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[Interview] Numérique

Société numérique : « Les collectivités doivent moins organiser que stimuler et réguler les nouveaux services »

Publié le 19/06/2017 • Par Romain Mazon • dans : France

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L. Fortunati
Les technologies numériques ne font pas que dématérialiser ou automatiser des services publics. Elles requestionnent aussi tous les acteurs qui font les services publics, élus et fonctionnaires. Thierry Vignon, ingénieur de formation et ancien DGS, aujourd'hui conseiller au CEA Tech, estime que les acteurs publics doivent se repositionner pour répondre à ces ruptures, technologiques et sociales, pour conserver leur légitimité. Interview.

Des voitures autonomes ou qui volent, des intelligences artificielles qui répondent à toutes nos questions, une production d’énergie durable qui sauvegarde le climat et l’air que nous respirons, des robots qui font le ménage chez les seniors, et une société qui valorise les démarches collaboratives et de partage… Voici le monde enthousiasmant que promettent les prophètes des lendemains qui chantent.

A l’inverse, d’autres font les comptes et prédisent que toutes ces innovations produiront un maelström social, entraînant la disparition de millions d’emplois, y compris dans le secteur public. Ainsi, le cabinet Roland Berger estimait, dans une étude récente, que 3 à 8 % des postes d’agents de la fonction publique d’Etat (40 000 à 110 000 postes) pourraient être affectés à court terme par l’automatisation, c’est-à-dire par la numérisation.

Sont principalement concernés les personnels administratifs et techniques, les secrétaires administratifs, les contrôleurs et techniciens ainsi que les ouvriers de catégorie C. Des profils que l’on retrouve à l’identique dans les collectivités.

Parallèlement, les géants du numérique et les start-up « disruptives », renversent les positions acquises, « ubérisent » le service public, sans souci de l’intérêt général. Une partie des décideurs publics semble tétanisée ; une autre voudrait pouvoir contrôler – ou bloquer – le mouvement.

Pour Thierry Vignon, ancien directeur général des services au conseil départemental de l’Isère, devenu conseiller auprès du directeur du CEA Tech – le pôle « recherche technologique » du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergiers alternatives -, il s’agit au contraire, pour les acteurs publics, de réinterroger leur rôle et leurs missions, pour renouveler le service public attendu par les citoyens.

Que bouleverse le numérique et les promesses d’innovation qu’il porte, dans l’organisation de l’espace public et les politiques publiques en général ?

Le numérique permet de transmettre instantanément et à moindre coût la parole, la musique, les images, et même des objets par l’intermédiaire des imprimantes 3D. Il permet de mémoriser, d’optimiser, de programmer, de développer de l’intelligence artificielle… A l’instar des autres technologies « génériques », celles qui diffusent dans tous les domaines d’activité comme les nanotechnologies et les nouveaux matériaux, il peut quasiment tout transformer lorsqu’on le combine à d’autres innovations.

Prenons l’exemple de la mobilité : trois ruptures technologiques vont bouleverser les déplacements. La première, l’internet mobile, permet déjà aux usagers et aux opérateurs de transport d’échanger entre eux en temps réel, donc d’optimiser leurs trajets et de partager leurs véhicules (covoiturage, auto-partage…).

La deuxième, le véhicule électrique, dont l’essor accompagne les progrès réalisés sur les batteries en matière d’autonomie et de coût, modifiera le rapport des citoyens à un objet devenu non bruyant et non polluant, donc la place de la voiture dans la cité.

La troisième, le véhicule autonome, donnera à un public élargi (incluant les séniors et les jeunes sans permis) un accès à des véhicules plus sûrs, plus partagés, et capables d’aller se garer seuls, là où il y aura de la place.  Ces trois ruptures, toutes rendues possibles par le numérique, vont révolutionner la mobilité au point de poser la question du devenir des transports collectifs routiers : dans quelques décennies, restera-t-il encore des bus ou des taxis avec chauffeurs dans des villes sillonnées par des véhicules autonomes partageables ?

Existe-t-il d’autres secteurs autant concernés ?

Plusieurs autres, comme celui de l’énergie où le numérique prend toute sa part dans les transitions en cours : le déploiement des énergies renouvelables, qui permettra de passer d’un modèle de production concentrée d’électricité (quelques dizaines de centrales) à une production diffuse, les toits, murs, parkings et même les chaussées étant mis à contribution pour produire de l’énergie solaire ; le développement de vecteurs de stockage (batteries, hydrogène…) pour adapter aux rythmes de consommation une production devenue plus intermittente et aléatoire ; et la gestion intelligente des nouveaux réseaux électriques, avec des algorithmes capables d’équilibrer à tout instant et à différentes échelles géographiques, des réseaux locaux qui privilégieront la régulation et l’auto consommation avant de solliciter le réseau national pour compléter leur propre production.

