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Sénat

La difficile équation d’Emmanuel Macron pour les élections sénatoriales

Publié le 24/08/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : A la une, France

sénat hémicycle - senat.fr
senat.fr
Les prochaines élections sénatoriales seront un test grandeur nature pour Emmanuel Macron dont les premières mesures agacent dans les collectivités. La République en Marche espère pourtant devenir le deuxième groupe au Sénat, derrière les Républicains.

La séquence politique de cette année présidentielle n’est pas encore tout a fait finie. Les élections sénatoriales sont au dessert de cette lourde année électorale. Elles se dérouleront le 24 septembre et remettent en jeu la moitié des sièges, soit 170 sur 348. Sur ces sièges, 136 sont pourvus au scrutin proportionnel et 34 autres au scrutin majoritaire.

Elus pour six ans par un collège de 162 000 grands électeurs, principalement des délégués de conseils municipaux mais aussi des conseillers régionaux ou départementaux, les nouveaux sénateurs sont généralement le reflet des élections municipales précédentes. Mais cette année, le cru pourrait être plus surprenant avec l’irruption de La République en Marche dans le jeu.

L’absence d’ancrage local de LREM complique la donne

A en juger par sa présence au Sénat lors de la conférence des territoires le 17 juillet dernier, un évènement rarissime pour un Président en fonction, Emmanuel Macron a d’ailleurs bien compris l’importance de prendre soin de la chambre haute. En effet, l’Elysée a besoin d’une majorité des 3/5 du Parlement, c’est-à-dire Assemblée nationale et Sénat réunis, pour faire adopter les réformes constitutionnelles.

L’hypothèse semble toutefois aujourd’hui peu probable. En effet, si les députés macronistes sont majoritaires au Palais-Bourbon, l’Elysée risque de pâtir de son absence d’élus locaux, un constat logique dans une institution qui représente constitutionnellement les collectivités territoriales.

Difficilement, un groupe de 29 sénateurs sous les couleurs du parti macroniste a été constitué après les législatives. Une nouvelle qui pourrait ne pas changer la donne aux élections sénatoriales puisque les deux tiers de ses membres quittent le Sénat ou voient leur mandat remis en jeu. François Patriat, le président du groupe vise en tout cas entre 45 et 50 sénateurs sous la bannière LREM.

Les estimations du Monde et de l’Observatoire de la vie politique et parlementaire sont pourtant plus optimistes. Dans une projection de ce que pourrait être le visage de la Chambre haute dans les années à venir, ils estiment que LREM est en mesure d’atteindre 74 à 79 sénateurs.

Ce résultat possiblement moins mauvais que prévu ne doit pas masquer les d’embûches sur la route de LREM vers le Sénat. Premier problème : à trente jours du scrutin, la liste des investitures n’est toujours pas close. Pour l’instant, 52 postulants ont été sélectionnés, loin donc des 171 sièges remis en jeu. Le parti mise surtout sur l’élection de sénateurs « Macron-compatibles » qui permettrait de composer ponctuellement des majorités suivant les projets de loi présentés.

Dans le viseur de LREM, se trouvent notamment les sénateurs de l’Union du centre qui devrait conserver ses effectifs actuels, probablement renforcé par le Modem pour atteindre le chiffre de 40-43 sénateurs suivant les projections du Monde.

Les collectivités inquiètes face aux premières mesures du gouvernement

Surtout, la principale épine dans le pied du Président sont les différentes annonces qu’il a faites aux collectivités, principales pourvoyeuses de grands électeurs. Les motifs de mécontentement sont très nombreux, à commencer par la baisse des dotations dans les collectivités dès 2017, contrairement à l’engagement de campagne d’Emmanuel Macron.

En pleine torpeur estivale, le gouvernement a en effet baissé brutalement les dotations de l’Etat de 216 millions d’euros. Une coupe directement faite dans les crédits de paiement de la mission « Relation avec les collectivités territoriales ». Pour les élus locaux, cette décision unilatérale remet en cause à la fois la confiance dans la parole de l’Etat et les projets d’investissement des territoires ruraux.

La baisse du nombre d’élus locaux, annoncée au détour d’une phrase lors de la Conférence nationale des territoires, a également laissé pantois bon nombre de sénateurs. Jacques Mézard, le ministre de la cohésion des territoires a clarifié le propos et expliqué que ce serait en premier les conseillers municipaux qui allaient être visés par cette réduction, « sans poser de problème considérable ».

