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Prévention des risques

La « salle de shoot » s’installe dans le paysage parisien, après huit mois

Publié le 02/06/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : Actu prévention sécurité, Régions

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Isabelle Raynaud
Si la mairie de Paris a tiré un bilan positif, après six mois, de l'installation de la première salle de consommation à moindre risque dans la capitale, de nombreuses difficultés perdurent.

Ce qui frappe quand on passe dans la rue Ambroise-Paré, huit mois après l’ouverture de la salle de consommation à moindre risque (SCMR), surnommée la « salle de shoot », c’est que la grande majorité des banderoles a disparu. Là où elles s’affichaient, la veille de l’ouverture, à une moitié de fenêtres en face de la salle, il n’en reste que quelques unes, certaines à moitié cachées par les pots de fleurs.

« La plupart des habitants sont passés à autre chose », explique Rémi Féraud, maire (PS) du 10e arrondissement. Mais il reconnaît des « retours contrastés ».
Un collectif de riverains « Non à la salle de shoot » reste persuadé que la SCMR doit déménager : « nous ne sommes pas idéologues et pas contre le principe d’une salle de shoot, le problème est qu’il ne fallait pas la mettre là », raconte Thierry, un des membres. « Tout ce que nous avions dénoncé avant l’ouverture se produit », poursuit-il.

Le collectif utilise les réseaux sociaux pour présenter ce quotidien devenu « infernal » : photos et vidéos à l’appui, il dénonce les attroupements, bagarres, cris… Pour eux, le nombre de seringues retrouvés dans la rue ou de toxicomanes se piquant entre deux voitures a fortement augmenté depuis le 14 octobre 2016.

60% de seringue en moins

Après six mois d’ouverture, la mairie de Paris a fait les comptes. Selon elle, les seringues retrouvées dans l’espace public ont diminué spectaculairement, de 60%. « Rue de Maubeuge, le décompte [des seringues] s’est élevé à un total de 1 078 seringues sur les six mois ayant précédé l’ouverture, d’avril à septembre 2016. Il n’était plus que de 385 seringues, d’octobre 2016 au 15 mars 2017. » Un suivi de l’expérimentation est également en cours à l’Inserm.

Difficultés déplacées

Une réalité qui n’est pas contestée par les autres acteurs du quartier, mais qui n’est pas nouvelle, rappellent-ils. « Dire que tout va bien serait faux, mais cela n’allait pas avant non plus… », rappelle Elisabeth Carteron, présidente de l’association de quartier Action Barbès, qui soutient le projet depuis l’origine.
« La rue Ambroise-Paré s’est dégradée avant l’ouverture de la SCMR, ajoute-t-elle. Que les gens se sentent en insécurité, la mairie ne l’entend peut-être pas assez. Une jeune femme qui rentre tard et tombe sur un groupe de toxico, même s’ils sont occupés à tout autre chose, cela peut faire peur… »

Les policiers sont cependant présents, assure-t-elle : « Dans le cadre de l’opération “Barbès respire”, depuis le 23 janvier, la police a mis énormément de moyens dans le quartiers, il y a beaucoup plus de passage et la salle est dans le périmètre. »

Pour la mairie, l’association Gaia qui gère la salle et fait des maraudes dans le quartier depuis 10 ans, et Action Barbès, le problème s’est surtout déplacé d’une centaine de mètres. « Avant, les usagers se regroupaient plus près de la gare du Nord », déclare Céline Debaulieu, coordinatrice de la SCMR. Le lieu a été réaménagé et les drogués sont « poussés » vers la salle.

« Il y a une concentration autour de la salle », reconnaît sans problème la coordinatrice. Gaia travaille ainsi avec un autre Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (Caarud) de l’association Aurore Ego pour donner aux usagers plusieurs lieux de rencontres et d’aides dans le quartier et tenter d’éviter les attroupements rue Ambroise-Paré.
« Nos horaires d’ouverture sont désormais les mêmes en semaines, et, d’ici fin juin, cette structure sera aussi ouverte le samedi. Nous espérons rapidement aussi le dimanche. » Le SCMR est en effet la seule structure en Île-de-France à être actuellement ouverte sept jours sur sept.

Renforcer les maraudes

Action Barbès aimerait que les horaires d’ouverture de la salle, actuellement de 13h30 à 20h30, soient élargis. Mais pour Gaia, comme pour la mairie, la priorité est de permettre aux membres de l’association de pouvoir rencontrer les usagers autour de la salle.

« Nous avons repris les maraudes régulières, tous les après-midis, pour échanger avec les usagers, et les commerçants et les riverains, mais nous ne pouvons le faire qu’en semaine, nous n’avons pas assez de personnel le week-end », dit Céline Debaulieu.

Rémi Féraud veut demander au nouveau gouvernement des moyens financiers pour l’association Gaia afin qu’elle puisse recruter des éducateurs qui resteraient dans la rue, aux abords de la salle, pour éviter attroupements et débordements. « La mairie est très attentive aux nuisances, il faut que nous arrivions à les résoudre. Ce n’est pas insurmontable », assure-t-il.

Et pourquoi pas mettre des travailleurs sociaux de la collectivité, en appui du personnel de l’association ? « Il faut des personnels qui connaissent bien les usagers des drogues, des éducateurs très spécialisés. Il faut donc renforcer l’équipe de Gaia », explique-t-il.

Mais même avec des renforts, une seule salle de consommation à moindre risque, dans une région de 12 millions d’habitants, ne sera jamais suffisante. « Il est important de développer rapidement d’autres dispositifs », demande Céline Debaulieu, qui propose notamment la mise en place de salle mobile, « comme en Allemagne, en Espagne ou à Montréal ». Le principe : installer deux postes d’injection dans un camion qui peut se déplacer d’un quartier à un autre, à la rencontre des usagers. « Cela évite de stigmatiser un lieu », conclut-elle.

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