Ces points sont très discutés, certains disent que rien ne pourra remplacer complètement le nucléaire…

La production des énergies renouvelables est devenue compétitive, mais leur stockage coûte encore cher ; elles ont donc vocation à intégrer un mix énergétique incluant d’autres vecteurs moins coûteux à stocker ou modulables au fil des variations de consommation.

Pour autant, ne sous-estimons pas leur potentiel : l’énergie solaire reçue par nos routes est à elle seule supérieure à toute la consommation énergétique de la France. Et l’Institut National de l’Energie Solaire (INES) du CEA sait désormais produire des panneaux solaires de différents aspects et couleurs, capables de s’intégrer dans des ouvrages architecturaux et même dans nos baies vitrées. La révolution énergétique est engagée…

Dans ces deux exemples, la position des acteurs, et notamment des acteurs publics en charge de ces flux, change. Cela évacue aussi le besoin d’un organisateur central. Comment les pouvoirs publics sont-ils remis en cause ?

Dans un monde numérique où les distances sont « effacées », l’acteur public doit d’abord redéfinir ses usagers. En permettant de choisir son e-médiathèque partout en France, le numérique supprime en effet la relation exclusive avec celle de son quartier. Loin d’être délimité par des frontières, le nouveau territoire numérique est un « nuage » d’usagers, avec le risque (ou l’opportunité) d’une compétition entre collectivités, et la question du partage des coûts entre les usagers « étrangers » à la collectivité et les contribuables restreints à son territoire.

L’acteur public doit aussi se repositionner dans la chaîne de valeur. Le modèle du service rendu avec l’argent du contribuable est remis en cause par la pression sur la dépense publique et par l’augmentation du potentiel externe à la collectivité. La capacité contributive des « consom’acteurs », à la fois consommateurs et producteurs de services, est souvent supérieure à celle des salariés.

Dans le cas de la mobilité, les sièges vides des voitures en circulation, mobilisables à coût marginal, sont bien plus nombreux que ceux des transports collectifs qui épuisent les finances publiques. Les collectivités font-elles tout pour mobiliser cette ressource à bas coût ? En plus de produire ou organiser des services, elles doivent devenir des stimulateurs et des facilitateurs, faire preuve de créativité pour développer des formes de service plus économes, en renforçant dans ce but leur coopération avec le monde de la recherche et de l’innovation.

Finalement, la collectivité laisse faire la « multitude » et les entreprises, éventuellement en encourageant… et c’est tout ?

Non : stimuler, orienter et réguler, ce n’est pas « laisser faire » ! La fonction de régulation est notamment importante pour ne pas laisser les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) dessiner un paysage de services qui n’iraient pas dans le sens de l’intérêt général et de la protection des populations les plus fragiles. Changer de positionnement dans la chaîne de valeur ne signifie pas démissionner de son rôle de garant du bien-être de tous.

Dans le domaine du numérique, les collectivités publiques doivent d’ailleurs jouer un rôle central dans la collecte, le stockage et l’utilisation des données. Je fais davantage confiance à ma collectivité qu’à d’autres acteurs mercantiles pour valoriser et utiliser mes données personnelles à bon escient ; et lorsqu’elle aura développé une data-thèque publique éthique et sécurisée, c’est à elle que je donnerai le plus volontiers accès aux informations qui permettront à mes concitoyens de mieux vivre dans la cité : connaître les zones de pollution à éviter à vélo ou à pied, le taux de charge des transports collectifs, les possibilités de recharge d’un véhicule électrique, le voisin disponible pour faire les courses de ses parents vieillissants, etc.

Est-ce que ces démarches, qui font appel à « la multitude » sont compatibles avec l’exigence de qualité, de certitude, de continuité, que s’assigne le service public ?

Le service public n’a pas le monopole de la qualité. Des services privés faisant appel à la « multitude », comme Blablacar ou AirBnB, ont traité efficacement le sujet en donnant à leurs clients un pouvoir de notation. Le grand nombre de notes assure la fiabilité de l’évaluation, et le poids de la note permet de réguler la non-qualité. En comparaison, les processus de contrôle de certains services publics font parfois pâle figure : quelle est la proportion de services de transport scolaire contrôlés ?

Le sujet de la continuité et de l’équité est plus délicat, et il peut justifier une intervention publique sous différentes formes lorsque des secteurs géographiques ou des catégories de population risquent d’être oubliés. Mais ne sous-estimons pas le potentiel de la multitude : dans les agglomérations, la fréquence de passage des véhicules effectuant un trajet compatible avec une demande de covoiturage est souvent de l’ordre de la minute ; et en milieu rural elle dépasse rarement quelques dizaines de minutes.

