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Politique

« Les postes en cabinet sont un marchepied vers une carrière d’élu »

Publié le 07/07/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Assemblée Nationale
Richard Ying et Tangui Morlier via Wikimedia commons 3.0
Coauteur de "Métier : député", Sébastien Michon dirige, avec Willy Beauvallet, un ouvrage sur les professionnels de la politique dans les collectivités à paraître en octobre. Dans un entretien accordé à La Gazette, le politologue se penche sur la montée en puissance des collaborateurs d'élus au sein des exécutifs locaux.

Les législatives marquent-elles le reflux dans l’hémicycle des anciens assistants parlementaires et des ex-collaborateurs d’élus locaux ?

On observe un fort renouvellement. 72 % des députés élus au mois de juin siègent pour la première fois à l’Assemblée nationale. 25 % n’ont jamais exercé de mandat. Mais dans le lot, on retrouve des anciens assistants parlementaires comme Elodie Jacquier-Laforge (MoDem) qui œuvrait au Sénat auprès de la nouvelle ministre Jacqueline Gourault, avant de devenir lobbyiste pour la fédération des crèches. Il y aussi le cas de Marie Guévenoux, ancienne attachée parlementaire d’Alain Madelin et collaboratrice d’Alain Juppé. Et parmi les députés qui ont déjà été élus, on voit des profils proches. Je songe, dans le Haut-Rhin, au jeune maire LR et conseiller départemental de Wattwiller, Raphaël Schellenberger.

Comment s’explique l’essor des anciens assistants parlementaires et collaborateurs d’élus locaux parmi les exécutifs des collectivités ?

Les premiers assistants parlementaires basés en circonscription ont balayé le terrain et fait leur trou, à l’instar de François Fillon qui a été un précurseur à la fin des années 1970. Avec l’émergence des régions et le développement de l’intercommunalité, les postes de collaborateurs se sont multipliés. Les élus se sont constitué des staffs étoffés, au sein desquels travaillent parfois en réalité des collaborateurs des groupes majoritaires. Un personnel qui assure la communication des élus et étend leur présence. Il s’agit par exemple de faire tourner le journal municipal. C’est ainsi, qu’un peu partout, ont prospéré des petites entreprises politiques locales. Chacun y a gagné. Pour les élus, les collaborateurs ont formé une armée de réserve. Pour les collaborateurs, ces postes sont devenus un marchepied vers une carrière d’élu. Cela a été par exemple le cas de l’actuel secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner (LREM, ex-PS), ancien directeur de cabinet de Tony Dreyfus à la mairie du Xème arrondissement de Paris.

Le phénomène est-il plus fort à gauche qu’à droite ?

Pas particulièrement. A gauche, comme à droite, les organisations de jeunesse des partis sont un vivier de futurs collaborateurs. On peut citer par exemple à droite, Benoist Apparu, qui fut président des jeunes RPR (NDLR : ancêtre des Républicains) et assistant parlementaire du député-maire de Châlons-en-Champagne Bruno Bourg-Broc auquel il a succédé à l’hôtel de ville. L’ancien leader des jeunes centristes Damien Abad (LR) a aussi une trajectoire très ascensionnelle. Cet ancien collaborateur d’élu, originaire du Gard, s’est implanté dans l’Ain, bien aidé par son staff quand il était eurodéputé. Président du conseil départemental jusqu’à l’application de la loi anti-cumul, il devrait jouer un rôle important à l’Assemblée durant la mandature qui s’ouvre.

Les anciens collaborateurs politiques assument-ils tous leur pedigree ?

Non, Manuel Valls qui est ce que certains nomment un pur professionnel de la politique, ancien assistant parlementaire et collaborateur de Michel Rocard, puis de Lionel Jospin, se présente comme conseiller en communication. Député de l’Hérault jusqu’au mois de juin, Christian Assaf (PS) s’affichait comme cadre d’entreprise au motif qu’entre ses années de collaborateur de Georges Frêche (A l’époque où celui-ci était président de la région Languedoc-Roussillon) et dans le cabinet d’Hélène Mandroux (Au moment où celle-là était maire de Montpellier), il a travaillé deux ans dans un groupe de gestion de l’eau dont le capital est détenu à plus de 75 % par les collectivités territoriales. Au Sénat, Jean-Vincent Placé se présente comme directeur d’un centre de formation. Il ne précise pas qu’il a œuvré dans une structure bien particulière. Jean-Vincent Placé était le responsable du centre de formation des élus verts pendant 10 ans (entre 2001 et 2011). En clair : il était un permanent du parti.

Quel est le profil des collaborateurs d’élus qui font carrière ?

Les directeurs des cabinets parlementaires gèrent tout un petit monde et sont les interlocuteurs premiers des députés et des sénateurs. Ils prennent du galon. Après avoir accompagné leur parlementaire, ils finissent par voler de leurs propres ailes. Parfois, les successions se font très directement. On a vu par exemple Françoise Imbert, collaboratrice pendant trente ans du maire de Colomiers, devenir entre 2002 et 2017 députée de la circonscription de son ancien patron (PS).

Les anciens directeurs généraux des services des collectivités tirent-ils également leur épingle du jeu ?

On observe des passages de postes de DGS à des fonctions en cabinet, puis vers des mandats électoraux. C’est le cas, par exemple de Philippe Bies, qui a été député jusqu’au mois de juin. Secrétaire général d’une petite commune du Bas-Rhin, cet attaché territorial est entré au cabinet de la maire de Strasbourg Catherine Trautmann, avant de se faire élire.

Le non-cumul va-t-il, de manière générale, rebattre les cartes ?

Jusqu’à présent, très peu de gens sortaient de la sphère politique. La fin du cumul va augmenter la concurrence dans les territoires. Mais des maires restent très implantés à gauche, comme à droite. Après des législatives où les électeurs ont voté pour une marque nationale (La République en Marche) dans un contexte de forte abstention, ils pourraient se maintenir aux prochains scrutins locaux, à l’instar d’Alain Juppé, battu aux législatives de 2007, mais large vainqueur aux municipales de 2008.

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