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Parlement

Assemblée nationale : qui occupe les postes clefs ?

Publié le 29/06/2017 • Par Arnaud Garrigues Gabriel Zignani Isabelle Raynaud Jean-Baptiste Forray Marie-Pierre Bourgeois • dans : A la une, France

Assemblée Nationale
ActuaLitté via Flickr CC BY-SA 2.0
Après François de Rugy à la présidence du Palais Bourbon, place aux présidents des commissions, véritables chevilles ouvrières de la fabrique de la loi.

Après l’élection de François de Rugy au perchoir, les présidents des commissions permanentes ont été nommés le 29 juin. Initiateurs de la fabrique de la loi, les commissions accueillent 72 ou 73 députés, l’équivalent d’un huitième des membres de l’hémicycle. Elle sont le lieu de discussion et de travail des textes de loi avant leur vote en séance.

Lors d’une conférence de presse le mardi 27 juin, Richard Ferrand, le président du groupe majoritaire, a assuré que tous les postes à responsabilité détenus par les parlementaires LREM seront remis en jeu mi-mandat. Pour la première fois, quatre hommes et quatre femmes présideront les commissions.

Une ancienne avocate à la commission des lois

Elue députée dans la cinquième circonscription des Yvelines pour la première fois le 18 juin dernier – devançant au passage Jacques Myard (LR) et ses cinq mandats de députés -, Yaël Braun-Pivet (LREM) a exercé par le passé le métier d’avocate à Paris en tant que spécialiste du droit pénal général et du droit pénal des affaires.

Depuis 2014, elle avait rejoint le monde associatif et Les Restos du cœur. Elle y a, entre autres, mis en place des consultations gratuites d’avocats au sein de quatre centres d’accueil « afin de permettre aux plus démunis d’avoir un accès à leurs droits et à l’information juridique ».

Plus tard, elle a pris les commandes des réseaux « accès à la Justice » et « l’accès aux droits sociaux » pour que « de plus en plus d’accueillis ne voient pas leurs droits bafoués ». Elle était, d’autre part, jusqu’en mai dernier, la directrice du centre départemental de distribution des « Restos du cœur » de Sartrouville.

Celle qui se voyait dans un premier temps devenir membre de la commission des affaires sociales ne semble pas effrayée par la tâche qui l’attend, elle qui déclarait après son élection, sur BFM : « Dans nos vies professionnelles, on a tous commencé un jour. En tant qu’avocate, il y a bien un jour où j’ai plaidé pour la première fois. C’est comme ça qu’on apprend. Ça ne me fait pas peur. »

Ce qui tombe bien, car il va falloir entrer dans le vif du sujet rapidement. Les projets de lois rétablissant la confiance dans l’action publique arrivent. Ils sont en ce moment même disséqués par la commission des lois du Sénat. Ce projet est considéré comme le premier grand chantier législatif du quinquennat Macron. Les débats risquent d’être animés, puisque le texte concerne, notamment, la probité et la rémunération des parlementaires. Autre chantier d’envergure : le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.

Une pointure pour les finances

C’est Eric Woerth qui a remporté la mise de la très puissante commission des finances. Déjà membre de cette commission sous la XIVe législature, le successeur de Gilles Carrez (LR) a été précédemment l’artisan, lors de son passage à Bercy de 2007 à 2010, de la réforme de la taxe professionnelle, jugée catastrophique jusque dans son propre camp.

Celui qui a été soupçonné un temps de prise illégale d’intérêt dans une vente d’une partie d’un domaine public, a d’ailleurs indiqué dans la presse qu’il entendait marquer une rupture de style avec son prédécesseur, reconnu comme un excellent technicien et qui a montré durant toute la précédente législature son souci transpartisan de faire avancer certains dossiers, comme ceux de la réforme des valeurs locatives ou de la réforme de la DGF.
Eric Woerth entend bien, lui, redonner un sens plus politique que technique à chaque débat financier.

La commission des finances devra assurer la très délicate réforme de la taxe d’habitation qui fait grogner de nombreux maires.