Vous évoquez des domaines qui s’apparentent à des services de flux, comme les transports ou l’énergie. D’autres secteurs peuvent-ils être concernés par ces logiques, de stimuler, au lieu de faire ou faire faire ? On peut par exemple penser à la culture…

L’exemple de la culture est intéressant. Une grande partie du patrimoine culturel (immeubles, meubles, tableaux…) est par exemple détenu par des particuliers qui ne souhaitent pas être dérangés par des visiteurs. Le numérique offre la perspective de visites virtuelles non intrusives, et donne aux musées l’opportunité de devenir des « têtes de réseaux » pour découvrir le patrimoine privé environnant.

Dans le secteur social aussi, le numérique peut contribuer à développer des communautés locales de proximité, capables d’apporter à moindre coût les prestations qui ne nécessitent pas une grande technicité.

En définitive, tous les domaines de l’action publique peuvent attendre quelque chose du numérique, chacun devant être appréhendé avec ses spécificités.

L’interconnexion des données pose évidemment la question du risque orwellien. Comment l’éviter ?

Le risque est réel, et l’histoire de l’humanité regorge d’ailleurs d’innovations qui ont servi au meilleur comme au pire : les explosifs n’ont-ils pas permis de creuser des canaux et des tunnels, mais aussi de fabriquer des canons ? Pour autant, la peur n’évitera pas le danger ; nous n’arrêterons pas la vague numérique qui nous submerge car, pour obtenir leurs applications préférées, la plupart de nos concitoyens autorisent déjà les « GAFA » à accéder à une grande partie de leurs données personnelles, sans véritable garantie sur leur usage.

La réponse au « risque orwellien » est à mon sens de deux natures : d’une part une réponse technologique de sécurisation des données pour limiter les risques de piraterie, la notion de coffre-fort devant être désormais étendue aux données immatérielles dont la valeur ne cesse de croître ; et d’autre part une réponse éthique pour préserver l’identité et la liberté de chacun, la question de la propriété des données étant centrale, de même que la transparence de leur utilisation par ceux qui en réclame l’accès.

Sur ce plan, je préfère donner ma confiance aux acteurs publics soumis à un contrôle démocratique. Je crois aussi au pouvoir accru de la « multitude » des citoyens. Depuis le développement d’Internet, les désapprobations individuelles se transforment vite en révoltes de masses capables de faire reculer les plus grands. Le citoyen doit s’exprimer pour dire ce qu’il accepte et n’accepte pas, et le débat doit être éclairé par une analyse sérieuse des avantages et des risques.

A titre personnel, je suis prêt à informer ma collectivité de ma position géographique et de mes déplacements si cela permet de développer le covoiturage et de réduire la pollution et les « bouchons » de ma ville, à condition qu’elle me garantisse confidentialité, sécurité, et usage de ma donnée dans l’intérêt général.

Est-ce que ce n’est paradoxalement pas cette capacité d’expression, donc de prise de conscience de ce qu’il donne, qui fait que le citoyen rechigne à partager ses données avec la puissance publique ?

Les citoyens sont parfois paradoxaux : ils craignent l’Etat « Big Brother », mais la plupart d’entre eux fournissent des données personnelles à des entreprises qui échappent à leur contrôle. Une démarche pédagogique me semble donc nécessaire pour les informer de ce qui se passe déjà, pour leur rappeler qu’ils travaillent aujourd’hui pour des sociétés lucratives, gratuitement et sans le savoir.

Les données des GPS de nos voitures sur les trafics et les « bouchons » sont par exemple alimentées par la localisation de nos téléphones. Une fois qu’ils auront pris conscience de cette réalité, ils seront peut-être mieux à même d’apprécier le bien-fondé des demandes formulées par les acteurs publics pour améliorer le service public, et pour revendiquer un niveau de protection et de sécurisation cohérent avec celui qu’ils exigent (ou n’exigent pas) des « GAFA ».

Dans l’acceptation du partage de données avec des sociétés commerciales, le client obtient une « récompense » en échange de ses informations personnelles : une boîte mail gratuite, une réduction dans un commerce… Est-ce que le secteur public n’a pas à se poser la question de « la récompense » au citoyen ?

Plusieurs formes de récompenses sont envisageables, mais la première est l’amélioration du service public offert à tous. Si, avec de nombreux autres citoyens, je donne à ma collectivité accès au capteur de pollution que nous aurons demain dans nos smartphones, elle pourra guider les piétons et les cyclistes vers les itinéraires les moins pollués. Je figurerai parmi les bénéficiaires et serai donc récompensé. Lorsque je covoiturerai, si ma collectivité m’offre l’accès à des couloirs réservés et à des places de stationnement privilégiées, je serai aussi directement récompensé…

Il faut donc pouvoir prouver, en permanence ?

