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Développement durable

Economie circulaire : Nicolas Hulot veut « sortir d’une logique de gâchis »

Publié le 28/06/2017 • Par Arnaud Garrigues • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

nicolas-hulot
FlikrCC BY-NC-SA 2.0 nath4n!el
La tenue des 3e assises de l'économie circulaire les 27 et 28 juin à Paris a permis de sentir qu'une dynamique s'engage dans les territoires, mais qu'elle représente également un défi en terme d'évolution des modes de production et de consommation. L'occasion aussi d'entendre le nouvel homme fort du gouvernement sur l'environnement, Nicolas Hulot, s'exprimer sur un des sujets qui lui est cher.

C’était l’une des premières apparitions officielles de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et ce fut devant le public acquis à sa cause des 3e Assises nationales de l’économie circulaire, ce mardi 27 juin. Pas étonnant qu’il ait donc eu droit – à la différence des précédents ministres de l’Ecologie – à une salve d’applaudissements. L’occasion pour le militant écologiste qu’il sera toujours, de se rappeler le chemin parcouru, de ce temps « où on nous regardait comme des bêtes curieuses quand on parlait d’économie circulaire », à aujourd’hui, où ce concept « est en train de se déployer et de changer de dimension ».

« Composer avec un monde fini de ressources »

« Il s’agit de passer d’une économie de cow-boys à une économie de cosmonautes, qui doit composer avec un monde fini de ressources », a expliqué l’ancien animateur télé qui a conservé son sens de la formule. « C’est le seul modèle qui va nous permettre de sortir de cette logique de gâchis », a-t-il ajouté, sans pour autant faire d’annonces tonitruantes de nouvelles mesures.

L’actualité du ministre, outre le premier bras de fer remporté face au ministre de l’Agriculture sur les néonicotinoïdes, c’est bien sûr sa feuille de route en cours de préparation et qu’il a rendu à Edouard Philippe le 15 juin. « Évidemment, l’économie circulaire fera partie de la stratégie et des outils de cette feuille de route », a-t-il confirmé. Pas un mot par contre sur le  plan national pour le climat qui est également en cours d’élaboration et qui s’inscrit dans la dynamique lancée par le président Macron pour faire de la France l’un des pays de référence de la lutte contre le changement climatique, suite au trou d’air créé par la démission du président américain sur ce terrain.

Une nouvelle filière REP pour les verres plats

Au rayon des quelques nouveautés annoncées par Nicolas Hulot, on peut néanmoins évoquer une discussion en cours avec le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, pour venir en aide aux acteurs du recyclage des textiles. « Cette filière est en difficulté. Il faut qu’on la soutienne financièrement et qu’on réfléchisse à un modèle plus pérenne », a expliqué le ministre de la Transition écologique et solidaire.

Autre point qu’il a mentionné : la création d’une nouvelle filière pour les verres plats. « Nous signerons des engagements pour créer une filière de recyclage, avec des objectifs allant vers 40 à 50% alors qu’on ne recycle actuellement que 5% des verres plats. Il y aura notamment des clauses spécifiques dans les marchés publics », a-t-il précisé.

Revoir la fiscalité des déchets

Nicolas Hulot a également cité un travail en cours sur la fiscalité des déchets, avec les ministres Lemaire et Darmanin. « Il ne s’agit pas juste de créer une fiscalité additionnelle. Il faut une vision globale de la fiscalité. Elle doit servir à orienter les modes de production et de consommation mais n’a pas vocation à durer », a-t-il tenu à préciser.

