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spectacle vivant

Les cirques avec animaux ont-ils encore droit de cité ?

Publié le 28/07/2017 • Par Brigitte Menguy Gabriel Zignani • dans : France

éléphant
Phovoir
Depuis quelques années, la place des animaux dans les cirques fait débat. Certains maires, équilibristes coincés entre éthique et cadre légal, montent des groupes de réflexion.

Elles sont près de 50 communes à avoir interdit l’installation sur leur territoire de cirques avec animaux sauvages. « Il y a une vraie prise de conscience des élus locaux sur la question du bien-être animal », se réjouit Muriel Arnal, présidente de l’association One Voice, qui a déjà remporté une victoire lors de la signature le 3 mai par Ségolène Royal d’un arrêté visant à une réglementation plus stricte des delphinariums pour une meilleure prise en compte du bien-être animal.

« Nous sommes en transition sur la question des spectacles avec animaux: vingt pays européens sur 28 les ont déjà interdits. La France ne pourra pas résister à ce mouvement plus longtemps, estime la présidente de l’association, qui fait pression sur les maires afin de les sensibiliser à sa cause. Nous avons mis à leur disposition un vade-mecum pour les aider à rédiger des arrêtés « anti-cirques avec animaux » ». Sauf que ces arrêtés d’interdiction sont retoqués par les préfets pour cause d’illégalité, comme à Fontenay-sous-Bois (53 100 hab., Val-de-Marne) ou encore à La Ciotat (34 700 hab., Bouches-du-Rhône). Une circulaire du ministère de l’Intérieur en date du 7 avril a même rappelé aux autorités locales que « dès lors que sont respectées les règles de sécurité afférentes à ces manifestations, ces commerçants, artisans ou entrepreneurs doivent pouvoir exercer leur profession ».

Un encadrement légal strict

Les conditions obligatoires imposées aux professionnels du cirque pour présenter et détenir un animal sauvage sont strictes. « Tous les dresseurs doivent détenir un certificat de capacité et les animaux sont soumis à de nombreux contrôles vétérinaires », rappelle Kévin Terranova, porte-parole du Conseil des sages du cirque classique français. Et d’ajouter que « si les gens jugeaient nos animaux malheureux, ils ne viendraient plus, car les animaux sont la vitrine du cirque. Or, nos chapiteaux font salle comble. »

La combinaison de la fragilité du cadre légal et de la tradition d’accueil des cirques avec animaux pousse certaines municipalités, soucieuses du bien-être animal, à rechercher d’autres options, comme à Strasbourg (275 700 hab., Bas-Rhin). « Plutôt que d’interdire la présence des cirques avec animaux sur le territoire de notre commune, nous préférons travailler avec eux dans une démarche constructive », explique Christel Kohler, adjointe au maire (PS), et chargée d’un groupe de travail sur la place de l’animal en ville.

Une priorité: le bien-être animal

Dans cette optique, plusieurs dispositifs ont été, ou vont être, adoptés par la ville de Strasbourg. Parmi eux, l’écriture d’une charte sur l’accueil des cirques, rappelant notamment la réglementation en vigueur et qui sera signée à la rentrée par la ville et les cirques concernés. En outre, la municipalité est en quête d’un lieu unique dédié à l’accueil de tous les cirques avec animaux, avec, entre autres objectifs, « l’optimisation des espaces extérieurs réservés aux animaux, afin qu’ils aient la place de se mouvoir », précise l’élue strasbourgeoise. Des visites de vétérinaires seront également organisées à intervalles réguliers. « Ils auront notamment pour mission de veiller à ce que des animaux en âge d’être mis à la retraite ne soient plus utilisés dans les numéros », ajoute-t-elle.

La question de la souffrance animale dans les cirques n’est pas étudiée de manière isolée: elle s’intègre dans la réflexion globale sur la place accordée à l’animal en ville, au même titre que les problématiques de régulation douce des populations de rats, de chats errants et de pigeons, de lutte contre l’abandon, de trafic d’animaux exotiques ou encore du contrôle de l’activité des abattoirs. Strasbourg a ainsi créé un groupe de travail dédié à ces préoccupations, au sein duquel sont, par exemple, débattus l’avenir du zoo de l’Orangerie et le sort de ses animaux.
La ville de Paris, elle, a mis en place en février une mission de réflexion sur la condition animale en ville. « Nous réaliserons un rapport d’ici fin novembre. Dans la foulée, une délibération reprenant différentes propositions devrait être soumise au vote des conseillers de Paris », annonce Jacques Boutault, maire (EELV) du 2arrondissement et membre de cette mission. Ces groupes de travail dédiés traduisent une meilleure prise en compte de l’animal par notre société . En février 2015, le législateur avait déjà troqué le statut de « bien meuble » de l’animal dans le code civil en un « être doué de sensibilité ».

« Nous n’avons pas, nous les maires, à empêcher les cirques de travailler »

Xavier Cadoret, maire de Saint-Gérand-le-Puy (Allier) et président du groupe de travail « fêtes foraines et cirques » à l’AMF

XAVIER CADORET- MAIRE

XAVIER CADORET

Quels sont les problèmes rencontrés par les maires lorsqu’ils accueillent un cirque sur leur commune ?

Dans le cadre d’une réflexion globale sur l’accueil des fêtes foraines et des cirques, nous avons, à l’Association des maires de France (AMF), réalisé une enquête auprès de nos membres. Elle nous a donné une vision plus objective de la situation sur le terrain: 54% des communes disent ne pas rencontrer de difficultés particulières avec les cirques. Toutefois, des points de tension existent, et les résultats de l’enquête nous ont permis de les identifier. Il s’agit de la gestion des fluides (eau, électricité…), des dommages causés aux terrains ou encore du choix de l’emplacement, un sujet très sensible pour les professionnels. L’enquête montre que, dans 41% des cas, l’emplacement proposé par la mairie se situe en périphérie et que les maires n’envisagent pas, pour 83% d’entre eux, d’en changer. Cette position risque de cristalliser davantage les relations avec les professionnels du cirque, qui, eux réclament de pouvoir s’installer en centre-ville.

Certains maires interdisent l’installation de cirques avec animaux. Quelle est la position de l’AMF ?

Notre position est simple: le droit, rien que le droit. Dans un courrier adressé aux associations de défense de la cause animale en janvier, notre président a rappelé « qu’il n’appartient pas aux élus de décider de la légalité ou non de la présence d’animaux dans les cirques, le traitement de cette question ne peut se faire qu’au niveau législatif ». Car, si nous sommes soucieux de la question du bien-être animal, la loi n’interdit pas la présence d’animaux dans les cirques et c’est la liberté d’installation des cirques qui s’applique. Tant que les professionnels respectent les règles et, notamment celles qui concernent les animaux, nous n’avons pas, nous les maires, à empêcher les cirques de travailler.

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