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Décentralisation

Enfant de la décentralisation, le Futuroscope fête ses trente ans

Publié le 13/06/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : Régions

futuroscope-2016
Futuroscope
Le Futuroscope souffle ses trente bougies. Pur produit de la décentralisation, le tout premier parc d'attraction français a permis à la Vienne, l'un des départements les plus ruraux de France, de trouver sa place dans la mondialisation. Si le "bébé" de René Monory a pu, un temps, inquiéter sur son avenir, il a su relever la tête en se modernisant.

L’image est belle. Tout le gratin de la Vienne et de l’ancienne région Poitou-Charentes réuni au Kinémax, le bâtiment emblématique du Futuroscope pour fêter ses trente printemps, en ce 31 mai.

Le tout premier parc d’attraction a mis les petits plats dans les grands pour son anniversaire. Au programme de la soirée entre spectacle de magie nouvelle et images d’archives, la venue de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ancien président de région ravit les élus locaux et les employés conviés. La fête est également placée sous le patronage de René Monory, initiateur du projet.

Le Futuroscope, outil pour moderniser une Vienne agricole

Mort en 2009, l’ancien « grand chef » de la Vienne, comme l’appellent toujours ses anciens collaborateurs est encore dans toutes les mémoires. Confronté à la désertification de son territoire, ce passionné de ce qu’on appelait alors « les technologies de l’information » et pas encore le numérique, voyage en Californie au début des années 1980. A la recherche d’idées pour la Vienne, son objectif était clair : « créer les conditions les plus favorables au développement d’un département rural en perte de vitesse ».

Euréka ! à l’exposition universelle de Tsukuba au Japon, lors de laquelle il visionne des images en 3D, une rareté à l’époque, qui l’impressionnent fortement. L’ancien ministre de l’Economie décide alors de lancer un parc de l’image pensé comme un observatoire du futur.
Imaginé à la fois comme un lieu de divertissement pédagogique et un technopole qui accueillerait une université et des entreprises de pointe, le Futuroscope est considéré par René Monory comme « un espace qui permettrait d’appliquer la devise Travail, loisir, formation ».

« C’était un projet un peu fou » dira-t-il rétrospectivement dans un pays qui n’accueille alors aucun parc d’attraction, avec dans le viseur, le souhait de sortir la Vienne de sa mono-activité agricole.

Un parc devenu le symbole de la décentralisation

La première pierre est posée le 11 décembre 1984 et profite à plein de la logique de la décentralisation, initiée par le ministre de l’Intérieur, Gaston Deferre à partir de 1981. A l’ouverture du Futuroscope en 1987, René Monory est devenu entre-temps ministre de l’Education nationale. Profitant de son exposition médiatique, le locataire de l’hôtel de Rochechouart se paie le luxe d’une inauguration aux côtés de Jacques Chirac alors Premier ministre.

Très vite, le succès est au rendez-vous et le Futuroscope dépasse le million de visiteurs en 1991. « Le pari du tourisme comme levier de développement de la région a été réussi. Il a été très précurseur sur cette question aussi. Personne ne parlait de développement territorial à l’époque », rappelle Serge Leccia, l’un de ses anciens collaborateurs au département, devenu depuis chef d’entreprise dans le technopole.

Difficile de se renouveler en pleine explosion des nouvelles technologies

En 1997 et alors que le parc a accueilli cette année-là plus de six millions de curieux, René Monory décide de se séparer de la gestion, convaincu que le département ne peut pas continuer à exploiter un parc à visée commerciale. Mais si le département reste propriétaire des murs, la décennie des années 2000 est compliquée pour le Futuroscope, dont le groupe Amaury prend alors le contrôle.

En cause, l’équipe départementale autour de René Monory qui est restée la même depuis le lancement du parc et qui avait « perdu le goût du challenge » à en croire un ancien collaborateur du département, qui évoque également des attractions longtemps plongées dans le formol.

« Je pense qu’il y a une dizaine d’années, tout le monde avait un peu oublié que notre objectif était de représenter la Vienne dynamique – du nom d’une des plus célèbres attractions du parc – et ça devient compliqué pour nous de faire vivre le Futuroscope quand les Français sont équipés de smartphones, alors que certains attractions n’ont pas bougé depuis 1992 », confie un employé dans les travées du parc.

Confronté à une baisse historique du nombre de visiteurs, le plus gros employeur du département coupe alors dans le vif : externalisation de 250 employés sur 1 300, baisse du tarif d’entrée, ouverture d’une discothèque et multiplication d’évènements très loin de la visée pédagogique instituée par René Monory. Et bouscule le conseil général. « Ils en ont fait une tête quand on leur a annoncé qu’on allait fêter Halloween dans le parc ! », explique Philippe Laffandre, alors directeur général du parc et ancien de EuroDisney.

Futur défi : attirer plus de touristes grâce à la région Nouvelle-Aquitaine

Le Futuroscope parvient pourtant à relever la tête depuis plusieurs années. Repassé sous pavillon public après sa vente par Amaury en 2002, détenu un temps à 70% par le conseil général et à 22% par la Caisse des dépôts, les actionnaires publics en cèdent finalement le contrôle à la compagnie général des Alpes en 2011.
Le département de la Vienne reste cependant toujours propriétaire du site, ce qui fait dire à Dominique Hummel, le président du directoire du Futuroscope, que « ce montage mixte-privé est assez original et fonctionne très bien ».

C’est aussi le renouvellement des attractions à destination des enfants et des adolescents ces dernières années qui a permis au parc de « devenir plus fun et plus familial » juge-t-il, égrenant avec plaisir le chiffre des 1,85 millions de visiteurs en 2016.

Le nouveau défi à relever, pour cet ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à la région Poitou-Charentes, « c’est surtout la question de l’attractivité touristique, la clientèle étrangère ne représentant que 10% de nos visiteurs ». « Avec Bordeaux en nouvelle locomotive de la région Nouvelle-Aquitaine, je suis assez optimiste », conclut-il.

L’histoire du Futuroscope, icône de la décentralisation, continue de s’écrire.

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