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Parlement

François de Rugy, un régionaliste au perchoir

Publié le 27/06/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : A la une, France

Photo François de Rugy
François de Rugy
François de Rugy a été élu le 27 juin à la présidence de l’Assemblée nationale. Bon connaisseur du Palais Bourbon, dans la droite ligne réformatrice d’Emmanuel Macron, le député de Loire-Atlantique a aussi toujours milité pour une Bretagne agrandie et des régions fortes.

Après une campagne en coulisses menée tambour battant, François de Rugy a été élu Président de l’Assemblée nationale, souvent qualifié de « plus beau poste de la République ». Réélu dans un fauteuil avec 66% des voix lors des dernières législatives, dans la 1ère circonscription de Loire-Atlantique, sous l’étiquette LREM, son arrivée au perchoir à l’âge de 43 ans est l’aboutissement d’une carrière marquée par sa bonne connaissance du Palais-Bourbon et des choix politiques stratégiques.

Une carrière qui commence sous de bons auspices

François de Rugy s’éveille à la politique, à peine majeur, en 1991, et choisit de rejoindre Génération écologie, un mouvement fondé par des politiques qui auront un avenir national, comme Jean-Louis Borloo ou Corinne Lepage. Battu à la députation en 1997 à Nantes par un certain Jean-Marc Ayrault, ses réseaux lui permettent, sans jamais avoir travaillé ailleurs que dans le sérail politique, de devenir secrétaire général adjoint d’un groupe qui rassemble des écolos, des chevènementistes et des radicaux de gauche à l’Assemblée, en pleine époque « Gauche plurielle ».

En 2001, à la faveur des élections municipales, il se rapproche du maire de Nantes Jean-Marc Ayrault qui lui permet de devenir son adjoint, chargé des transports. Il lui offre aussi l’opportunité de devenir vice-président de la communauté Nantes Métropole.

De l’intérêt pour la transparence de la vie politique et la loi Notre

Six ans plus tard, il devient député à l’Assemblée grâce à un accord Les Verts-PS et se taille une réputation de politique intègre en publiant sur son blog, en 2009 l’usage de l’intégralité de ses indemnités de député. La montée en puissance d’Europe-Ecologie Les Verts en 2012 et sa réélection à la députation lui permettent de devenir co-président du groupe parlementaire EELV avec Barbara Pompili.

Député actif sous la dernière mandature, François de Rugy s’est fait remarquer par son activisme sur la loi Notre et sur les sujets liés à transparence de la vie publique. Dans nos colonnes, à l’occasion de la primaire de gauche à laquelle il était candidat, il dressait un bilan nuancé de la réforme territoriale portée par François Hollande.

« Il faut saluer la réforme de la carte intercommunale qui a été mise en place », soulignait-il, tout en rappelant qu’il avait « voté contre l’établissement des super-régions qui ne correspondent ni à un sentiment d’appartenance, ni à une logique de projet et encore moins à une logique d’efficacité ». Partisan du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, François de Rugy affiche, à l’instar de ses anciens camarades, des idées régionalistes.

Si la primaire organisée par la Belle alliance populaire lui a permis de gagner en notoriété, elle a aussi montré un certain sens de l’opportunisme chez le parlementaire. Alors qu’il s’était engagé à soutenir le vainqueur, il a rejoint Emmanuel Macron dès le mois de février. Un positionnement qui peut s’expliquer par le fait que François de Rugy n’avait pas été nommé ministre sous le quinquennat de François Hollande, tandis que ses compagnons politiques, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, avaient, eux, été appelés sous les ors ministériels.

Une feuille de route très ambitieuse

Il compte en tout cas placer son mandat sous le sceau de la probité. Sur sa page Facebook, il estime ainsi que « cette mandature doit être celle de la concrétisation de réformes démocratiques profondes trop longtemps repoussées : réduction du nombre de députés, introduction de la proportionnelle. »

Le nouveau Président de l’Assemblée nationale va même encore plus loin en souhaitant « moderniser un certain nombre de procédures obsolètes », comme les questions au gouvernement, « la principale occasion pour nos concitoyens de suivre l’actualité parlementaire », ou la création de nouveaux pouvoirs d’enquête.

Il souhaite également développer des « conférences parlementaires de territoires » qui permettront de réunir députés locaux, Présidents de commission et Président de l’Assemblée dans chaque circonscription.

Un très vaste chantier, compliqué à faire aboutir en moins de cinq ans alors même qu’il est possible que François de Rugy n’exerce pas son mandat plus de deux ans et demi. En effet, Richard Ferrand, le président du groupe majoritaire, a annoncé que la présidence de l’assemblée serait remise en jeu à mi-mandat.

Un siège au perchoir peut-être limité dans le temps, donc, qui se couple à une législature qui commence sous des auspices compliqués. Organiser le travail parlementaire, dominé par sept groupes, une première dans l’histoire de la Vème République, de nombreux députés néophytes et des personnalités médiatiques qui chercheront à prendre la lumière, comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen : la tâche devrait s’avérer ardue.

Le rôle du Président de l’Assemblée

Le Président du Palais Bourbon a plusieurs missions :

  • Comme son nom l’indique, l’homme au perchoir préside les travaux en veillant au maintien de l’ordre dans l’hémicycle, en ouvrant et levant les séances.
  • Il élabore la loi en envoyant les projets et propositions de loi pour examen aux commissions concernées.
  • Il a aussi un pouvoir de saisine auprès du Conseil d’Etat pour avoir son avis sur un projet de loi ou le Conseil Constitutionnel pour savoir si un projet de loi est contraire aux engagements internationaux de la France.
  • Le patron de l’Assemblée dispose également d’un pouvoir de nomination dans ces deux institutions mais aussi au CSA ou à la CNIL. Il doit être consulté par le Président de la République en cas de dissolution et le Premier ministre en cas de jours supplémentaires de séance.
  • Enfin, il préside le Congrès, c’est-à-dire le Sénat et l’Assemblée réunis à Versailles en cas de révision constitutionnelle.
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Commentaires

François de Rugy, un régionaliste au perchoir

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jojoduchato

28/06/2017 05h35

François de Rugy, un régionaliste au perchoir mais aussi une girouette !

Henri Tanson

28/06/2017 08h14

Régionaliste, européiste acharné… Pour lui, la nation France n’est pas essentielle. Comme les autres Verts, ll souhaite que la France disparaisse dans une Europe des nations, de plus en plus autonomes des Etats, et de plus en plus dépendantes de la politique de Bruxelles.
Nul doute que la loi sur le développement des langues régionales sera validée.
Mais le pire n’est jamais certain.
Mais déjà, quelqu’un qui soutient la loi NOTRé, ça ne donne pas une image très encourageante du bonhomme…

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