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Union européenne

« La question de l’euro est fondamentale dans la gestion quotidienne des villes »

Publié le 20/07/2017 • Par Augustin Musca • dans : Europe

EU flag
Jelle van der Wolf Fotolia
Maire (PS) de Coulaines (Sarthe), vice-président de l’Association des maires de France chargé de l’Europe, Christophe Rouillon a été nommé, fin juin, rapporteur de l’avis du Comité européen des régions et des villes sur le volet « Union économique et monétaire » du Livre blanc sur le futur de l’Union européenne. Pour La Gazette des Communes, il dévoile ses propositions pour les territoires.

Vous venez d’être nommé rapporteur du Comité européen des régions et des villes sur le volet « Union économique et monétaire » du Livre blanc sur le futur de l’UE. Quelles sont vos premières pistes ?

Je suis chargé de réaliser un avis qui sera adopté par le Comité des régions d’ici à la fin de l’année, au plus tard en décembre 2017, pour se caler avec l’agenda du Conseil européen qui adoptera le scénario d’évolution de l’Union européenne. Depuis sa création, l’euro est un instrument monétaire qui n’a pas été véritablement mis au service de l’économie réelle. On ne s’en est pas assez servi comme levier de croissance. Il recèle donc des fragilités eu égard aux écarts de compétitivité des Etats-membres. Le plan de sauvetage de la Grèce a été une mesure d’urgence, mais il ne permet pas de stabiliser, à long terme, l’économie européenne.

L’Union économique et monétaire est donc un sujet éminemment politique : quel rôle politique va-t-on donner à l’euro ? Comment va-t-on le mettre au service de l’économie réelle et de la cohésion des territoires ?

Quelles idées allez-vous apporter en faveur des collectivités territoriales ?

Je vais travailler en liaison avec Pierre Moscovici (PS), commissaire européen chargé de ces sujets (NDLR : il est en charge des affaires économiques et monétaires, fiscalité et Union douanière) et les rapporteurs du Parlement européen, comme ma compatriote Pervenche Bérès (PS). La France veut en effet jouer un rôle important.
Dans ces conditions, être membre du Comité des régions va me permettre d’apporter à la Commission et au Parlement des idées ainsi que le soutien des 5 000 collectivités locales d’Europe.

Quelques pistes émergent déjà, comme doter la zone euro d’un véritable budget qui permettra à l’UE de faire face aux enjeux et risques monétaires. Il nous faut ensuite réfléchir à des ressources propres de l’UE pour financer les nouvelles politiques publiques européennes et les investissements d’avenir. Par exemple, le domaine de la recherche qui a besoin de trouver une nouvelle architecture. Financer la relance de la croissance nous permettrait d’envoyer un message de consolidation et de soutien à l’ensemble de la zone euro.

Sa stabilité est en effet un gage de garantie pour les collectivités. Nous avons besoin d’une harmonisation des taux d’intérêt aujourd’hui différenciés selon les risques que les marchés financiers attribuent aux pays. De même, un-e ministre des Finances de la zone euro répondrait au défaut de fabrication initiale : le volet politique. C’est une fragilité qui a été observée pendant la crise grecque et qui pourrait se répéter.

Concrètement, qu’est-ce que cela changerait pour le maire que vous êtes ?

La question de l’euro est fondamentale dans la gestion quotidienne des villes : trésorerie, investissement… Grâce à l’euro, nous pouvons emprunter à hauteur de 2 %. C’est un élément extrêmement important pour soutenir l’investissement et réduire les coûts de fonctionnement. Le taux directeur de la BCE est regardé par tous les directeurs financiers des communes.

Reste à savoir quel sera le soutien de l’UE à la politique d’investissement des collectivités. Si je n’avais pas touché de fonds européens dans ma commune, j’aurais renoncé à la rénovation totale de la piscine municipale. Le million d’euros apporté par l’UE représente 20 % de l’investissement total.

Enfin, soumettrez-vous vos suggestions au bureau de l’association des maires de France ?

Bien entendu, je transmettrai l’information et la table-ronde sur l’avenir de l’Europe au congrès de novembre nourrira ma réflexion. C’est fondamental pour les collectivités la réduction des déficits. Ce n’est pas la même chose d’emprunter à 2 % ou 4 %. Ça change tout !

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