Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Analyse des inégalités

Les inégalités de la France d’en haut et de la France d’en bas, dans les communes de plus de 20 000 habitants

Publié le 23/06/2017 • Par Romain Mazon Valérie Schneider • dans : France

inegalites-communes
La Gazette
Dans les communes, un même degré d'inégalités peut rassembler des niveaux de revenus très différents, traduisant, selon les circonstances, soit une remarquable et sous-estimée mixité sociale, soit, à l’inverse, une certaine ghettoïsation (population majoritairement pauvre, ou, à l’inverse, riche). Plongée dans les données de l'Insee.

Cet article fait partie du dossier

Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche

 Qu’est-ce qui peut bien rassembler Mulhouse, Bordeaux et Levallois-Perret ? Un haut niveau d’inégalités de revenus. Mais si on regarde de plus près, les inégalités y prennent des formes bien différentes. Les villes les plus inégalitaires, comme les plus égalitaires, sont en effet loin de se ressembler. Pour le comprendre, nous avons mis en parallèle d’un côté un indice d’inégalités dit de « Gini » et de l’autre le revenu médian (voir notre méthode). Le résultat est édifiant

Les villes de notre classement montrent des aspects quasiment opposés : des villes « riches » au sens du revenu médian mais avec un fort taux d’inégalités, et à l’inverse des villes pauvres mais au niveau d’inégalité tout aussi fort. Les villes « homogènes » sont surtout celles ou les revenus de la population sont faibles (avec donc, des inégalités faibles). Les villes « riches » et égalitaires sont beaucoup moins nombreuses.

L’inégalité, fille de la mixité

Par conséquent, contrairement au discours ambiant, la mixité sociale existe toujours en France. C’est elle qui explique les inégalités : une population riche et une population pauvre se côtoient.

« Mécaniquement, dans les plus grandes villes, la probabilité d’avoir une population diversifiée est bien plus grande », indique Louis Maurin, directeur d’études au Compas et directeur de l’Observatoire des inégalités. « Pour partie parce qu’au fond, hormis quelques réfractaires, nombre de ces villes importantes ont mené une politique sociale de logement, quelle que soit leur orientation politique ».

Les logements sociaux y sont plus présents et attirent une population modeste qui, finalement, vit à proximité des plus riches. Les prix du logement, les politiques locales d’emploi, concourent également à la mixité des populations en termes de revenus.

Nos villes égalitaires en revanche, sont surtout des villes homogènes, ce qui n’est pas nécessairement bon signe ! Une partie d’entre elles ont laissé le soin aux communes voisines d’accueillir les plus pauvres, préférant l’entre-soi égalitaire, raisonnement surtout valable pour les villes riches et moyennes. Quant à nos villes pauvres d’en bas, il s’agit, ce n’est pas une surprise, des territoires les plus en difficulté de notre pays, car elles concentrent une population pauvre ou très pauvre, et les difficultés qui en découlent.

Le « club » des villes inégalitaires

Pour illustrer l’analyse, on distingue ainsi, dans le « club » très particulier des villes inégalitaires, Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, ville de banlieue parisienne où le niveau de vie médian (la moitié de la population vit avec moins, l’autre avec plus) par personne est très élevé : 30 000 euros par an. La ville est inégalitaire (indice de Gini : 0,35) car elle n’est pas uniforme : ses habitants riches cohabitent avec des pauvres.

Bordeaux (indice de Gini : 0,34) ou Toulouse (indice de Gini : 0,33), villes au niveau de vie moyen (aux alentours de 20 000 euros), font aussi partie de ce club.

Il s’agit souvent de villes de taille relativement importante, qui ont à la fois attiré une population aisée, mais aussi intégré une population défavorisée.

Mais, une partie des villes inégalitaires sont, à l’inverse, pauvres. Les inégalités y sont tirées par le bas. Mulhouse (Gini : 0,34), par exemple, compte près de 32 % de personnes pauvres au seuil à 60 % du revenu médian. Autrefois grand pôle industriel, la ville a souffert de la crise économique. Mais la présence de familles très riches suffit à creuser l’écart en termes de revenus.