Une territoriale à la tête de la Commission des affaires sociales

Pas de perchoir, mais patronne d’une commission. Battue dans la course à la présidence de l’Assemblée national, la députée du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon (LREM, ex PS) a été élue à la tête de la commission des Affaires sociales.

Cette ancienne adjointe au maire de Boulogne sur Mer (Pas-de-Calais) a rejoint Emmanuel Macron après avoir fait campagne pour Benoît Hamon. Depuis juillet 2015, elle était présidente du Haut Conseil du travail social (HCTS), créé en juillet 2015. Elle ne faisait néanmoins pas partie de la commission des Affaires sociales dans la précédente mandature.

Agée de 58 ans, cette fille d’ouvrier était, avant sa première élection à l’Assemblée en 2012, fonctionnaire territoriale au sein du conseil général du Pas-de-Calais. Elle aura comme dossiers prioritaires la poursuite de la réforme des minima sociaux, à commencer par le RSA.

Un homme du business aux affaires économiques

Parfait inconnu au Palais-Bourbon, le patron de la commission des affaires économiques, Roland Lescure (LREM) est un pur produit du nouveau monde macronien. Le petit frère (50 ans) de l’ancien « boss » de Canal +, Pierre Lescure, était jusqu’à présent vice-président de la Caisse des dépôts canadienne, où il émargeait selon Libération, à 1,7 million d’euros par an.

Diplômé de Polytechnique et de la London School of Economics, Roland Lescure a fait une croix sur son salaire en or pour rejoindre Emmanuel Macron. Elu député des Français expatriés en Amérique du Nord, il affiche volontiers des convictions européennes.

Collaborateur de DSK à Bercy, il a d’ailleurs participé à la mise en place de la monnaie unique. Roland Lescure a, ensuite, été notamment directeur général adjoint de Groupama. A l’instar de beaucoup des nouveaux hommes forts de l’Assemblée nationale, Roland Lescure apparaît éloigné des collectivités territoriales.

Un prof de collège aux affaires culturelles

Bruno Studer : ce professeur d’histoire-géo dans un collège en réseau éducation prioritaire à Strasbourg a été élu président de la commission des affaire culturelles. Ce rallié de la première heure à Emmanuel Macrona est un ex-UDI déçu par les « dysfonctionnements internes ». Elu dans un bastion détenu par la droite depuis 25 ans, c’est un des hommes de confiance parmi les réseaux locaux d’Emmanuel Macron en tant qu’organisateur de son meeting en Alsace en octobre dernier et en tant que coordinateur local d’EM !

Si les réseaux du cinéma et de la culture attendaient  la productrice Frédérique Dumas, fraîchement élue députée dans les Hauts-de-Seine, la valeur éducation l’a emporté dans une commission qui devra gérer la très délicate réforme des rythmes scolaires et le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones prioritaires.

L’ancienne secrétaire d’Etat à la biodiversité prend la commission développement durable

Barbara Pompili hérite de la présidence de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Pour l’ancienne secrétaire d’Etat à la biodiversité (de février 2016 à mai 2017) qui a eu bien du mal à exister dans le précédent gouvernement, occultée par l’agitation de sa ministre de tutelle, Ségolène Royal, c’est une forme de revanche. L’ancienne élue EELV diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille a su monter au bon moment dans le train de La République En Marche (LREM) et remporter les élections législatives dans la Somme.

Dans le domaine du développement durable, les textes emblématiques sur la transition énergétique et sur la biodiversité ont été traités par l’ancienne commission, et le nouveau gouvernement devrait principalement travailler à la mise en application de ses objectifs ambitieux.

Sur le dossier du logement, le très éphémère ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, avait annoncé qu’il n’y aurait pas de projet de loi dans l’immédiat. Les lois ALUR et Egalité et citoyenneté doivent encore être mises en œuvre. Il est donc fort possible que l’ambiance soit plutôt tranquille sur ce front.

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Commentaires

Assemblée nationale : qui occupe les postes clefs ?

Votre e-mail ne sera pas publié

pov citoyen

08/07/2017 11h03

Je suis d’accord avec cette remarque de prise en compte des CL à l’assemblée nationale; à la condition expresse de supprimer alors le sénat et ses pratiques d’un autre âge (pour faire court…).

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