la politique de la ville » qui pourraient se tenir à la mi-octobre à Grigny (Essonne).

« La colère des maires est froide, l’inquiétude est forte et généralisée, quels que soient les villes et les contextes locaux, le couperet est tombé sur des élus désemparés » déplorent les auteurs du texte qui, outre la baisse drastique des crédits, pointent également le non remplacement des contrats aidés qui va « créer du désordre social et générer des problématiques d’ordre public considérables ».

Dans ce contexte, des états généraux de la politique de la ville seraient consacrés notamment au soutien des acteurs associatifs, à la simplification de la rénovation urbaine, à la lutte contre le chômage et contre la délinquance… Un groupe de travail se réunira le 20 septembre pour valider le programme. Préalable exigé par les élus, « nous demandons un moratoire absolu sur les décisions estivales : les contrats aidés, le maintien des adultes-relais, la baisse des crédits aux associations… ».

Annulations de projets déjà validés

En colère également, les professionnels ne sont pas en reste. Déjà, début août, dans les colonnes de la Gazette, ils étaient montés au créneau pour dénoncer le décret du 20 juillet, s’inquiétant de « la douche froide » que cette annulation inattendue de crédits allait représenter pour les porteurs de projet. Dans un communiqué publié le 11 septembre, les mêmes professionnels de l’IR-DSU, tirent de nouveau la sonnette d’alarme et dénoncent le véritable « malaise » des professionnels. « Contrairement au discours national, soulignent-ils, il ne s’agit pas d’ajustements marginaux ». Et de pointer les conséquences « concrètes et lourdes » du décret du 20 juillet sur des politiques qui « bénéficient avant tout aux plus fragiles, dans les quartiers, dans les écoles ou auprès des plus démunis ».

« Coupes brutales et arbitraires », « projets de réussite éducative amputés », « situations financières inextricables qui vont entraîner des licenciements »… L’IRDSU liste l’impact de « ces choix imposés en totale contradiction avec les engagements pris par l’État et l’ensemble des signataires des contrats de ville il y a quelques mois à peine ».

L’association constate que « ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros de crédits qui sont annulés dans certains départements » et  « plus de 2 millions en Seine-Saint-Denis ». Face à ces annulations, « les préfectures annoncent aujourd’hui que des projets qui avaient été validés en début d’année, et donc pour beaucoup engagés depuis plusieurs mois, ne seront pas financés par l’État », rapporte l’IRDSU.

Elle rappelle en outre que cette baisse des budgets est couplée à la remise en cause des contrats aidés. « Sans ces outils, le développement social risque de s’affaiblir encore, la rénovation urbaine peut se déconnecter un peu plus des habitants, des chantiers d’insertion ou des actions éducatives peuvent s’arrêter définitivement, des jeunes demandeurs d’emploi et des chômeurs de longue durée peuvent se retrouver sans solution, des crédits européens importants peuvent être perdus… », craint l’association.

Du côté du gouvernement, la communication est réduite à son strict minimum, se limitant début septembre à évoquer une sanctuarisation des crédits des contrats de ville pour 2018. Une délégation de maires de banlieue devrait être reçue le 26 septembre, à la veille de la présentation du budget pour 2018, par Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires. Une date qui ne doit rien au hasard et qui donnera peut-être au gouvernement les moyens d’éteindre l’incendie.

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