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Santé

Bourses aux étudiants en médecine, un pari pour repeupler les déserts médicaux

Publié le 11/08/2017 • Par Olivier Descamps • dans : Innovations et Territoires, Régions

maison de sante de Civray
©CC du Civraisien.
Le département de la Vienne octroie une bourse aux futurs médecins, en échange de leur installation. Depuis 2009, 23 étudiants ont profité du dispositif.

[Vienne 433 200 hab.]
Une bourse d’une valeur totale de 38 400 euros contre sept ans d’installation en tant que généraliste libéral dans une « zone déficitaire » : tel est le deal que propose depuis 2009 le conseil départemental de la Vienne aux étudiants en médecine du centre hospitalier universitaire de Poitiers. Ils sont environ trois par an à intégrer le dispositif : ils perçoivent alors une allocation pendant leur cursus, à partir de la quatrième année (400 euros par mois pendant deux ans puis 600 euros pendant quatre ans) ou de la sixième année (800 euros par mois pendant quatre ans) (1).

Favoriser l’installation

Sur le principe, la mesure est similaire au contrat d’engagement de service public (CESP) déployé par l’Etat sur l’ensemble du territoire : une bourse de 1 200 euros par mois de la deuxième année (ou après) à la fin des études pour ceux qui s’engagent à exercer sur un territoire fragilisé, pour une durée au moins équivalente. « Sauf que le CESP ne permet pas de retenir les jeunes professionnels, notamment dans la Vienne, explique Anne-Florence Bourat, chargée des politiques de santé du département. Avec la bourse départementale, c’est nous qui définissons les zones particulièrement tendues. Et puis nos conditions d’attribution sont plus souples. » Par exemple, l’installation peut intervenir plusieurs années après la sortie d’études, et, en cas de défection, le remboursement de l’aide ne donne pas lieu à des pénalités.

La mesure n’a pas suscité de vocations à elle seule : l’essentiel des étudiants bénéficiaires couvait déjà le projet d’exercer en milieu rural, à l’instar de Julien Provost : « Notre activité est plus variée qu’en ville, nous touchons à de nombreuses spécialités, même si la charge de travail est importante. » Ce généraliste s’est installé en 2015 à Civray (2 700 hab.), commune dont il est originaire, au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire, avec d’autres confrères.
« La carotte financière ne suffit pas ; les jeunes médecins cherchent avant tout à exercer à plusieurs, note le président du Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants de Poitou-Charentes, Vincent Jédat. Se pose aussi la question de l’emploi du conjoint. »
Des enjeux bien cernés par le département, qui complète le soutien financier par un suivi personnalisé (mise en relation de médecins, coup de pouce pour l’insertion professionnelle du conjoint, garde des enfants…). Sur les 23 étudiants ayant intégré le dispositif, quinze se sont installés et quatre ont préféré rembourser. « Nous ne consommons pas toute l’enveloppe consacrée à cette action, regrette Anne-Florence Bourat. Nous réfléchissons à faire évoluer la formule, en jouant sur la durée de l’obligation d’installation. »

Elargir le dispositif

La collectivité a décidé d’étendre la mesure aux orthophonistes, dont la population est déficitaire dans la Vienne. Ainsi, pour les étudiants poitevins, l’aide s’élève à 22 800 euros maximum (300 à 500 euros par mois), en contrepartie d’un exercice libéral ou mixte en zone fragile pendant au moins cinq ans. Sur l’année 2016-2017, elle a concerné cinq personnes, pour sept candidatures. « C’est un vrai succès, poursuit la conseillère départementale. Par rapport aux médecins, il peut s’expliquer par le fait que les revenus de ces professionnels sont moins importants. » A terme, de futures sages-femmes, ergothérapeutes et masseurs-kinésithérapeutes pourraient également profiter du dispositif.

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Notes

Note 01 Le dispositif est également ouvert aux futurs chirurgiens-dentistes. Il est, par ailleurs, cumulable avec le CESP et les aides à la création d’entreprise. Retour au texte

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