L’exonération de la taxe d’habitation pour le 1er janvier 2018 par dégrèvement a également mis les nerfs des maires à rude épreuve. Si le dégrèvement est beaucoup plus favorable pour les collectivités que le choix de l’exonération, un temps privilégié par le gouvernement, celles-ci devront rester vigilantes sous peine de voir fortement leurs ressources baisser.

Enfin, la suppression de 139 000 emplois aidés, l’équivalent d’un tiers de ces contrats, a fâché dans les collectivités. Utilisant largement ce dispositif, elles risquent d’être fortement impactées par cette diminution alors même qu’ils permettent de soutenir l’emploi des publics les plus éloignés du marché du travail.

La droite en bonne position tandis que le PS veut limiter la casse

Sur les bancs de la droite, majoritaire au Sénat avec 186 sièges, les élus sortants se veulent rassurants. Leurs espérances sont en tout cas plutôt conformes aux projections du Monde qui estime que LR pourrait compter de 128 à 133 sièges.  « La France a été sous hypnose macronienne mais après une demi-douzaine d’annonces de l’exécutif contre les collectivités, les élus sont excédés » estime Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat dans les colonnes du Figaro.

Enfin, pour le parti socialiste qui dispose actuellement de 86 sénateurs, l’idée est surtout de limiter les pertes et de conserver au moins 60 élus. La partie risque d’être très compliquée puisque les estimations tablent plutôt sur un groupe composé de 58 à 63 membres.

Gérard Larcher pourrait garder la présidence

Au Front national, le parti de Marine Le Pen se veut réaliste. Estimant que les départements dont les sénateurs sont renouvelés sont moins favorables qu’en 2014 avec l’élection de 2 sénateurs FN, il vise surtout à mesurer son poids local. Stéphane Javier et David Rachline espèrent bien enregistrer une progression des voix parmi les électeurs des zones rurales.

Quant à la présidence du Sénat, Gérard Larcher (LR) est plutôt confiant. Le soutien des centristes et les résultats de la droite pourraient probablement permettre au sénateur de Rambouillet de se maintenir. A droite en tout cas, la voie est libre depuis la mise en orbite de Michel Mercier, pressenti pour intégrer le Conseil Constitutionnel avant de devoir renoncer pour cause d’emplois familiaux.

Seul François Patriat pourrait gêner Gérard Larcher si d’aventure, il parvenait à coaliser sur son nom les sénateurs du PS, de LREM et des « constructifs de droite » qui n’ont pas encore formé de groupe au Sénat.

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Commentaires

La difficile équation d’Emmanuel Macron pour les élections sénatoriales

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pov citoyen

25/08/2017 01h05

S’il n’est pas possible légalement de supprimer immédiatement cette institution couteuse et particulièrement inutile (le mot est faible) et mal gérée (il n’y a pas de mot pour qualifier cela), ne pourrait-on pas au moins supprimer les aberrations de gestion (comme cela n’est que partiellement abordé dans la loi de moralisation), de cumul, de dépassement de l’âge de la retraite, des indemnités et autres avantages d’un autre âge…. ne serait-ce que pour les nouveaux arrivants? Appliquons les jours de carence ou le retrait de salaire en cas d’absence à ces « fonctionnaires » rentiers.
Franchement, ce gaspillage colossal me désole profondément et fait honte à notre chère république.
Et on en rembauche ou renouvelle encore la chose en l’état à l’automne ….

sdm94

25/08/2017 05h02

Et pourquoi ne pas remplacer le sénat par une assemblée de citoyen tirés au sort : http://www.senatcitoyen.fr/

lecteur-gazettedescommunes

27/08/2017 11h14

A l’Assemblée Nationale les députés La République En Marche ne font pas de proposition de loi, ne rédigent aucun amendement, refusent de discuter des amendements des autres députés, prennent rarement la parole ni en Commissions ni en séance plénière. S’ils renoncent à leur droit de légiférer, alors pourquoi les candidats LREM se présentent-ils devant les suffrages des 162000 citoyens grands électeurs de France ? Pour une fois élus se rendre à Paris aux cocktails offerts par les grandes entreprises aux sénateurs ? La République En Marche est un parti qui trompe ses adhérents et ses électeurs.

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