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Remaniement

Remaniement : un adversaire de la réforme territoriale à la Cohésion des territoires

Publié le 21/06/2017 • Par Arnaud Garrigues Hervé Jouanneau Jean-Baptiste Forray Marie-Pierre Bourgeois Romain Mazon • dans : A la une, France

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Public Sénat
L'ancien sénateur Jacques Mézard, qui ne partageait pas la philosophie de la la loi NOTRe, devient ministre de la Cohésion des territoires. Il sera secondé par un proche d'Emmanuel Macron, Julien Denormandie. L'ancienne dirigeante de l'Association des maires Jacqueline Gourault va, elle, épauler Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur.

Le gouvernement Philippe II a été annoncé mercredi 21 juin un peu avant 20h. Il comprend 19 ministres, dont 2 ministres d’Etat, et 10 secrétaires d’Etat, contre 18 ministres et 4 secrétaires d’Etat dans le précédent gouvernement. Gérard Collomb reste ministre de l’Intérieur et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics. Mais d’autres portefeuilles liés aux collectivités changent de tête. Revue de détail.

Jacques Mézard, un défenseur de la ruralité à la Cohésion des territoires

A la faveur du mercato du Gouvernement Philippe II, Jacques Mézard passe de l’Agriculture à la Cohésion des Territoires. Il succède à Richard Ferrand, empêtré dans une affaire. Une nomination qui pourrait présager un changement de ligne au chapitre local.

Au contraire de son prédécesseur et ami, le socialiste Breton Richard Ferrand, épris d’intercommunalité et de pouvoir régional, le radical et ancien sénateur du Cantal Jacques Mézard défend le binôme commune-département de la troisième République rurale. Il s’est opposé au rattachement de son département du Cantal à la super-région Auvergne/Rhône-Alpes et à la lointaine capitale lyonnaise. Il n’a pas voté la loi NOTRe au Palais du Luxembourg. Jacques Mézard n’en partageait pas la philosophie.
L’an dernier encore, le sénateur prônait, dans une proposition de loi, un assouplissement de la future carte intercommunale. Il ne ménageait guère la secrétaire d’Etat aux collectivités, Estelle Grelier… Homme de caractère, Jacques Mézard n’est pas du genre à mettre son drapeau dans sa poche.

Au contraire de l’autre cacique radical, le ministre des Territoires du dernier Gouvernement de François Hollande, Jean-Michel Baylet, qui s’est retrouvé « cornerisé » dans le réduit socialiste, Jacques Mézard a joué assez tôt la carte Macron. Comme un signe de son influence, c’est son groupe RDSE que le leader d’En Marche! est venu visiter juste avant sa déclaration de candidature le 16 novembre dernier.

Volontiers ombrageux et rugueux avec les représentants de la presse, Jacques Mézard possède le goût des joutes parlementaires. Libre penseur, proche de Jean-Pierre Chevènement, Jacques Mézard s’enorgueillit de présider un groupe qui, au Sénat, a porté de grandes lois de la IIIème République. Son propre père fut, à la Haute-Assemblée, le rapporteur de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse.

Entré au Parlement sur le tard (En 2008), l’ancien avocat Mézard a produit un rapport au vitriol sur le poids des autorités administratives indépendantes. Le patron de la communauté d’agglomération d’Aurillac, qui figurait dans le top 30 des sénateurs les plus assidus, a également multiplié les sorties contre l’interdiction du cumul des mandats.

Dressé contre le parisianisme et les technocrates de tout poil, l’élu de l’hyper-ruralité du Cantal, 69 ans, détonne parmi les jeunes communicants et chantres de la nouvelle économie qui font l’ordinaire d’En Marche !

Il formera un duo étonnant avec son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, qui envisageait à l’été 2014 de monter une start-up avec le futur Président de la République, Emmanuel Macron.

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Cohésion des territoires

 Membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron, cet ingénieur des Eaux et Forêts pensait donc lancer une start-up dans l’éducation avec Emmanuel Macron après son départ du poste de secrétaire général de l’Elysée. Mais il a finalement rejoint son mentor à Bercy en tant que directeur de cabinet adjoint.
Aux côtés d’Ismaël Emelien, il a lancé En marche !, en avril 2016, comme secrétaire général adjoint. A 36 ans, il ne dispose pas d’une expertise particulière sur la question des territoires et n’était pas membre du cabinet d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République.

