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Education

Scolarisation des enfants de 2 ans : trois ans après, le dispositif manque toujours de souffle

Publié le 05/09/2017 • Par Michèle Foin • dans : France

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Abhiney / Wikimedia commons
Dans son dernier rapport, l’Inspection générale de l’Education nationale dresse un bilan mitigé de la scolarisation des moins de 3 ans. En cause, une ambition politique qui ne trouve pas de relais localement et des maires peu convaincus.

C’était l’une des priorités de la loi de refondation pour l’Ecole de la République du 8 juillet 2013 : scolariser à nouveau massivement les enfants de 2 ans, en donnant la priorité aux enfants issus des quartiers en Réseau d’éducation prioritaire (REP) et Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +).  Dans un rapport mis en ligne en août 2017, l’Inspection générale de l’Education nationale (IGEN) dresse un bilan mitigé de cette politique qui manque de souffle sur les territoires.

Un objectif atteint seulement à moitié

L’objectif affiché en 2015 était d’atteindre 30 % d’enfants de 2 ans scolarisés en REP et 50 % en REP+, dans l’optique de diminuer les conséquences scolaires des inégalités sociales. Dans les faits, il n’a été atteint qu’à moitié : à la rentrée 2015, ce sont 17,5 % d’enfants de 2 à 3 ans seulement qui sont scolarisés dans les REP et 22,2 % dans les REP+, contre 9,8 % hors éducation prioritaire.

Au niveau national, 11,5% des enfants de 2 à 3 ans ont pris le chemin de l’école, un ratio qui oscille entre 11% et 12% depuis 2011, contre 34,6% en 1999. De plus, seules 7% des classes accueillant des enfants de 2 ans sont dédiées spécifiquement à cet accueil, un ratio qui passe à 19,6% en éducation prioritaire (contre 2,6% hors de l’éducation prioritaire).

Le frein de la pression démographique

Pourtant, dés 2014, dans un précédent rapport, l’IGEN préconisait de favoriser des classes dédiées pour les moins de 3 ans. Une recommandation qui « n’a pas toujours été relayée, même quand des opportunités existaient, au motif qu’il est difficile de trouver des enseignants pour exercer auprès d’enfants de deux ans », regrettent les rapporteurs. Ils s’interrogent à juste titre sur la qualité de la prise en charge de ces enfants avec des plus grands, et recommandent des actions de formation spécifiques.

Selon les territoires, des obstacles très concrets ont certes pu freiner les bonnes volontés. Ainsi, dans l’Académie de Créteil, la pression démographique est telle qu’il est compliqué de faire de la place aux moins de 3 ans. Seuls 3,5% d’entre eux y sont en effet scolarisés, alors que les difficultés sociales le justifieraient largement. Des territoires ruraux connaissent également des taux de scolarisation très bas, le transport scolaire n’étant pas prévu pour les moins de 3 ans.

Dans certains cas, les familles elles-mêmes sont très réticentes au dispositif de scolarisation précoce, et les classes spécifiques peinent à se remplir. Le rapport cite ainsi l’exemple de l’école maternelle Charles Perrault, à Aulnay-sous-Bois (Seine Saint Denis), où il a fallu deux ans pour convaincre les parents du bien fondé d’une telle classe.

Les enfants, variable d’ajustement pour certains maires

Dans leur rapport, les inspecteurs pointent aussi la méfiance des maires, dont l’adhésion est « compliquée à obtenir ». « La scolarisation de ces enfants implique un travail partenarial important, des objectifs partagés, des investissements conjoints. Les fluctuations des politiques publiques sur cette question sensible ont conduit les maires à une forme de prudence », soulignent les rapporteurs. Pourtant, leur collaboration est essentielle pour mettre en place des classes adaptées aux petits en matière de locaux et de personnel, mais aussi d’organisation du temps périscolaire.

Ainsi, dans certains départements, la crainte d’une fragilisation des réseaux d’assistantes vient justifier les réticences à développer la scolarisation des enfants de 2 ans. Pour certains élus, « surtout des petites communes », soulignent les rapporteurs, l’accueil des moins de 3 ans sert de variable d’ajustement pour atteindre les seuils d’effectifs qui évitent les fermetures de classe. Dans ces conditions, leur accueil peut être fait en dépit du bon sens, avec des classes en étage, ou des salles de sieste et des toilettes éloignées, regrette l’IGEN.

L’accueil des tout-petits demande aussi l’aménagement de dortoirs pour permettre l’accueil l’après-midi. Bien souvent, la fréquentation scolaire n’est pas au rendez-vous faute de lits en nombre suffisant, remarquent les rapporteurs. La présence de dortoirs facilite également la fréquentation en milieu rural puisque les enfants peuvent ainsi rester la journée entière à l’école.

L’évaluation du dispositif, « angle mort du système »

D’une manière générale, la mission de l’IGEN déplore que la volonté politique du ministère de l’Education nationale ne trouve pas de déclinaison au niveau local. Dans bien des territoires, il manque « un discours plus général sur les enjeux de la scolarisation à l’école maternelle », et surtout, une évaluation de l’impact des classes dédiées aux moins de 3 ans, « un angle mort du système », dénonce les inspecteurs généraux. Difficile dans ce cas de convaincre les élus d’investir la scolarisation des moins de 3 ans : le recrutement d’Atsem supplémentaires, leur formation éventuelle, l’aménagement spécifique de classes dédiées aux tout-petits… tout cela a un coût qu’ils regardent à deux fois, faute d’arguments solides.

La nécessaire continuité des politiques éducatives

Au niveau national, les auteurs du rapport préconisent donc une « convergence » et une « stabilité des politiques publiques en la matière », appelant à laisser de côté les « partis pris ». Ils recommandent bien sûr à une évaluation de son efficacité avec le suivi de cohortes d’enfants bénéficiaires.

Ils encouragent l’organisation de comités de pilotage locaux des dispositifs pour les moins de trois ans avec la définition des modalités de repérage des publics cibles et des critères de sélection, le suivi et l’évaluation croisée des dispositifs.

Dans les zones rurales, les rapporteurs conseillent de s’appuyer sur le développement des conventions ruralité et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) « pour construire, en partenariat avec les collectivité, des pôles de scolarisation des deux-quatre ans, au sein de classes maternelles rénovées, répondant à des critères de qualité (équipement, personnel communal…) ».

Lors de sa conférence de rentrée le 29 août 2017, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, s’est dit favorable à la scolarisation des enfants de 2 ans, « notamment à destination des publics défavorisés » pour diminuer les écarts des acquis langagiers. On peut donc espérer que les écueils pointés dans ce rapport puissent être corrigés… et convaincre les élus.

 

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