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Gouvernement

Quand Jacques Mézard dézinguait le nouvel ordre territorial

Publié le 23/06/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

jacques-mezard-une
Public Sénat
Lorsqu’il était sénateur, le nouveau ministre de la cohésion des Territoires multipliait les banderilles contre les supers-régions, l’arsenal anti-cumul des mandats ou même le projet de loi… Macron. Une manière pour ce radical du Cantal de défendre la ruralité. Morceaux choisis.

Parlementaire à l’ancienne, épris de joutes verbales, l’avocat de métier Jacques Mézard jouait les tontons flingueurs quand il siégeait à la chambre haute. En bonne place dans le viseur du patron du groupe RDSE : les grandes régions, la loi anti-cumul des mandats et le Haut conseil des territoires. Même le projet de loi Macron, dans sa version originelle, n’échappait pas à ce ball-trap ! Jacques Mézard fera-t-il preuve de la même liberté de ton au ministère de la Cohésion des Territoires où il a été nommé le 21 juin 2017 ? Si tel est le cas, cela pourrait déménager… Morceaux choisis de ses interventions au Palais du Luxembourg.

 Grandes régions

« Pour certains territoires comme celui que je représente, nous allons vivre non une fusion, mes chers collègues, mais une annexion d’autant plus insupportable que la voix de nos deux représentants sera étouffée, au mépris de notre histoire, de la géographie, de la proximité. J’aurai le privilège de représenter le département le plus enclavé de France, tant par rapport à Paris qu’à la future métropole régionale, à onze heures de train et neuf heures de route aller-retour. Ce texte est mortifère pour le territoire qui est le mien et la sensibilité politique à laquelle je suis profondément lié. » (28 octobre 2014)

Schémas régionaux prescriptifs

« Nous sommes non dans un projet de décentralisation, mais dans un projet de centralisation régionale. D’où l’excellente expression d’un député frondeur : « Vous avez aimé le jacobinisme national, vous allez adorer le jacobinisme régional ! » La liberté, c’est de mettre fin à la multiplicité de schémas nationaux, régionaux, départementaux plus ou moins prescriptifs qui sont devenus une entrave au développement. Le seul schéma qui nous manque, mes chers collègues, c’est un schéma national d’aménagement du territoire par l’État ! » (16 décembre 2014)

Haut conseil des territoires, instance gouvernement/élus locaux

« Nous avons refusé et refuserons encore et toujours la création de ce Haut Conseil des territoires. Heureusement, monsieur le ministre que nous étions là, car, sinon, je vous aurais souhaité bon courage pour supporter, au fil de chaque projet, les avis contradictoires des différentes associations d’élus ! Sous couvert de créer une instance consultative, le « cœur nucléaire » du Sénat aurait été vidé de sa substance, car nous sommes encore – et, nous le souhaitons, pour longtemps ! – l’émanation directe des collectivités. Quelle aurait été alors notre latitude d’action, à nous, Haute Assemblée, devant un projet de loi sur lequel le Haut Conseil des territoires, censé prétendument représenter les élus, aurait rendu un avis positif ? Nous voyons bien ce qu’auraient été les conséquences… » (19 décembre 2013)

Interdiction du cumul des mandats

« La suppression de tout cumul d’un mandat local exécutif avec un mandat de parlementaire était une aberration, et ce pour l’équilibre de nos institutions comme pour la représentation de nos territoires. Le Sénat, sur notre proposition, a supprimé le cumul des indemnités. C’est cela que souhaitaient nos concitoyens. Et qu’avez-vous fait ? Vous avez assez sournoisement entretenu la confusion entre le cumul des mandats et le cumul des indemnités ! Ce qui doit être dit, c’est que notre groupe a proposé d’interdire le cumul de mandats locaux comme celui de maire d’une commune importante, de président de communauté urbaine ou de métropole, comme à Lille, cumul considérable s’il en est ! Vous avez refusé cette proposition en renvoyant sa mise en œuvre aux calendes grecques. Ce qui doit être dit, c’est que vous considérez le cumul d’un mandat parlementaire avec les fonctions de maire ou d’adjoint d’une petite commune de quelques dizaines d’habitants comme une charge insupportable, trop lourde, alors que vous avez lamentablement reculé sur la question des incompatibilités professionnelles, pliant devant les avocats d’affaires, les dirigeants de grandes sociétés, y compris d’armement… » (15 janvier 2014)

Binômes homme-femme dans les cantons

« La naissance du conseiller départemental est vécue dans l’inquiétude et l’incompréhension dues à l’arrivée inopinée de deux faux jumeaux de sexe opposé. La solution la plus simple, celle qui aurait créé le moins de remous et qui aurait eu notre préférence, eût été, en conservant le système électoral actuel, de remodeler les cantons pour remédier aux déséquilibres démographiques.

Le système du binôme n’existe dans aucun autre pays du monde. La France innove, donne l’exemple et à cet instant je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler cette phrase de Jean-François Revel : “Depuis que la France rayonne, je me demande comment le monde entier n’est pas mort d’insolation”. » (13 mars 2013)

Loi Macron

« Une partie de la loi Macron contribuera à vider les territoires ruraux de ce qui leur reste de matière grise, de professions libérales et de cadres, au profit de structures financières logées à Paris et dans les métropoles. » (15 décembre 2014)

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