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Smart city

A la recherche du citoyen intelligent

Publié le 12/07/2017 • Par Romain Mazon • dans : Dossiers d'actualité, France

Smart-cities
WavebreakMediaMicro - Fotolia.com
L’ANTIC organisait, le 4 juillet, ses Rencontres Numériques, en proposant de réfléchir à la place du citoyen dans les démarches de villes intelligentes. Le journaliste-conférencier Francis Pisani et le consultant Fabien Cauchi, tous deux intervenants, rejettent les solutions technologiques toutes faites et insistent au contraire sur la nécessité de piloter des processus, questionnés en permanence.

Cet article fait partie du dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

Ils occupent des postes d’observation bien séparés et poursuivent des buts différents, mais Francis Pisani, journaliste, blogueur et globe-trotteur, conférencier, et Fabien Cauchi, président du cabinet conseil Métapolis, partagent au moins une conviction : la définition de la smart city n’existe pas. Ne vous contentez pas de slogans faciles ni de technosolutionnisme, pour construire les villes de demain, sont-ils venus dire, en substance, aux Rencontres numériques 2017 de l’Antic, l’agence numérique du Pays Basque, à Bayonne, le 4 juillet.

Les slogans et idées toutes faites empêchent de comprendre les évolutions en cours, sous couvert de leur simplicité apparente explique Pisani. Ainsi des termes « smart city » et « smart citizen » : pour le premier, il suppose que les villes du passé n’étaient pas intelligentes, ce qui est faux, tandis que le smart citizen, majoritairement, « n’existe pas ». « Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de modèle, ni d’ailleurs de définition de la ville intelligente », affirme le consultant. Et d’ajouter : « Pour moi, la ville intelligente n’existe pas, ou c’est un pléonasme. Mais oui, des projets permettent de rendre les villes plus intelligentes, sans toujours reposer sur la technologie ».

Ceci dit, s’essayant à définir ce qu’est une ville intelligente, « je retiens comme éléments fondamentaux : l’utilisation des technologies de la communication, le développement durable, la participation citoyenne, et la lutte contre les inégalités », expose Francis Pisani.

Fabien Cauchi ajoute : « Une ville est un enchevêtrement très complexe de strates anciennes, humaines, physiques, historiques, sociales… Vouloir le rationaliser est très présomptueux. Une collectivité, c’est un empilement de silos. Une ville intelligente, c’est la mise en réseau de ces silos », propose-t-il. Il s’agit alors répondre à la question suivante : « Comment améliorer la vie en utilisant les technologies, sans être asservis par elles ? Car la technologie ne peut pas tout résoudre, et peut aussi présenter des risques de fragilités » comme sous l’influence des hackers.

Datapolis ou participolis ?

Et les citoyens dans tout ça ? Francis Pisani, très sceptique sur les performances du centre de contrôle mis en place à Rio de Janeiro, rappelle opportunément que « les machines c’est très bien, mais ce ne sont pas elles qui vivent et font les villes intelligentes, ce sont les hommes qui y habitent. Il y a une tension entre datapolis et participolis, entre centralisation et autonomie, entre recueil massif de traitements de données et communication horizontale ».

Fabien Cauchi souscrit : « Pour qu’une ville soit intelligente, elle doit être ouverte aux individus, être collaborative. Pour cela, il faut partager la donnée ». Et surtout ne pas s’en laisser déposséder, alerte-t-il : « Des collectivités aux USA commencent à déléguer certaines tâches, sur la mobilité par exemple, à des opérateurs privés. La différence avec les opérateurs classiques, qui opèrent des réseaux physiques, c’est que l’opérateur qui gère des données possède un pouvoir très fort. Il faut donc conserver une maîtrise sur les données du territoire, acquérir de la compétence sur cette matière ».

Pour résumer, qu’est-ce qu’un citoyen intelligent ? « C’est un citoyen engagé, et les technologies peuvent l’y aider, répond Fabien Cauchi. A fortiori si un réseau de fablabs leur permettent de s’approprier les outils, pas nécessairement technologiques d’ailleurs. La ville intelligente permet aux citoyens de monter en compétence, sur les données aussi ».

Les technologies ne sont peut-être pas indispensables pour la participation citoyenne, mais elles démultiplient les capacités à agir. Et ont donné naissance au secteur des civic tech, un foisonnement de services et appli numériques déployés par des start up, des associations, ou des groupes d’habitants pour fédérer les initiatives, ou contribuer à la prise de décision.

Leur champ d’action ou leur objectif principal peut varier. Francis Pisani cite ainsi une classification en sept familles, mise au point par Armel le Coz, cofondateur du collectif Démocratie Ouverte et de la plateforme Parlement & Citoyens.

