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Santé

Enfin le bon plan contre les déserts médicaux ?

Publié le 05/09/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

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mac_filko CC by Flickr
La ministre de la Santé doit présenter fin septembre 2017 un nouveau plan de lutte contre les déserts médicaux, très attendu des collectivités.

Bousculer les lignes, être dans l’innovation. Ce sont les seules pistes qu’a laissé filtrer le cabinet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, concernant le plan de lutte contre les déserts médicaux qui doit être présenté à la fin du mois. Mais en additionnant les informations égrainées devant divers publics par l’exécutif, on peut en dégager les grandes lignes.

Comme annoncé pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) devrait doubler d’ici à 2022, passant de 1000 à 2000, et le numerus clausus (nombre d’étudiants acceptés en deuxième année de médecine) devrait être augmenté. Des simplifications administratives à l’installation et des délégations de tâches aux infirmiers ou aux pharmaciens, ainsi que le développement de la télémédecine devraient aussi être proposés. Enfin, Agnès Buzyn a évoqué devant des députés des « contrats de territoire » comprenant des incitations à l’installation.

Non au coercitif

Lors d’une rencontre entre l’Association des petites villes de France (APVF) et le cabinet de la ministre de la Santé, la possibilité d’obliger les médecins à s’installer dans les zones sous-dotées a été rejetée. « Nous ne sommes pas arc-boutés sur la coercition, explique Nathalie Nieson, chargée des questions relatives aux déserts médicaux à l’APVF. Mais il faut que nos concitoyens aient une réponse à leurs besoins en médecine générale, de spécialités et hospitalière. »

La maire de Bourg-de-Péage (Drôme) insiste sur l’« urgence, aujourd’hui et à moyen terme ». Le nombre de médecins généralistes proches de l’âge de la retraite ne fait qu’aggraver les craintes. « Les mesures doivent aller dans le concret, nous avons besoin de résultats, dans le rural, le périurbain et même en ville », résume Nathalie Nieson.

Aides à revoir

Créer de nouvelles aides à l’installation ou renforcer celles existant sera-t-il pour autant suffisant ? Certains en doutent (lire encadré). Ce type de dispositifs est en effet utilisé depuis des années sans que les résultats ne soient réellement visibles.

Une mission d’évaluation du Sénat a dressé, fin juillet, un état des lieux des mesures déjà prises pour lutter contre les déserts médicaux, notamment celles des Pactes territoire santé lancés par Marisol Touraine. Pour les auteurs, ces initiatives « répondent à des ambitions louables, mais souffrent de plusieurs carences : mises en place sans réelle stratégie globale, leur articulation est imparfaite et elles se sont superposées sans évaluation intermédiaire ». Concernant le point particulier des aides financières accordées aux médecins qui s’installent dans les zones sous-dotées, les sénateurs détaillent : « Leur bilan est plutôt modeste car le levier financier n’est pas décisif dans les décisions d’installation, mais leur légitimité demeure. »

Ces mesures, coûteuses, sont de plus en plus remises en cause par les collectivités. Certains territoires, pour attirer davantage que le voisin, se sont lancés dans une compétition : c’est à qui offrira le plus aux jeunes médecins. Toutes les propositions sont bonnes pour attirer la perle rare, mais souvent les résultats ne suivent pas sur le long terme.

Pourtant, parmi les propositions que les syndicats de médecins ont faites à la ministre lors des consultations, l’augmentation des aides arrive en tête. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) propose ainsi que les collectivités paient tous les frais des internes qui viendraient effectuer un stage dans une zone sous-dotée, ou qu’elles se chargent de trouver un emploi aux conjoints des médecins qui s’installeraient dans leur territoire. Pas sûr que les finances suivent…

 

« Il faut arrêter de laisser les médecins s’installer où ils veulent »

Laurent El GhoziLaurent El Ghozi, président de l’association Elus, santé publique et territoires (ESPT) et conseiller municipal de Nanterre (Hauts-de-Seine)

« Nous sommes l’un des pays du monde où il y a le plus de médecins. Pourquoi ceux que l’on forme ne vont pas où on a le plus besoin d’eux ? D’abord, il y a la stricte liberté d’installation, il n’y a pas de contraintes et l’incitation coûte cher. Il faut arrêter de laisser les médecins s’installer où ils veulent et leur permettre d’être conventionnés avec la Sécurité sociale. Il faut aussi dépasser la question de l’aide à l’installation pour avancer vers une organisation territoriale des soins et de la santé, coordonnée par les contrats locaux de santé. Les professionnels de santé pourraient s’appuyer sur eux pour leur projet d’installation, en s’intégrant à une organisation permettant le travail en commun. Cela renforcerait la responsabilité des élus qui devraient mettre en lien l’ensemble des acteurs de santé d’un territoire. »

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