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Sport

Equipements sportifs : construire ou rénover, le dilemme des collectivités

Publié le 19/07/2017 • Par David Picot • dans : Dossiers d'actualité, France

Gymnase
Commons Wikimedia / Guillaume FRAISSE
Gymnases, piscines, terrains de football, courts de tennis... Les collectivités locales sont propriétaires de 85 % d'un parc sportif vieillissant, dans lequel quatre équipements sur dix ont été construits il y a près de quarante ans.

Cet article fait partie du dossier

Equipements sportifs : une nécessaire cure de jouvence

«La vétusté des équipements sportifs […] conduira les collectivités propriétaires à programmer, dans les prochaines années, des investissements considérables pour mettre en conformité les installations (sécurité, hygiène, santé) et moderniser leur conception », écrivait déjà la Cour des comptes dans un rapport (1) de 2009.

Une assertion qui, huit ans plus tard, n’a pas pris une ride ! Des terrains de football aux boulodromes, la France compte exactement 269 497 équipements sportifs (2).

Dans huit cas sur dix, ils sont la propriété de collectivités locales, principalement des communes et des intercommunalités. Et 42 % d’entre eux ont près de 40 ans ! Comme le rappelle l’Assemblée des communautés de France (ADCF) pour le cas des piscines, les constructions les plus vieilles du parc d’équipements sportifs français, « plus l’équipement est ancien, plus il est coûteux. Le renouvellement constitue un enjeu d’investissement majeur. »

Un chantier estimé à 21 milliards d’euros

La Cour des comptes estimait à l’époque à 21 milliards d’euros le coût du chantier : 6 milliards pour la mise aux normes et 15 milliards pour adapter les équipements aux nouvelles attentes des pratiquants. Combien aujourd’hui ? Adjoint au maire (LR) délégué aux sports et à la santé à la mairie de Marcq-en-Barœul (394 00 hab., Nord) et vice-président de l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes), Didier Ellart lâche : « C’est une montagne. Il faudrait un plan Marshall pour rénover nos équipements sportifs ! »

Le champ d’intervention des équipements dépasse très largement le cadre du sport : ils ont aussi un impact sur les loisirs, le tourisme, l’enseignement, l’insertion, la cohésion sociale, l’économie, la santé et l’aménagement du territoire.

Malgré toutes ces qualités, le sport ne fait pas l’objet d’une compétence obligatoire. Faute de chef de file, l’appropriation de cette question reste soumise à des choix politiques. Avec le risque d’être considérée comme une variable d’ajustement ou une option, d’autant plus dans un contexte économique contraint, qui a freiné les investissements.

« Entre les problématiques budgétaires et les lois successives, de nombreuses raisons laissent à penser que le sport doit être structuré à une échelle supracommunale, confirme Clément Thoraval-Mazéo, doctorant en sociologie (3) et directeur adjoint du centre aquatique de Neuilly-sur-Seine [62 300 hab., Hauts-de-Seine]. L’intercommunalité soulève des enjeux spécifiques et transversaux que la gestion communale seule ne peut pas gérer. »

D’après une récente étude de l’Andes, 88 % des intercommunalités interviennent donc sur la compétence « construction, entretien et gestion des équipements ». Les grandes régions s’impliquent également, à des degrés encore divers.

Conseiller régional (LR) du Grand Est et président de la commission « sports » de Régions de France, Jean-Paul Omeyer met l’accent sur une évolution importante. « Nous sommes désormais habilités à soutenir les rénovations et mises aux normes des équipements pour la pratique de haut niveau et pour la construction d’infrastructures sportives dans des zones qui en sont dépourvues. Nous intervenons donc en appui des collectivités locales, mais cet apport peut représenter un effet levier considérable », explique-t-il. Cette participation provient aussi parfois des départements, à l’image de celui du Nord qui met en place une politique de soutien à la création d’équipements sportifs de proximité.

Redémarrage des appels d’offres

Après quelques années creuses, les lignes commencent à bouger. « C’est en train de redémarrer, constate Patrick Bayeux, consultant en politiques sportives. Depuis quelques mois, nous voyons passer de plus en plus d’appels d’offres concernant des études de faisabilité et de programmation. Nous sommes sur une période plus propice au dialogue entre les différents acteurs, pour parler financement et cofinancement. »

A l’Andes, Cyril Cloup, directeur général, confirme être sollicité, notamment pour des équipements de proximité légers, type city-stades et skate-parks, « qui correspondent à une demande des populations ».

Du côté du ministère des Sports, la part « équipement » du Centre national pour le développement du sport (CNDS) est passée de 40 millions à 60 millions d’euros entre 2016 et 2017, soit une augmentation de 50 %.

Comment s’explique cette différence ? Dix millions d’euros ont été affectés aux infrastructures corses et ultramarines, et dix autres millions au titre du plan « Héritage 2024 » (4), destiné, justement, à la construction d’équipements légers, « permettant de multiplier les espaces de pratique au plus près de la population ».

Le candidat Macron avait promis d’améliorer le maillage des équipements sportifs et de rendre obligatoire leur réalisation dans les zones nouvelles d’aménagement. L’achat de créneaux horaires dans les équipements réalisés par des opérateurs privés devrait aussi être facilité, au même titre que la mise à disposition aux associations des gymnases des établissements scolaires. Le « plan Marshall » attendra.

Les piscines manquent de grands bassins couverts

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En France, la moitié des 4 700 piscines ou centres aquatiques, qui totalisent 6 800 bassins, ont été construits avant 1978. Dans huit cas sur dix, ils appartiennent aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale.

« Un tiers du parc est découvert, donc n’est pas utilisable à l’année, un autre tiers est constitué de bassins de loisirs ou d’apprentissage en basse profondeur, et un dernier tiers répond aux critères fédéraux, en permettant une pratique sportive et d’apprentissage de la natation tout au long de l’année, détaille Basile Gazeaud, à la tête du département territoires et équipements à la Fédération française de natation [FFN].

Les manques se font surtout sentir au niveau des surfaces couvertes à vocation sportive et d’apprentissage. » Avec nombre d’équipements qui apparaissent sous-dimensionnés. « Aujourd’hui, nous considérons qu’un bassin sportif de 25 mètres à quatre couloirs est totalement inadapté. Il sera aussitôt saturé dès son ouverture, car il est difficile de faire cohabiter en simultané les différents publics, à savoir les scolaires, les associations et les autres nageurs », reprend le spécialiste.

La FFN a fait ses calculs : pour répondre à la demande d’un territoire de 30 000 habitants, elle estime nécessaire de proposer a minima un bassin de 25 mètres avec six couloirs.

Contre les freins financiers des collectivités, elle actionne souvent le levier « CNDS », qui peut représenter 10 % du coût d’un projet. Ensuite, il faut veiller aux frais de fonctionnement car, pour un centre nautique, la note annuelle peut grimper jusqu’à 7 %, voire 10 % du coût de construction.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 « Les collectivités territoriales et les clubs sportifs professionnels, rapport public thématique », Cour des comptes, décembre 2009. Retour au texte

Note 02 Ministère de la Ville, de la jeunesse et des sports, mars 2017. Retour au texte

Note 03 Auteur de « Sport et intercommunalité : enjeux et retours d'expériences », septembre 2015, éditions Territorial. Retour au texte

Note 04 Plan « Héritage de la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ». Retour au texte

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