  • Les citoyens autonomes, qui s’auto-organisent
  • Les révolutionnaires, qui veulent hacker la politique
  • Les formateurs, qui veulent former les citoyens
  • Les transformateurs, qui travaillent de l’intérieur
  • La démocratie participative à l’initiative des collectivités et administrations, pour développer la participation
  • Les geeks, qui développent des plateformes et outils numériques
  • Les fédérateurs, qui organisent des événements, des rencontres, des débats.

Autant de démarches qui, partant du terrain, provoquent au moins deux conséquences : le décideur public doit composer avec des projets pour lesquels il a perdu son pouvoir d’initiative ; les citoyens ne sont plus contraints, individuellement, à adhérer globalement à un projet, mais peuvent n’accepter et soutenir que la part qu’ils considèrent valable. « Ce qui explique le marasme des partis politiques aujourd’hui », conclut Francis Pisani.

« La smart city, c’est l’open city »

Pour Fabien Cauchi, la smart city se définit moins par les technologies susceptibles d’être utilisées que par les données produites par ces mêmes technologies, qui permettent d’améliorer en permanence les services rendus. Mais pour être réellement intelligente, la ville doit être ouverte : « La smart city, c’est l’open city, qui travaille sur la valeur de la donnée », dit-il, en recensant six domaines dans lesquels une approche « open » permet d’atteindre l’objectif de ville intelligente :

  • Open hardware (comprenant l’ouverture des algorithmes) ;
  • Open API ;
  • Open innovation ;
  • Open source ;
  • Open data et standards ;
  • Open Gov

Au cœur de ces actions, la donnée : « Ce qui me paraît capital, c’est le service public de la donnée mis en place après la loi Lemaire. Il me semble tout à fait essentiel que les collectivités en créent une déclinaison locale, à l’échelle d’un territoire donné, conseille Fabien Cauchi. Cela impose d’établir la confiance, de sécuriser l’accès aux données, d’en garantir l’ouverture, et d’accélérer la réutilisabilité des données et des services. C’est à ces conditions que l’on peut créer des services d’intérêt général ».

Cet article fait partie du Dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

Sommaire du dossier

  1. Les intelligences de la smart city
  2. Data city : duel public-privé autour de la donnée locale
  3. Data city : A l’heure des data, « l’ubérisation » de l’intérêt général menace
  4. Data city : équipes, outils, budget…, à chaque collectivité son organisation
  5. Les grands moyens pour redynamiser une ville sur le déclin
  6. Data city : « Une nouvelle structure de confiance pour superviser le traitement des données »
  7. La smart city, à quel prix ?
  8. Les promesses à double tranchant de la ville intelligente
  9. Avec son contrat multiservice, Dijon dessine la ville d’après-demain
  10. Les collectivités locales méconnaissent les métiers du numérique
  11. « Permettre aux collectivités d’avoir accès à des données collectées par des acteurs privés »
  12. Les collectivités désarmées face à Uber et Airbnb
  13. A la recherche du citoyen intelligent
  14. La ville intelligente, une big mother en puissance ?
  15. Une smart city de 10 000 habitants, c’est possible et rapidement rentable
  16. La ville numérique : progrès social ou empilement technologique ?
  17. La smart city, ce n’est pas que pour les grandes villes !
  18. « Il faut rendre la smart city humaine »
  19. « Il faut créer un statut pour les données d’intérêt territorial » – Luc Belot
  20. La Smart city à la recherche de modèles économiques
  21. « La smart city doit être construite avec le citoyen » – Gaël Musquet
  22. La smart city, un concept qui a du mal à éclore
  23. Retour sur investissement : la smart city est-elle une bonne affaire ?
  24. Google, fournisseur officiel de services publics
  25. « Smart water » : comment le partenariat entre Veolia et IBM préfigure l’évolution des services urbains
  26. Maîtriser la donnée, un enjeu central pour la ville intelligente
  27. L’innovation ouverte, un concept au cœur de la ville intelligente
  28. Living Labs : l’innovation par l’usage
  29. Éclairage public : vous avez dit smart ?
  30. Les objets connectés, mais de quoi parle-t-on ?
  31. Objets connectés : de l’optimisation de coûts aux services de demain (1/4)
  32. L’entrepôt de données publiques-privées, prochain graal ou nouvelle usine à gaz ?
  33. Objets connectés : « C’est à chaque collectivité de définir les solutions qui lui semblent pertinentes » (4/4)
  34. Smart city, smart passoire potentielle
  35. Pense-bête pour sécuriser sa ville intelligente
  36. Objets connectés : le regroupement des données aide à mieux œuvrer pour le bien commun (2/4)
  37. Smart city : un portage politique fort pour monter des projets transversaux
  38. Objets connectés : un développement tous azimuts exige des démarches cohérentes (3/4)
  39. Smart city : la formation des agents, un passage obligé pourtant négligé
  40. Smart city : « Réfléchir avec attention, de façon collective et sciemment » aux objectifs assignés à la technologie
  41. La communauté urbaine de Lyon met les données au coeur de sa stratégie smart city
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