Le « club » des villes égalitaires

Il existe aussi un « club » des villes égalitaires. On y trouve des villes riches, souvent de taille moyenne, qui abritent une population assez uniforme, de la classe moyenne à dirigeante. Exemple : Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines (Gini : 0,24), où l’on compte seulement 5 % de pauvres, près de trois fois moins que la moyenne nationale.

L’exemple de Rezé (Gini : 0,23), dans la banlieue de Nantes, illustre bien les villes au niveau de vie moyen. Souvent des villes de banlieue des métropoles dans des régions où l’industrie est relativement peu présente, situées dans l’Ouest de la France, et qui ont été plutôt épargnées par les conséquences de la crise.

Dernière catégorie : les villes pauvres égalitaires. Parmi elles, Grande-Synthe dans le Nord. Sa réalité sociale n’a rien à voir avec celle de Montigny-le-Bretonneux : le niveau de vie médian affiche 15 000 euros par an, deux fois moins ; six fois plus de personnes pauvres y vivent. Pourtant, notre indice d’inégalités y est presque le même (0,22) ! Dans ces communes, l’égalité se fait par le bas : les populations démunies sont nombreuses, mais surtout on y rencontre très peu de couches sociales favorisées.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons utilisé les données 2013 de l’Insee sur les revenus après impôts et prestations sociales par personne et par commune. Ce classement est fonction du niveau d’inégalités déterminé par l’indice de Gini (plus il est proche de un, plus les inégalités sont fortes, plus il est proche de zéro, plus les inégalités sont faibles) et du niveau de vie médian de la population fiscale. Nous n’avons retenu que les villes de plus de 20 000 habitants pour éviter des comparaisons entre des communes trop différentes. Nous avons exclu volontairement Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, première ville de ce classement. De même que quelques arrondissements parisiens si on les avait observés, Neuilly-sur-Seine concentre une extrême richesse, difficilement comparable aux autres communes.

Cet article fait partie du Dossier

Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche

Sommaire du dossier

  1. Pauvreté : en finir avec la politique de l’autruche
  2. Des pauvres de plus en plus pauvres, et des riches de plus en plus riches
  3. Niveaux de vie : comment se situe ma commune ?
  4. Ces quartiers où plus de la moitié de la population est pauvre
  5. Les inégalités de la France d’en haut et de la France d’en bas, dans les communes de plus de 20 000 habitants
  6. Pauvreté et inégalités : état des lieux dans les villes de plus de 20 000 habitants
  7. Combien de pauvres dans les 100 plus grandes villes ?
  8. Pauvreté et types de ménages : une typologie des intercommunalités
  9. Les pauvres seraient-ils encore plus pauvres dans les villes riches ?
  10. Inégalités territoriales : mieux se situer pour affiner ses politiques sociales
  11. Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France
  12. La pauvreté dans les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille
  13. Connaître les pauvres en France : typologies
  14. « La pauvreté ne se limite pas à la périphérie des villes ! » – Louis Maurin
  15. Où vivent les pauvres ? L’Insee infirme définitivement la thèse de la France périphérique
  16. « La lutte contre la pauvreté passe par des ajustements locaux » – François Chérèque, inspecteur général des Affaires sociales, président de l’Agence du service civique
  17. Inégalités : quels enseignements tirer du classement des communes ?
  18. Villes, périurbain, rural : quels sont les territoires les moins favorisés ?
  19. « La mesure la plus fine possible de la pauvreté est fondamentale » – Daniel Zielinski, Unccas
  20. Pauvreté : les acteurs locaux expriment leurs besoins en matière d’observation sociale
  21. ATD Quart Monde se félicite de l’abandon du « taux de pauvreté ancré dans le temps »
  22. Comment les villes observent la pauvreté de leur territoire
  23. Journée mondiale du refus de la misère : lutter contre les discriminations fondées sur la précarité sociale

Thèmes abordés

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Les inégalités de la France d’en haut et de la France d’en bas, dans les communes de plus de 20 000 habitants

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X