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Education

Réforme des rythmes scolaires : faute d’évaluations sérieuses, le gouvernement navigue à vue

Publié le 20/06/2017 • Par Michèle Foin • dans : France

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Le débat sur les rythmes scolaires a repris de plus belle, sans aucune évaluation pour étayer les propositions du gouvernement.

Le projet de décret du ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui prévoit la possibilité de revenir à la semaine de quatre jours ainsi que le décompte en demi-journées, a été rejeté le 8 juin par le Conseil supérieur de l’éducation. Coïncidence opportune, la veille, une synthèse du groupe de travail du Sénat consacré à la réforme des rythmes scolaires était dévoilée.

On peut y lire que « ne pas avoir prévu les modalités de son évaluation constitue l’une des erreurs de la réforme de 2013 ». Les mots du groupe de travail ne sont pas assez durs pour juger de la légèreté avec laquelle le gouvernement précédent a piloté la réforme des rythmes scolaires, selon « des injonctions répétées et contradictoires ».

Pas de groupes témoins constitués avant la réforme

« Il aurait fallu se donner le temps de l’évaluation », regrette Claire Leconte, chercheuse, spécialiste des rythmes de l’enfant depuis plus de trente ans. Or, une évaluation scientifique digne de ce nom requiert la constitution de groupes témoins avant la mise en place de la réforme. « Comme toutes les communes sont passées aux nouveaux rythmes, nous n’avons plus le niveau de base », ajoute-t-elle. Les analyses qui seront faites ne peuvent donc l’être qu’à un niveau très subjectif. « Chacun y va de son propre sentiment », regrette la chercheuse.

Pourtant, si la méthode était mauvaise, en 2013, les intentions de départ étaient louables: « Retrouver des rythmes scolaires mieux adaptés à l’objectif de réussite de tous », expliquait le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Car, en imposant la semaine de quatre jours dans son décret du 15 mai 2008, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, avait la science contre lui. En 2001, déjà, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans un rapport intitulé « Rythmes de l’enfant-De l’horloge biologique aux rythmes scolaires », concluait que si « la taille réduite des études » associées à de « grandes variabilités interindividuelles » donnait parfois des résultats contradictoires, aucun résultat, en revanche, ne plaidait « en faveur d’une telle organisation du temps scolaire ».

En 2002, l’inspection générale de l’éducation nationale qui évaluait dans un rapport les effets de la semaine de quatre jours conseillait, elle aussi, d’en stopper le développement « en l’absence d’études fiables sur les effets de cette organisation du temps scolaire sur les résultats et les comportements des élèves ».

Des rapports sans effet sur les décisions politiques

En 2010, l’Académie de médecine recommandait à son tour d’éviter la semaine de quatre jours, insistant sur son rôle néfaste « sur la vigilance et les performances des enfants ». Elle conseillait plutôt « d’aménager la semaine sur quatre jours et demi ou cinq jours » et « d’alléger le temps de présence quotidien de l’élève à l’école en fonction de son âge ».

En janvier 2011, le rapport de synthèse de la conférence nationale sur les rythmes scolaires remis à Luc Chatel arrivait aux mêmes conclusions: « La semaine de quatre jours à l’école primaire est inadaptée » et génère « fatigue des élèves et resserrement des enseignements ».

La plupart des travaux de recherche portent sur l’incidence des rythmes scolaires sur la vigilance des enfants durant la journée, à l’échelle d’une école ou d’une ville. Toutefois, aucune évaluation n’a encore été lancée pour mesurer leurs conséquences sur les résultats scolaires. « C’est très difficile à mesurer, sauf à suivre la même cohorte pendant plusieurs années », convient Claire Leconte.

Les rapports ont beau se succéder, cela ne semble avoir aucun effet sur les décisions politiques. Au grand désespoir des chercheurs et chronobiologistes.

 » J’ai du mal à comprendre cette acharnement. Je milite pour plus de souplesse dans l’organisation de la journée, avec une semaine s’étalant sur cinq, voire six jours, comme cela était possible avant 2008. Les décrets Darcos, puis Peillon et Hamon ont empêché les possibilités existantes sur une semaine de 5 jours en imposant de répartir le temps scolaire sur 8 puis sur 9 demi-journées » s’offusque Claire Leconte.

Même les sénateurs sont montés au créneau, réclamant de fonder toute nouvelle réforme sur l’expérimentation et l’évaluation, et de compenser l’éventuel retour à la semaine de quatre jours par la réduction de la durée de la journée scolaire et des vacances d’été.

