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Transports

RER A : que faut-il attendre des travaux d’été sur cette ligne saturée ?

Publié le 01/08/2017 • Par Arnaud Garrigues • dans : Régions

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Les travaux ont commencé sur la ligne du RER A qui traverse d'est en ouest la région parisienne. L'objectif est de renouveler les voies et le ballast. Des travaux nécessaires mais qui seront surtout l'occasion d'accompagner d'autres mesures pour améliorer le fonctionnement de la ligne la plus fréquentée d'Europe.

Tout ce qui concerne le RER A est hors norme. Il s’agit en effet de la ligne de transport la plus utilisée du continent avec près de 640 000 voyageurs aux heures de pointe (soit plus que la population de la ville de Lyon !) et quelques 308 millions de voyages réalisés en 2016.

Ce lundi 31 juillet, les travaux qui viennent de commencer et vont bloquer le trafic entre les gares de Nation et de la Défense pendant 4 semaines présentent également des chiffres à donner le vertige : 400 personnes vont se relayer 24h/24 pour renouveler 3,7 km de voies et de ballast. La date a été choisie car c’est la période la plus creuse, le réseau connaissant une baisse de 30 % de sa fréquentation.

Le ballast ne jouait plus son rôle d’amortisseur

« La difficulté ne se situe pas au niveau technique, mais sur le plan de la logistique, avec près de 720 traverses et 1 500 tonnes de ballast à déplacer chaque jour », explique Philippe Martin, directeur d’exploitation des lignes de métro, RER A et B à la RATP. Ce chantier estival fait partie d’un programme pluriannuel qui prévoit de renouveler, d’ici à 2021, pas moins de 24 km de voies et de ballast (RVB) ainsi que 27 aiguillages entre Nanterre-Préfecture et Vincennes, pour un montant supérieur à 100 millions d’euros.

Mais il ne faut pas attendre de ce chantier une amélioration directe du fonctionnement de la ligne, nous confirme Philippe Martin. « Nous préférons prévenir plutôt que réagir », souligne-t-il. Ces travaux rentrent dans le cadre de l’entretien et de la gestion patrimoniale de ces infrastructures, qui sont détenues par la RATP, et pour laquelle la régie a signé un contrat quinquennal avec le IDF-Mobilités (anciennement le Stif). Ces voies et ballast avaient 40 ans d’âge et remontent à la création de la ligne A. « Le ballast ne jouait plus sa fonction d’amortisseur, car avec le temps, il s’érode », ajoute Olivier Duthuit, directeur en charge des infrastructures.
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Une batterie de mesures pour améliorer l’exploitation

Par contre, plusieurs autres mesures ont été prises pour améliorer la performance de la ligne A. Tout d’abord le changement du matériel roulant avec des trains à deux niveaux. La capacité de transport est ainsi augmentée de 30%, améliorant le confort des passagers.

Pour autant, cela ne résout pas tout, car la principale cause des retards sur cette ligne est liée aux irrégularités, qui viennent perturber le bon déroulement de l’exploitation : des passagers malades, des personnes qui bloquent la fermeture des portes et le retardent, etc… La RATP a donc misé sur un nouvel outil pour améliorer la fréquence de ces trains : le pilotage automatique (avec néanmoins la présence d’un conducteur dans la cabine de pilotage du train). « C’est lors du redémarrage d’une ligne, après une irrégularité, que ce dispositif est très intéressant, car tous les trains redémarrent de la même façon, ce qui permet d’avoir un redémarrage plus rapide », explique Philippe Martin. Et lors de cette phase de redémarrage, la surcapacité de 30% des rames à deux niveaux joue aussi un rôle très important pour absorber plus rapidement la foule.

Le pilotage automatique sur le tronçon central est en cours de déploiement depuis avril 2017 . Cette technologie doit permettre un gain de 2 minutes dans la traverse du tronçon central assure Philippe Martin.

Nouvelle grille horaire pour la fin 2017

Autre évolution qui va améliorer le fonctionnement de la ligne : la nouvelle grille horaire, qui a été définie avec les élus d’IDF-Mobilités et va entrer en service à la fin de l’année. Jusqu’ici, il passait un train toutes les 2 minutes en période de pointe (contre un train toutes les 4 min en période creuse). Paradoxalement, la RATP va réduire la fréquence de pointe, en visant un train toutes les 2 minutes et 20 secondes. « Cela va nous redonner une marge que nous n’avions plus », explique Philippe Martin, ce qui permettra d’absorber plus facilement les incidents. « Nous espérons ainsi passer de 50 000 à 65 000 voyageurs par heure et par sens », précise-t-il. La nouvelle grille prévoit aussi d’augmenter les dessertes en bout de ligne.

Enfin, d’autres petites améliorations seront également réalisées : un aiguillage supplémentaire à Charles-de-Gaulle-Etoile, ce qui facilitera la gestion d’incident, une nouvelle voie de garage à Chessy (Seine-et-Marne) ou encore un nouveau centre de commande unique à Vincennes avec tout le réseau Transilien. « Cela devrait nous permettre de gagner un ou deux points sur l’indicateur contractuel d’IDF Mobiltiés (ex Stif) qui juge de notre ponctualité», ajoute Philippe Martin. Un gain important, quand on sait que la gestion des colis abandonnés dans le cadre du plan Vigipirate a coûté 2,5 points sur la note de la ponctualité de la ligne. Chaque jour, ce sont 7 procédures liées à la découverte d’un colis qui sont déclenchés sur le trafic de la RATP, dont 2 sur la ligne A.

Reste à voir également si les gains générés par toutes ces modifications seront plus importants que l’augmentation de la fréquentation de la ligne, qui est régulière et s’est accrue de 20% en 10 ans.

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