Jacqueline Gourault, la voix des maires à l’Intérieur

La nouvelle ministre auprès du ministre de l’Intérieur Jacqueline Gourault (MoDem) est, au même titre que Marielle de Sarnez, une fidèle parmi les fidèles de François Bayrou. C’est aussi une sénatrice, élue locale de longue date (Depuis 1983). Son portefeuille n’a pas encore été précisé. Mais Jacqueline Gourault pourrait hériter des collectivités.

Au Palais du Luxembourg, cette sexagénaire, aussi énergique que prudente, s’est spécialisée sur ces questions. Elle a présidé la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation. Dans le sillon de François Bayrou, cette ancienne prof d’histoire-géo a plaidé pour la fusion des mandats départementaux et régionaux au sein du corps des conseillers territoriaux. A l’Association des maires de France, Jacqueline Gourault a présidé la puissante commission intercommunalité entre 2004 et 2014. Vice-présidente de l’AMF, elle défendait une voie médiane entre les tenants d’EPCI ultra-intégrés et la frange communaliste issue de l’Association des maires ruraux de France.

Quand son ministre de tutelle, l’ancien maire de Lyon, Gérard Collomb sera naturellement porté sur la défense des métropoles, la sénatrice du Loir-et-Cher incarnera davantage la France rurale. L’ex-première magistrate de La Chaussée-Saint-Victor pourrait aussi se faire la porte-parole des « petits » élus locaux dont elle a amélioré le statut, en compagnie du sénateur PS du Loiret voisin, Jean-Pierre Sueur.

Deux secrétaires d’Etat en renfort pour Nicolas Hulot

Sébastien Lecornu et Brune Poirson font leur apparition au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Ces deux secrétaires d’Etat seront placés sous l’autorité de Nicolas Hulot, ministre d’Etat, Elizabeth Borne conservant son poste de ministre des Transports.

Le portefeuille de ces deux nouveaux entrants n’a pas encore été annoncé, mais Brune Poirson, fraîchement élue (LREM) député de la 3e circonscription du Vaucluse devrait être nommée secrétaire d’Etat à la transition écologique.

Pas encore d’informations sur le rôle que jouera Sébastien Lecornu. Cet ancien maire de Vernon (Eure, élu en 2014) et plus jeune président d’un département – celui de l’Eure – est un fidèle de Bruno Le Maire, auprès de qui il a occupé la fonction de conseiller lorsqu’il était secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. Il fait partie de la nouvelle vague des élus de droite qui se rallie à Emmanuel Macron.

Ce proche de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, était déjà attaché au service d’un député de l’Eure à 19 ans.

Agé de 31 ans, il sera le benjamin de ce gouvernement.

Sera-t-il chargé de la rénovation thermique du logement, un des thèmes chers au président Macron, qui compte consacrer 4 milliards d’euros à cette action ? Cela pourrait être l’une des nouveautés de ce gouvernement.

Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances

Benjamin Griveaux faisait partie des jeunes loups du PS qui étaient restés aux portes de l’Assemblée nationale en 2012. Privé d’investiture, l’ancienne cheville ouvrière d’un club strauss-kahnien avait trouvé refuge au cabinet de la ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine, avant de perdre la vice-présidence du conseil général de Saône-et-Loire en 2015.
Il est alors allé dans le privé, tout en gardant une grande proximité avec la sphère publique, puisque bombardé directeur de la communication et des relations institutionnelles du groupe Unibail.

Benjamin Griveaux a pris une trajectoire ascensionnelle dans le sillage d’Emmanuel Macron, sur lequel il a misé parmi les premiers. Pièce importante du dispositif politique du Président de la République, il a été élu député de Paris dimanche 18 juin.

Beaucoup lui prêtent l’envie de se lancer dans la bataille des municipales dans la capitale, où son parti a exercé une domination sans partage aux législatives. En attendant, ses attributions à Bercy ne sont pas encore connues.

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