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Commentaires

Réforme des rythmes scolaires : faute d’évaluations sérieuses, le gouvernement navigue à vue

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ssrw38

20/06/2017 09h47

Je ne suis pas du tout surpris. Après tout nous sommes en France et si l’évaluation des lois était prévue avant d’être mises en œuvre cela ce saurait, n’est ce pas ? Alors défaire sans évaluer n’est pas plus illogique pour nos élus. Déjà que si souvent elles ne sont même pas budgétées, tout ce qui importe c’est de mette sa ‘patte’, de laisser une trace de son passage aux commandes… si bref soit il ! L’intérêt pour le peuple français n’a que peu d’importance.

isabelle

20/06/2017 10h01

bonjour
les vrais experts sont les enseignants !! c’est eux qui constate la fatigue des enfants de même que inefficacité pédagogique des 4 jours et demi
la plupart des parents veulent revenir aux 4 jours ! partout ou les mairies organisent des sondages c’est une grande majorité pour le retour aux 4 jours
quant aux chronobiologistes comme par hasard encartés au PS ? En quoi leur parole aurait elle plus de valeurs que celle des enseignants et des parents ?
c’est bien gentil de venir observer des classes quelques heures mais ce n’est pas eux qui ont en charge des classes d’élèves
donc revenons a un peu de pragmatisme ! cette reforme couteuse n a pas fait progresser les élèves a coûté très cher et a généré beaucoup de fatigue !
UN RETOUR AUX 4 JOURS POUR TOUS !

martinrosco

21/06/2017 05h03

on ne parle que de textes de lois mais l enfant dans tout cela nous nous vivons tout les jours
le rythme des 4jours 1/2 ce T AP ou les enfants sont épuisés dans un climat d enervement excitation
on enchaîne matin cantinemidi ecole Tap garderie mm a 2 ans1/2
le mercredi matin ou on devait travailler plus se transforme en sortie ou piscine
on demande à cette génération trop ils ne savent plus jouer tout seul
on les encadre mm en famille…
ils finissent par ne plus se supporter tant le climat est lourd
revenir au rythme d entan nos anciens instituteurs et son école c était le bonheur

ROYNIN

10/07/2017 04h02

Il me parait bien dommage que sous prétexte que des instances n’ont pas été consultées, qu’on a pas évalué. on dénonce. Ces gens là ont du fric pour faire travailler leurs petits de quoi il parle.

Imaginez des parents qui tous les soirs doivent en plus de s’occuper des taches quotidiennes aider leurs enfants dans leurs devoirs.
L’enfant qui a classe cinq jours de suite, c’est une ineptie de dire qu’il est plus productif, pendant cinq jours d’affilé qui va me faire croire que l’on vit en permanence du lundi au vendredi sans être à flux tendu. Mardi soir on peut se dire demain s’est relâche.
Une pause en milieu de semaine renoue les liens familiaux avec les enfants, repose les neurones. Pas de stress pour l’enfant, pas pour les parents. les activités extra scolaires faites sereinement le mercredi après midi.
On me répondra les parents qui travaillent le mercredi comment ils font, un jour de centre de loisirs, et non cinq jours ou ils vont chercher leurs gamins à 18 heures à faire des heures supp pour toucher moins et se faire jeter. Il faut prôner les valeurs familiales, on ne fait pas des enfants pour que les autres fassent leur éducation.
Les enseignants qui leur demande leur avis, qui pour faire une leçon doit s’organiser pour l’inculquer et faire les exercices de suite, un programme qu’il doivent terminer en moins de neuf mois. Qui reçoivent des enfants cassés chaque matin. Qui reçoivent en pleine figure les incivilités des enfants.
Ne faut-il pas une pause à tous cela.
Nos parents avaient cette pause, sont-ils les plus mauvais.

Les élus maintenant, il faut appliquer l’état a dit, mobilisation d’un personnel, recherche de fonds.
Parce que quand toutes ces lois et décrets sortent je me demande si ces pondeurs et pondeuses s’inquiètent de l’application. Mais leur passage est dans le marbre. C’est à croire que l’on élit des gens qui se disent ils n’ont rien à faire dans les établissements publics ont va leur donner de quoi.

Arrêtons toute cette démagogie des commissions sensées faire avancer, donc depuis cette semaine de cinq jours est mise en place aucun membre de ses commissions n’ont sollicité un diagnostique.
Mais on revient au pourquoi cinq jours et on avance toutes espèces d’expertise qui font peur, pour nous faire avaler, la haute autorité du C n’a pas dit son mot.

Vous trouvez nos enfants plus sereins, vous trouvez que nos enfants sont plus à l’écoute, j’en doute ont n’a pas besoin d’être S qualité pour s’en rendre compte, allez dans la rue, dans les marchés, dans les écoles…
Nos enfants ont besoin de trouver confiance en leurs écoles, en leurs parents.
et je crois que la semaine des quatre jours peut fortement y contribuer.

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