Un travail qui sera notamment nourri par les travaux de l’Ademe  sur le sujet, qui ont été présentés par son président, Bruno Léchevin : « Nous étudions par exemple les effets de l’augmentation de la TGAP sur  le stockage [des déchets], ceux d’une TVA réduite sur les activités de réparation ou de la tarification incitative. Nous travaillons aussi sur de nouvelles incitations sur l’écoconception pour les industriels, pour favoriser l’allongement de la durée de vie des produits, en étendant l’écomodulation à toutes les filières REP et en les renforçant. »

Une étape charnière pour l’économie circulaire

Lors de son discours d’ouverture des Assises de l’économie circulaire, le président de l’Ademe a souligné que cette 3e édition constituait « une étape charnière, car nous devons accélérer la mutation de notre modèle (…). Il ne s’agit pas seulement de recycler plus, mais d’engager une évolution, pour ne pas dire une révolution, dans nos façons de produire et de consommer », a-t-il expliqué.

L’occasion également de saluer une bonne nouvelle : « Désormais, la transition vers une économie circulaire fait partie intégrante des agendas politiques, de notre législation, des stratégies de développement des régions, et plusieurs entreprises ont déjà pris leur propres engagements. Bien sur il reste beaucoup de chemin à parcourir. »

Les régions montent en compétence

Les régions  étaient présentes en force lors de cette manifestation, car la loi Notre a renforcé leur rôle en leur demandant de travailler à la fois à la planification en matière de gestion de déchets ainsi qu’à l’intégration de l’économie circulaire, qui est à la croisée des chemins de leurs compétences en développement économiques, gestion des déchets et formation. « C’est une opportunité de croissance, de développement local et de création d’emplois non délocalisables », leur a d’ailleurs rappelé Bruno Léchevin.

Les régions sont donc tenues de développer des stratégies d’économie circulaire sur leurs territoires. « C’est une opportunité d’associer développement économique, innovation et lutte pour le climat. Il s’agit de créer une véritable dynamique associant l’ensemble des acteurs du territoire », a détaillé Bruno Léchevin, reconnaissant que ce « changement dans les pratiques pose des questionnements ».

Huit régions ont d’ores et déjà signés des contrats d’objectifs régionaux pour l’économie circulaire (Codrec) avec l’Ademe, qui témoignent de leur montée en compétence, les cinq restantes prévoyant de le faire avant la fin de l’année.

Des labels économie circulaire pour les collectivités

Et pour les collectivités, une nouvelle opportunité se dessine : l’Ademe, qui appuie déjà les plans et programmes de prévention ainsi que les territoires “zéro déchet zéro gaspillage” souhaite poursuivre cette dynamique en lançant à partir de janvier 2018 une expérimentation avec dix collectivités volontaires pour mettre en place un label économie circulaire. « Il s’agira d’accompagner la structuration et la mise en œuvre de politiques énergie-climat-ressources intégrées », a expliqué Bruno Léchevin.

Mais l’économie circulaire n’implique pas que les acteurs publics, et le rôle des acteurs privés a été souligné lors des premiers débats, en pointant l’impact que pouvait avoir une meilleure gestion des ressources en terme de pression sur la ressource, d’économies à réaliser et de gains de compétitivité.

Une expérience a notamment été menée avec 49 PME qui ont pu réaliser 60 000 euros d’économies sur un an en moyenne grâce à une meilleure gestion de leurs flux. « C’est 10 fois le coût du diagnostic initial. Si on généralisait cette opération à toutes les PME françaises, ce serait plus d’un milliard d’euros qui serait économisé chaque année, quel beau gain de compétitivité », conclut Bruno Léchévin, qui souhaite que cette opération soit développée à grande échelle.

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Commentaires

Economie circulaire : Nicolas Hulot veut « sortir d’une logique de gâchis »

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Eleonore

29/06/2017 08h58

Pour régler le problème des déchets il faut
1-agir à la source
2-imposer des mesures compensatoires
Ainsi il est anormal que des villes supportent les nuisances des stockages des déchets alors que les villes déversantes devraient compenser le service rendu en plus des reversements des exploitants dont l’irrespect des normes est rarement sanctionné.
J’espère que les SRADDET seront enfin un peu innovant en la matière dans un pays ou l’on traite ses ordures comme au temps des romains !

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