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Neige en Ile-de-France : examen des responsabilités et poursuite de la polémique

Par A. l'AFP

Publié le 10/12/2010

dans : Régions

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Deux jours après la pagaille due à la neige en Ile-de-France, le gouvernement, sous le feu des critiques, rejette, le 10 décembre, la responsabilité de l'événement sur Météo France, qui se défend d'avoir failli.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a demandé à l’Inspection générale de l’administration (IGA) d’analyser « les points forts et les points faibles des mesures prises » mercredi 8 décembre, et de « proposer les améliorations à apporter ».
L’IGA devra rendre un rapport d’ici trois mois et transmettre dès « la mi-janvier » ses « premiers éléments » sur « d’éventuelles mesures à prendre d’urgence ».

M. Hortefeux est au coeur de la polémique pour ses propos mercredi après-midi minimisant la situation, alors que des milliers de personnes étaient déjà coincées sur les routes par la neige. Vendredi 10 décembre, la presse française l’étrille avec humour, le qualifiant de « Bison pas futé ».

Au cours d’une réunion avec les principaux acteurs de cette crise, le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, leur a demandé sous dix jours des rapports de « retour d’expérience ».
« Mon intention n’est pas de rechercher les responsabilités. Mon objectif est de construire ensemble un dispositif fiable et efficace au bénéfice de nos concitoyens car de tels épisodes météorologiques pourraient se reproduire de plus en plus fréquemment », a-t-il insisté, soulignant que les mesures prises avaient au moins permis de « limiter l’impact » des perturbations et « d’assurer la sécurité de tous puisqu’aucun accident grave lié à ces événements n’est à déplorer ».

Le gouvernement cible Météo France
De nombreux automobilistes et routiers, coincés pendant des heures mercredi et jeudi, ont dénoncé un défaut ou une insuffisance de salage, l’absence d’information et d’assistance.
Le gouvernement avait réfuté toute défaillance jeudi 9 décembre avant que le Premier ministre François Fillon n’accuse Météo France d’avoir mal anticipé les intempéries. Des accusations qu’une source gouvernementale avait ensuite relativisées, assurant que « François Fillon y est allé un peu fort sur Météo France ».
La socialiste Ségolène Royal a demandé vendredi « des excuses publiques » du Premier ministre, dénonçant « l’inertie coupable » de l’exécutif.

Météo France s’est défendue dans un communiqué, assurant avoir « annoncé le phénomène dès le mardi » à 16H00 et placé la région en vigilance orange en annonçant « des hauteurs de neige de 3 à 7 cm, avec localement 10 cm sur l’Ile-de-France ».
Et mercredi, alors que la neige tombait, « Météo France a réévalué sa prévision, indiquant que les hauteurs devraient être supérieures à son évaluation initiale », expliquant qu’il « est encore très difficile (…) de prévoir avec exactitude les quantités qui vont tomber et, a fortiori, leur tenue au sol, déterminante pour les transports ».

Face aux accusations gouvernementales, le personnel de l’organisme météorologique est « abasourdi et plutôt en colère, avec une véritable incompréhension », selon la CGT tandis que la CFDT réclame « des excuses publiques » du gouvernement.

Vendredi, les conditions de circulation étaient normales en Ile-de-France, à l’exception de quelques axes routiers en raison de plaques de neige compactes et glacées, a indiqué le Centre national d’information routière (Cnir).
A la RATP comme à la SNCF, le service était normal sur l’ensemble des réseaux.

En Eure-et-Loir, les interdictions de circulation prises les jours précédents ont été levées et un arrêté préfectoral autorise à nouveau tous les véhicules, quelque soit leur tonnage, à circuler sur l’ensemble du réseau routier du département.

Les pompiers professionnels dénoncent « l’impréparation » aux intempéries

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a dénoncé le 10 décembre dans un communiqué « l’impréparation et le manque de coordination du dispositif national » pour faire face aux récentes intempéries.
La FNSPF, qui dit représenter la majorité des 240.000 pompiers civils professionnels et volontaires, assure qu’encore « une fois, les dégâts causés ont été largement aggravés par l’impréparation et le manque de coordination du dispositif national ».
Les sapeurs-pompiers « appellent les pouvoirs publics à placer les questions de sécurité civile au rang des préoccupations nationales prioritaires, et à dépasser le trop fort cloisonnement entre les services de l’Etat, des collectivités territoriales, et plus généralement entre les acteurs concernés par la réponse aux crises ».
La fédération demande de « définir, ensemble, un dispositif efficace d’anticipation et de préparation, de clarifier les règles de pilotage de notre réponse aux crises, et mieux définir les procédures et le partage des compétences ».

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  1. ssrw38

    14/12/2010, 09h03

    Je pense que les pouvoirs publics et autres pévisionistes météo ne peuvent pas toujours empêcher les éléments naturels
    La neige était prévue et combien d'automobilistes de routiers ou de deux roues avons nous vus patiner, bloquer la circulation... donc aussi les services publics qui auraient du passer avec saleuses et autres chasse neige. Et une fois la circulation arrêtée on doit attendre que la neige ou le verglas fonde.. Même les bus sont empêchés de circuler.
    Donc si véhicule équipés on sort sinon on prend le train le métro les skis ou on va a pied
    Soyons tous responsables avant de chercher le coupable dans les collectivités et autres services publics (à moins d'etre prêts à en payerl e prix via les impôts).

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