Oui. La collecte, la valorisation et le partage des données peut améliorer considérablement la qualité du service public et générer, en open data, d’autres services utiles au public ; mais il faudra le démontrer chaque jour pour que nos concitoyens continuent de donner aux collectivités un accès à leurs données.

Cette exigence renforce le besoin de dialogue entre les acteurs concernés : collectivités, entreprises, monde de la recherche et de l’innovation, et bien sûr usagers. Les collectivités ne savent pas toujours ce qui est possible ; les chercheurs ne savent pas toujours à quoi peuvent servir leurs découvertes ; et aucun d’eux ne sait exactement ce que le citoyen est prêt à accepter. Seul le dialogue permettra de dessiner un progrès humainement acceptable.

Aujourd’hui, le système démocratique permet aux citoyens de se prononcer sur un programme, dont ils peuvent juger l’application et l’évolution. Cela paraît plus compliqué dans un système beaucoup plus décentralisé, individualisé même. Comment l’organisation démocratique peut-elle continuer à être légitime, ainsi d’ailleurs que les agents publics qui aujourd’hui dépendent d’un statut qui garantit qu’ils respectent des valeurs (de neutralité, d’égalité d’accès, de transparence, d’intérêt général…) ?

Je n’ai pas le sentiment que ces révolutions mettent en cause le fonctionnement de la démocratie ni la nécessité d’avoir des agents publics pour garantir l’intérêt général. En revanche, cela change leur positionnement. Dans un monde en mouvement, nos responsables publics ne peuvent se contenter d’être à l’écoute des besoins immédiats des citoyens ; ils doivent aussi être visionnaires et pédagogues pour construire le service public du futur.

Et s’agissant des agents publics ?

Leur « métier » va changer. Nous n’avons déjà plus besoin de cochers, de pelleteurs de charbon, ou de télégraphistes ; demain, nous aurons peut-être moins besoin de fabricants de panneaux routiers ou de conducteurs de bus. Le rôle du service public sera probablement moins de fournir le service que de le garantir en activant des énergies extérieures à la collectivité.  Mais leur « vocation » perdurera : nous aurons toujours besoin d’agents publics pour organiser ou réguler la mobilité que nous devons à tous les citoyens et qui nécessite de partager des espaces communs.

Existe-t-il des pans de ce qui relève aujourd’hui du service public qui devraient être abandonnés compte tenu de ces initiatives, autour du partage notamment. A-t-on besoin de Bison Futé quand on a Waze ?

Bison Futé et Waze sont peut-être plus complémentaires que concurrents : le premier permet de bien choisir son jour et son heure de départ et, une fois parti, le second donne le meilleur itinéraire. Mais on peut prendre d’autres exemples : il fut un temps où il y avait un service public du télégraphe, dont nous n’avons aujourd’hui plus besoin ; où l’Etat s’impliquait dans la distribution du pain, aujourd’hui devenu abondant et accessible à tous ; où la construction du réseau téléphonique en milieu rural ne pouvait se faire sans un engagement financier massif de l’Etat.

Nous devons avoir la lucidité et le courage d’identifier les secteurs dans lesquels les acteurs publics n’ont plus ou ont moins besoin d’être présents, parce que l’initiative privée suffit ou qu’elle a juste besoin d’être régulée ; et inversement, savoir investir les nouvelles activités dans lesquelles l’absence d’intervention publique poserait problème, comme la desserte numérique à très haut débit, qui n’est d’actualité que depuis quelques années.

Est-ce que l’innovation par le numérique ne conduit pas à un techno-solutionnisme qui fait perdre de vue des choses simples, pour rendre les villes plus intelligentes ? Ainsi, en ville, il est plus efficace de développer le vélo pour transporter beaucoup de monde, qu’investir dans la voiture autonome…

Les solutions les plus adaptées ne nécessitent en effet pas toujours de technologie. Mais le vélo que j’utilise quotidiennement n’est pas adapté pour ramener un meuble ou véhiculer ma fille à quelques dizaines de kilomètres ; et pour éviter que tous les cyclistes occasionnels aient besoin d’acheter un vélo, il faut des outils numériques pour les partager, les localiser, les réserver, etc. Le développement de l’économie du partage et celui de l’économie circulaire, qui sont deux piliers du développement durable, passent par la technologie numérique.

Mais est-ce qu’en se focalisant sur une solution technologique, on n’oublie pas des « idées simples » ?

La technologie rend possible, mais l’être humain doit partir du besoin des usagers pour que le « possible » aille à la rencontre du « souhaitable ». Encore une fois, cette démarche nécessite un dialogue renforcé entre tous les acteurs du progrès : les collectivités publiques, les opérateurs de service, le monde de la recherche et de l’innovation, et les citoyens.

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